Chapitre 37. Misty dog in love

Chapitre 37. Misty dog in love
Gloria Hagen se redressa précipitamment. Elle avait l'habitude d'être vue en petite tenue, en serviette, en robe de pétasse, en chaussons lapins, mais pas toute nue.
Et surtout, elle n'avait pas l'habitude de forniquer avec sa petite amie dans sa chambre. Surtout si ladite petite amie se trouve être la soeur aînée d'un de ses élèves.
D'un regard, Franziska comprit ce qui n'allait pas, s'enroula dans le drap de soie rouge, et se laissa glisser sous le lit, le tout en un quart de seconde. Gloria bondit dans son jean, le reboutonna en catastrophe. Ne retrouvant ni son T-shirt, ni son soutien gorge, elle dut se contenter d'un débardeur blanc, en espérant qu'on ne verrait pas trop ses seins au travers.
Elle alla ouvrir. Devant elle, Bill, rhabillé à la hâte, mais sur lui, cette même odeur, tenace et persistante, et qui les enveloppait tous les deux, de trop grands élans d'amour comblé...

- Qu'est-ce qu'il y a Bill?
- Oh, je vous dérange en pleine sieste?
- Qu'est-ce qui vous fait dire ça?
- Vous êtes toute décoiffée...
- Euh... Oui, enfin non, je ne faisais pas vraiment la sieste.
- Je vous dérange, je suis désolé, je...
- Bill? Chuuuuuuuut. Restez calme. Tout va bien. Qu'est-ce qu'il y a?


Pauvre Bill, il avait toujours peur de déranger.

- Eh bien, on a un petit souci avec Tom.
- Allons bon.
- En fait, il voulait pas que je vienne vous voir mais je lui ai caressé les cheveux pendant un long moment et maintenant il dort alors je suis venu.
- D'accord. C'est bien. Qu'est-ce qu'il y a?
- Il vaudrait mieux que vous veniez.


Bill alla vers sa chambre, et Gloria Hagen trottinait derrière. Dans la chambre de Bill, Tom était étendu sur le lit, respirait bruyamment... Et était recouvert d'une très grande serviette éponge.

- Vous faites attention Mlle, il est tout nu là dessous.
- Ok. Avant d'être accusée de détournement de mineur, vous m'expliquez?
- Bon, vous voyez ce que c'est, faire l'amour?
- Euh... J'ai une vague idée...
- Nan, mais entre deux garçons!
- Oui, là aussi, j'ai une vague idée. Enfin, elle est assez nette pour tout vous dire.
- Ah bon?
- Ouais, un soir, à l'époque où je partageais mon appart avec Kristian Felmann. Il a pas vu qu'il s'était planté de chambre, j'ai eu droit à un peep- show yaoi gratuit, quand il s'est ramené avec sa conquête de la nuit.
- Bon, bah voilà. Le problème, c'est qu'il saigne.
- Il saigne?
- Oui. De là où on a fait l'amour.
- Oh, vous êtes tout mignon quand vous parlez...
- Ouais, il est peut être tout mignon, mais seulement avec vous, parce que avec moi, il parle d'hémorragie interne!
brailla une voix derrière eux.

Gloria/ Scar Hagen pinça les lèvres pour ne pas rire, pendant que Bill rougissait violemment.

- Oh, tu es réveillé mon amour?
- Bill, bordel. Je t'ai dit que c'était pas grave!
- Oui mais j'ai peur!
couina Bill.

Tom soupira et retomba lourdement sur le dos. *Ptain mais quelle flipette ce mec* pensait-il.
Mlle Hagen reprit la parole.

- Vous savez Bill, ça arrive ce genre de truc. Si vous l'aviez vraiment blessé, il se serait tordu de douleur et se serait enroué à force de crier.
- Vraiment?
- Tandis que là, il a suffit que tu me tripotes les dreads pour que je m'endorme! Tu vois bien que ça va!
- Sauf que t'as taché la serviette!
- Ben oui, je m'en suis servi pour... euh... éponger.


Là dessus Bill ne répondit pas mais regarda Mlle Hagen avec sa petite bouille de chaton perdu de style "mais faites quelque chose enfin!"

- Bon... soupira-t-elle en se pinçant le nez. Tom, pour rassurer Bill, qu'est-ce que vous voulez faire? Que je rappelle le Dr Felmann?

Tom fit une moue de type "mouais, bof, pas grand chose à battre même si ça me fait plus chier qu'autre chose". Sauf que là, c'est Bill qui de nouveau, s'ingénia à faire chier.

- Ah mais non, moi je ne veux pas que ce gros pervers regarde Tom à cet endroit là!
- Eh oh, gros pervers, calmos vous!
- Excusez moi mademoiselle.
- Ouais, fin je dis ça, mais c'est vrai que même s'il connaît bien le problème, c'est pas sûr qu'il arrive à se contrôler. Euh... Vous voulez que je vous amène à l'infirmerie?


Là, c'est au tour de Tom de faire un bond et de regarder Mlle Hagen d'un air outré.

- Quoi, qu'est-ce que j'ai dis encore?
- Vous parlez bien d'aller à l'infirmerie, de me déshabiller et de montrer mes parties intimes voire plus si affinités, à l'autre vieille vache?
- Oarf, elle est pas si méchante que ça...
- N'empêche que pas question.


Tom croisa les bras et se mit à bouder.

- En plus elle me rappelle la salope qui m'avait forcé à bouffer à St Andrews, et qui m'avait pratiquement dézingué la mâchoire et l'oesophage. Alors non.

Mlle Hagen se passa la main sur le visage. Quelle fatigue... Elles les aimaient, mais nom de Dieu, qu'ils étaient casse- couilles.

- Bah du coup, il reste plus que vous dit Bill, sans rire, en la regardant avec des yeux de Bambi.

- Comment ça, "que moi"?
- Oh, s'il vous plaît, faites le pour nous, Tom ne veut pas aller à l'infirmerie et moi je suis mort de peur!


çA se voyait, qu'il avait peur. Il tremblait de tous ses membres, de temps en temps il avait des hauts le coeur, et en prime, il transpirait. Et comme Gloria Hagen le connaissait bien, elle savait que c'était le prélude à une grosse crise de nerfs, particulièrement dévastatrice. La dernière l'avait cloué au lit pendant une semaine, autant éviter de reprendre les mêmes habitudes que l'année précédente. Elle soupira, le força à s'asseoir, et alla rejoindre Tom.

- Tom, vous voulez bien que je regarde?
- Euh... Oui. Avec vous, je veux bien.
- Vous faites chier quand même les garçons. Je suis prof de maths, moi!
- Oh ne soyez pas si modeste... Vous savez bien que vous êtes beaucoup plus que ça!


Gloria regarda Bill d'un air blasé, puis aida Tom à se relever et l'emmena dans la petite salle de bain. Elle s'y enferma avec lui, Bill resta dans la chambre, de toute façon, il n'y avait plus de place.
Tom avait enroulé sa serviette autour de ses hanches. Lui et Mlle Hagen se regardaient d'un air gêné.

- ça va aller, Tom?
- Oui... Et puis depuis ce qui s'est passé ce matin, ce qu'on va faire maintenant ce n'est pas grand chose.
- Pourquoi vous dites ça?
demanda-t-elle en attrapant la paire de gants en latex tout fin qu'il y avait dans chaque armoire, et le tube de lubrifiant qu'elle avait replacé dans leur armoire mais que Bill n'avait pas vue.

- Gustav et Georg m'ont raconté que je vous avais traitée de euh... salope.
- Oui. Ah on peut dire que c'était bien rock 'n roll ce matin. En même temps, juste après, vous avez dit que même si j'étais une salope, vous m'aimiez.
- Hé, c'est quoi ce truc?
- çA? ben c'est du lubrifiant, cette blague!
- Ah, ben si on avait su...
- Je l'ai mis après le déjeuner... Ah mais merde, j'ai oublié de vous le dire avant d'aller courir. Mais quelle conne.
- Oh, vous blâmez pas... C'est pas grave.


Gloria Hagen avait fini d'enfiler la paire de gants et de se mettre du lubrifiant sur l'index. Tom commençait à flipper un peu.

- Le plus simple, c'est que vous vous penchiez en avant, en écartant un peu les jambes, et en vous appuyant au lavabo. Je vais faire ça le plus vite possible.
Tom s'exécuta.

Quelques secondes plus tard, Gloria sortait de la salle de bains en retirant ses gants. Bill, pour préserver l'intimité de Tom, était allé faire un tout, enfin, plus exactement, il était allé taper la causette avec les deux G, qui venaient à peine de se réveiller, à poil et enlacés sur le parquet de leur chambre, ils s'étaient endormis comme des masses après leur câlin et ils avaient à peine remis leur pantalon lorsque Bill frappa à la porte.
Gloria rentra dans sa chambre. Franziska était partie. Elle avait remporté ses affaires, les draps de soie rouge, tout, sauf son parfum qui régnait encore en maître dans la pièce. Il y avait une feuille de papier sur le lit.

Gloria,
Je ne peux pas rester plus longtemps, j'ai promis à mes parents de dîner avec eux
S'il te plaît, ne dis pas à Gustav que nous sortons ensemble.
Ne m'en veux pas d'avoir pleuré.
Je t'expliquerai un jour, si j'en ai le courage.
Gloria,
la seule chose dont je voudrais que tu te souviennes,
c'est ce qui nous pousse à être ensemble,
toi et moi

Gloria laissa tomber le mot. Franziska avait l'habitude des élans littéraires passionnés, mais là, il y avait comme une tristesse, une désespérance...
Si Gloria n'avait rien eu d'autre à faire, elle aurait écouté des chansons tristes jusqu'à ce qu'elle se mette à pleurer et que son chagrin parte de lui-même, mais là, elle se ressaisit, fonça dans sa salle de bain, attrapa une serviette hygiénique, et rejoignit Tom dans sa chambre.
Il était resté comme un con, les mains croisées dans le dos, à éviter son reflet dans le miroir.

- Vous vous êtes lavé, Tom?

Mais un rapide coup d'oeil sur ses cuisses lui prouva qu'il ne l'avait pas fait.

- Qu'est-ce qui vous arrive, Tom?
- Ben, je sais pas... Je me sens bizarre. Un peu triste, mais je sais pas pourquoi.
- Vous avez une crise de cafard?
- On dirait bien.
- Bon, laissez vous faire.


Elle le prit doucement par la main, et le fit entrer dans la cabine de douche. Elle prit un gant de toilettes, l'imbiba d'eau chaude, déposa un peu de gel douche, et entreprit de le nettoyer tout doucement, seulement aux endroits où le sang avait coulé, comme un gros bébé. Elle le fit sortir de la cabine, toujours en le prenant par la main, le sécha. Puis elle se retourna pour coller la protection à l'intérieur du boxer.

- Moi qui pensais ne plus avoir à faire ça en quittant le pensionnat de filles où j'étais...

Tom eut un petit rire, et enfila le boxer qu'elle lui tendait.

- C'est bizarre, ça me donne l'impression de porter une couche pour bébé. dit-il avec un petit rire.
- Ouais, ben je vais pas vous plaindre hein. Vous, vous en avez pour deux heures à tout casser, moi, c'est comme ça cinq ou six jours par mois!

Tom, brusquement se souvint de la matinée qu'ils avaient passés, tous, de l'agression de Bill, de sa tristesse à lui avant qu'il ne s'endorme, de son passé d'orphelin, tous les mauvais souvenirs lui revinrent, il se sentit mal, tout à coup, Mlle Hagen le vit au bord des larmes.

- Tom? Mais qu'est-ce qu'il y a?

*Il y a que je me rends compte d'à quel point j'ai toujours haï ma vie, je me sens mal, pourquoi Bill m'aime alors que personne ne m'a jamais aimé, et s'il finit par faire comme mes parents et m'abandonner, et si je n'étais rien, et si je ne comptais pour personne, alors pourquoi je n'ai jamais eu le courage de mourir* il pensait à tout ça en même temps, et brusquement, il parla, mais c'était presque son inconscient qui parlait pour lui...

- Je suis désolé de vous avoir confondue avec ma mère...

Et il éclata en sanglots. Mlle Hagen le prit dans ses bras, elle ne pouvait rien faire d'autre, elle attendit patiemment que ça passe.
Lorsque Tom fut plus calme, elle l'aida à se rhabiller, et lui conseilla fortement de rejoindre Bill.

- Je suis désolé mademoiselle. Je sais pas ce qui m'a pris.
- Mais ça arrive, voyons. C'est normal.
- Hier soir, ça m'a fait ça, un peu. Bill m'a dit que c'était le contre coup, parce que comme c'était notre première fois...
- Là aussi, c'est le contre coup, vous savez?
- Si à chaque fois qu'on fait l'amour j'ai une crise de larmes, on a pas fini...
- Non, mais c'est normal d'être un peu triste, après un orgasme. Comme c'est tout nouveau pour vous, vous avez un peu de mal à gérer. Mais vous allez vous y faire. Et puis, les fumiers qui ont agressé Bill ne sont plus là.
- Vous croyez que c'est pour ça que j'ai une crise de cafard?
- Mais bien sûr! Inconsciemment, vous avez enregistré "faire l'amour/ Bill blessé". Le temps de vous mettre dans la tête que le cauchemar est fini, et ça ira! Et puis, vous n'avez pas vécu des choses très marrantes, avant de venir ici, je me trompe?
- Non.
- Vous n'en avez jamais parlé?
- Jamais.
- Mais vous faites des cauchemars toutes les nuits?
- Moins depuis que je suis avec Bill.
- Mais vous en faites quand même?
- Oui.
- Vous savez, je pense sincèrement que pleurer, c'est la seule façon que votre corps a trouvée pour vous dire qu'il en a marre de tout ça.


Tom ne répondit pas mais réfléchit profondément. Il lui promit de ne plus culpabiliser quand il pleurait, et ils sortirent tous les deux dans le couloir.
Couloir dans lequel il y avait Bill, les deux G, et Friedrich.
Bill se rua vers Tom, lui sauta au cou et l'embrassa à pleine bouche. Tom en profita au maximum, après leur baiser il alla fourrer sa tête dans le cou de Bill et le serra très fort contre lui, à l'étouffer, de son côté Bill faisait pareil.
Est-ce qu'il y avait besoin de se parler pour se dire qu'ils n'étaient plus rien, désormais, l'un sans l'autre?

Friedrich était allé se planter devant la fenêtre, au bout du couloir, il avait entendu qu'on avait jeté des cailloux contre la vitre, et poussa un cri de stupeur. Les autres se retournèrent.

- Oh putain le truc de psychopathe! Les gars, mademoiselle, venez voir!

Ils se ruèrent tous vers la fenêtre, et regardèrent. Dans la cour, quelqu'un avait entassé des branchages et dessiné des lettres avec, avant d'y mettre le feu.
Et ses lettres, formaient le prénom de Gloria.
Mlle Hagen devint toute blanche, mais comme les garçons ne lui connaissaient que "Scar" ou "Mlle Hagen", ils n'y prirent pas garde.

Gustav: Moi je vous préviens. Si demain on retrouve du sang aux angles de l'immeuble et une chouette clouée sur la porte, ça présagera rien de bon.
Georg: Meuh c'est des conneries le vaudou...
Friedrich: Nan par contre on va tous finir découpés en morceaux dans des sacs poubelles.
Bill: Ah bon, pourquoi?
Friedrich: J'ai vu un serial killer faire ça dans un film d'horreur.
Tom: Bah les films d'horreur, c'est encore plus con que le vaudou. Et encore moins crédible.
Bill: Ben, comme toutes les religions hein.
Gustav: Héééééé!
Bill: Quoi?
Gustav: Oh non, rien. Un vieux réflexe.
Georg: Bon, mais pourquoi Gloria?
Friedrich: Ouais, pis qui s'appelle encore Gloria de nos jours?
Mlle Hagen: Ben je sais pas... Celles qui ont eu une mère qui a écouté Gloria des Doors toute leur grossesse?

Les garçons se retournèrent. A part Friedrich, qui était mort de honte, ils lui souriaient gentiment.

Georg: C'est vous, Gloria?
Mlle Hagen: Ben, en tout cas, c'est mon prénom. Après, de là à dire que ce truc est pour moi...
Bill: Boah, c'est plutôt flatteur. En plus celui qui a fait ça a une jolie écriture.
Mlle Hagen: Ouais. En attendant, je vais lui éteindre sa calligraphie, à l'autre. Parce que d'ici à ce que je me fasse sonner les cloches par le directeur, moi, hein...

Et elle partit. Friedrich, pour se faire pardonner, la suivit d'un bond et lui proposa son aide.

Gustav: Dites, je sais pas vous, mais il serait temps qu'on aille bouffer non?
Georg: Pas con!
Bill et Tom acquiescèrent, et ils se dirigèrent vers le réfectoire.
Dans les escaliers, Bill souffla discrètement à Tom:

- Tu vas mieux?
- Oui. Impeccable.
- Dans ce cas, j'aimerais bien qu'on retourne sur le toit...
- Y a pas de problèmes.


Ils laissèrent prendre un peu d'avance aux deux G's pour pouvoir s'embrasser tranquillement. Ils avaient leur petit rituel bien à eux, Tom prenait le visage de Bill dans ses mains et enfonçait ses doigts dans ses cheveux, pendant que Bill lui plaquait les mains sur les fesses, à travers le tissu du baggy.


Dis toi que je suis une fille...


___________________________________________________
Et voilà! Chose promise, chose due!
Je voulais encore écrire, mais ça aurait fait trop long, et j'aurais fini à minuit. Mais on peut dire qu'en ce moment, je fourmille.
Vous vous sentez encore capable de mettre 100 comms ici?
Jvous kiffe grave, vous toutes sans exceptions.

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 14:57

Modifié le samedi 09 mai 2009 08:30

Chapitre 38. Call me any name you like, I will never deny it

Chapitre 38. Call me any name you like, I will never deny it
POV Bill
Nos lèvres se séparent, il me sourit...
Quelle journée nous avons vécue...
La baise, le sang, la haine, l'amour, la mort... La peur.
Je passe encore la main dans mes cheveux, pour toucher la plaie qu'ils m'ont faite, mais je ne sens plus rien. Tom me regarde avec des yeux inquiets.

Moi: C'est bon, je n'ai plus mal!
Tom: Sûr?
Moi: Oui, t'inquiète pas. Et toi? Tu saignes encore?

Il rougit, gêné. Ouh que c'est mignon.

Tom: Un peu. Elle m'a dit que c'était pas grave. Mais elle m'a mis une...

Et là il se penche pour me parler à l'oreille: Une protection pour fille.

Je hoche la tête d'un air entendu, je ne me moque pas, j'ai honte en plus, c'est à cause de moi qu'il saigne. Pauvre chat.
Mlle Hagen est en train de passer un coup de balai avec Friedrich sur les cendres mouillées, putain le flip, qui a pu écrire son nom avec du bois et y foutre le feu?
çA y est, on rejoint Gustav et Georg, Tom me tient par les hanches et moi je mets ma main dans sa poche arière de baggy, j'aime ses fesses, personne ne les voit à cause de ses pantalons, mais il a un cul magnifique.
Houla, les deux G's n'ont pas l'air contents.

Gustav: ça va? On vous emmerde pas trop? Sinon vous dites hein?
Moi: Quoi?
Georg: Vous vous rendez compte que vous avez mis plus de cinq minutes à descendre cet escalier?
Moi: Et alors, on a pas l'intention de s'inscrire au Guiness book...
Tom: Enfin si, mais dans une autre catégorie...
Moi: Rooooooh que tu es con, tiens.
Georg: çA vous ferait mal au cul qu'on y aille, MAINTENANT?
Tom: Eh, du calme papy, pense à ton coeur, c'est pas bon de t'énerver! Qui pis est pour des conneries...

Georg soupire, avant de bondir sur Tom, ça y est, ils commencent, avec Gustav on adore ça, on se serre l'un contre l'autre et on regarde nos mecs se battre, c'est encore mieux que Guignol. Les autres mecs passent devant en soupirant genre "regardez moi ces débiles, vraiment rien d'autre à foutre", mais ces mecs là, nous quatre on les emmerde bien profond.
Avec Gustav, on fait des commentaires à la con pendant qu'ils se battent, on intervient pas, de toute façon ça reste un jeu, ils savent quand s'arrêter, donc on en profite, on se régale du spectacle, et de nos conneries.

Moi: Le tirage de dreads de Georg n'était pas très fair-play!
Gustav: Oui, parce que Tom qui pince le téton de Georg pour le faire lâcher prise, ça, c'est "sport"!
Moi: D'ailleurs il fait un drôle de bruit quand on lui pince le téton, on dirait qu'il couine
Gustav: C'est pas "on dirait", il couine! A chaque fois!
Moi: Soooooo sex! Mais euh... C'est pas chiant?
Gustav: Nan, c'est mignon! M'enfin je lui pince pas les tétons vingt fois d'affilée non plus.
Moi: Encore heureux! T'imagine? Il aurait le téton bleu après!

On étouffe un fou rire, pendant que Georg, qui semble avoir le dessus, enserre de ses bras la taille de Tom et le soulève, en serrant comme une brute. Il fait ça très souvent, sauf que là, Tom ne réagit pas du tout de la même manière. Il hurle de douleur.
Georg devient tout blanc et le dépose, seulement Tom ne tient plus de bout et s'effondre, seulement Georg le rattrappe et l'étend tout doucement sur le sol de la cour.
Gustav et moi on se précipite, je tombe à genoux à côté de Tom, j'ai peur tout à coup, très peur, et Tom qui se recroqueville en se tenant le bas ventre...

Moi: Tom? Qu'est-ce que tu as?

Il ne répond pas, il gémit faiblement, et il se tasse un peu plus sur lui même, couché sur le côté.
Je ne sais pas du tout que faire, je panique complet, je sens que je tremble, j'ai froid, mon sang refflue vers mes ventricules, je claque des dents...
Heureusement que Gustav et Georg ont plus de présence d'esprit que moi.
Georg veut empêcher Tom de se replier comme ça sur lui-même, il appuie sur les épaules de Tom pour le mettre sur le dos et nous fait un signe à Gustav et à moi pour qu'on déplie ses jambes.

Tom: Non... Laissez moi...

Quand il gémis comme ça, j'arrête tout, je ne veux pas le faire souffrir davantage, même si c'est pour l'aider je ne peux pas.

Georg: Etends toi sur le dos.
Tom: Je ne peux pas, ça fait trop mal.
Georg: ça ferait encore plus mal si tu ne fais pas ce que je te dis! Allez!

Georg ne lui laisse pas le temps de réfléchir, avec Gustav ils le mettent dans la position voulue, sans faire attention à ses cris de douleur.
Moi, je suis au bord de la syncope. Je suis à genoux à côté de Tom, ma vue se brouille et...
CLAC!
Je sens un choc violent à la joue. C'est comme si j'ouvrais de nouveau les yeux, en face de moi, il y a Georg, à genoux lui aussi, la main levée.

Georg: Bill? T'es avec nous?

Je porte la main à ma joue, c'est chaud, Tom traite Georg de tous les noms, il a l'air furieux.

Moi: Euh... Oui...
Georg: Désolé de t'avoir giflé, mais on a besoin de toi, là. Tiens les bras de Tom, s'il te plaît!
Tom: Tu refais ça et jte tue!
Georg: Arrête de gueuler, tu t'essouffles.
Bill: C'est pas grave, Tom, il vallait mieux ça que de m'évanouir.

Je me penche, et je maintiens les bras de Tom le long de son corps. Gustav, lui, appuie sur ses cuisses pour le maintenir immobile.

Georg: Bon, Tom, qu'est-ce qui c'est passé? J'ai appuyé trop fort?
Tom: Je sais pas... Tout à coup ça m'a... déchiré le ventre...
Moi: C'est de ma faute... C'est à cause de tout à l'heure, quand on...
Tom: Bill... Ta gueule...
Gustav: J'ai déjà vu des trucs comme ça en sport, ça va passer, seulement il ne faut surtout pas se recroqueviller

Georg soulève le T-shirt extra large de Tom, nan mais ho, où il se croit lui? Je dois avoir l'air très en colère parce que malgré la douleur ça arrache un sourire à Tom.
Il fait nuit mais les réverbères de la cour éclaire puissance mille, on regarde le ventre de Tom, il y a des espèces de taches rougeâtres, mais pas de bleu ni rien. Georg à l'air rassuré.
Il pose sa main sur le ventre de Tom.
Je répète, non mais ho, il se croit où, lui?

On entend Gustav ricaner.
Gustav: Georg, si tu tiens à la vie, enlève ta main.
Georg: Ah bon, pourquoi?

Et là, il me regarde, je dois pas avoir l'air très câlin. Tom se marre. La douleur lui arrache des larmes, mais il se fout de ma gueule quand même. Georg sourit.

Georg: Ok, on échange. JE lui tiens les bras et toi Bill, tu lui mets la main sur le ventre

On le fait mais le souci c'est que je ne sais pas du tout ce que je dois faire, et surtout, dès que ma main se pose sur son ventre, je réagis violemment, et merde, couché Armaggedon, couché!

Moi: Mmmh Euh... Bon, je fais quoi maintenant?
Georg: Toi Bill, tu laisses ta main où elle est . Tom, tu vas inspirer profondément, mais en même temps, tu vas gonfler le ventre de façon à repousser la main de Bill, d'accord?

Tom hoche la tête, et il essaie. Il essaie, mais ses muscles sont trop crispés, il ne me repousse pas beaucoup et surtout ça lui fait trop mal.

Georg: Tom, tu continues.
Tom: Je ne... peux pas... c'est trop... douloureux...

Ni une ni deux, Georg envoie une gifle monumentale à Tom. Je suis outré.
Tom le regarde, terrifié.

Georg: Tu fais ce que je te dis ou je te partage la tête! Je te jure que je le fais.

Pour faire bonne mesure il regarde Tom comme un serial killer, et il lève encore la main, menaçant. Si la gifle qu'il a reçue est comme celle qu'il m'a donnée tout à l'heure, Tom ne doit pas avoir envie qu'il recommence.
Je sens que Tom fait un deuxième essai, il gonfle le ventre en inspirant, il repousse ma main avec son ventre, mais des larmes lui roulent sur les tempes et tout son visage se crispe.

Georg: C'est pas assez, recommence!

Il a vraiment décidé de se la jouer Père Fouettard ce soir, où est passé son côté gros nounours?
Tom pleure maintenant sans discontinuer, mais il s'applique à respirer comme le lui a ordonné Georg, et c'est vrai que de minute en minute, je sens ses muscles se détendre, il gémit de moins en moins fort. Et puis, au bout d'un moment...

Tom: Je... Je n'ai plus mal!

Je saute en l'air et je lui lâche les bras, et c'est vrai que ça va mieux, la preuve, quand on le lâche il n'a plus le réflexe de se croiser les bras sur le ventre et de se rouler en boule...
Gustav lui lâche les jambes et Georg rabat son T-shirt.

Moi: Par contre Georg, tu lui redonnes une gifle et je te tue!
Georg: Je sais. Je peux vivre avec cette idée.

Pffffff grand con va. Tom a un sourire idiot sur les lèvres, genre "j'ai plus mal, les cerisiers sont blancs, les oiseaux sont contents, te revoilà printemps", on l'aide à se redresser, il tient debout, il éclate de rire!

Tom: Putain, ça fait du bien de plus avoir mal!
Georg: Qu'est-ce qu'on dit?
Tom: Merciiiiiiiiiii papyyyyyyyyyyyyyyyy !!!!!!!!
Georg: Ouais, bon, on va prendre ça comme un compliment...

On se met en route vers le réfectoire.

Gustav: Georg, tu sais que t'es trop sexy quand tu joues les Docteur Quinn?
Georg: Pardon? Tu veux que je t'épile les parties prénatales au grille- pain?
Gustav: Mais euh, qu'est-ce que j'ai dis! Toutes les filles le trouve sexy le Docteur Quinn!
Tom: On parle bien de la série du XVIII° siècle avec la gourdasse en jupon, qui recoud les entailles au crin de cheval et qui fait tomber la fièvre avec des sangsues?
Moi: On dit, "la série dont l'action se passe au XVIII° siècle"
Tom: Quoi?
Moi: Bah oui, tu dis, "la série du XVIII° siècle". Mais c'est l'action qui est du XVIII°. La série, elle a été tournée dans les années 80, parce qu'au XVIII° siècle, ils avaient pas la télé.
Tom: Bill?
Moi: Oui mon chou?
Tom: Ta gueule!
Gustav: Oui mais non, c'est pas de ça que je parle. Moi je parle de la série qui se passe à l'hosto, au XXI° siècle, aujourd'hui quoi, avec cet acteur que tout le monde trouve sexy!
Tom: Ah, George Clooney?
Gustav: Voilàààààààà !!!!!
Georg: Oui ben George Clooney c'est pas Docteur Quinn, c'est dans Urgences qu'il joue.
Gustav: Ah bon?
Georg: Le Docteur Quinn, c'est une femme.
Gustav: Ah merde...
Georg: Nan mais si tu pensais George Clooney, ça va.
Tom: Le drame, c'est qu'il est vraiment la seule personne au monde à penser ça...
Georg: Toi jt'e merde.

En fait, si je ne parle plus, c'est que je ris seul comme un con alors que les autres gardent leur sérieux, mais c'est plus fort que moi. Je ris à m'étouffer.
On rentre enfin dans le réfectoire, mais ce qu'il y a a bouffé est tellement déprimant que je préfère ne pas en parler.

Ellipse de quelques minutes

On remonte vers le dortoir en braillant comme des ânes, à dire des conneries. Je me sens bien, j'ai la pêche. Je fous des coups de pieds mentalement à tout ce qui m'emmerde, je suis plus fort que tu ne le crois,

Farewell Angelina
The bells of the crown
Are being stolen by bandits
I must follow the sound
The triangle tingles
And the trumpet play slow
Farewell Angelina
The sky is on fire
And I must go.


Les trois autres se retournent vers moi. Surpris, souriants. Ah oui, c'est vrai, je ne chante pas, d'habitude. Là, j'ai envie de faire le con un peu. J'aime bien.
Je pose ma main sur l'épaule de Tom, et je prends l'air le plus mélodramatique que je peux:

- There's no need for anger,/ There's no need for blame/ There's nothing to prove/ Everything still the same...
Tom: Bah Bill? Qu'est-ce qu'il te prend?
Moi: J'sais pas. J'avais juste envie de chanter ça.
Gustav: T'as une belle voix.
Georg: Clair.
Moi: Mais non. Je sais juste deux trois trucs comme ça. C'est tout.

Je n'avais pas vu que Mlle Hagen traversait le couloir à ce moment précis. Elle a un énorme sourire et me fait le salut sataniste.

Mlle Hagen: Et plus mille pour la super référence musicale, Bill!

J'éclate de rire, et elle repart vers sa destinée, à savoir sa chambre.
Georg profite qu'il est plus grand que Gustav pour passer ses bras autour des épaules de Gustav et coller sa joue à la sienne.
Moi aussi, j'ai besoin d'un câlin. Tom me donne le bras, on dirait deux adolescentes qui partent en balade.
On se regarde d'un air entendu.
On se dit bonne nuit, et chacun dans sa piaule.
Enfin, plus exactement, Tom et moi dans ma chambre, et Georg et Gustav dans la chambre de Gustav.

Je me vautre à plat ventre sur mon lit, pendant que Tom va dans la salle de bain.

Moi: Tom?
Tom: Mmmh?
Moi: Même si on a été interrompu, je veux absolument que tu me joues de la guitare!
Tom: Hon- hon.
Moi: On ne va pas se laisser peturber par ces connards. D'ailleurs, ils ont bien payé!
Tom: Mmmpfglllplllblllllll

Ok, trop sympa la conversation. J'savais pas que Tom savait parler le phacochère.
Je me dirige donc dans la salle de bains, pour savoir ce qu'il branle et comme ce n'est pas moi, je suis très énervé

Moi: Bon, qu'est-ce que tu fous?

Il se retourne, et là, la vision top glamour: Tom qui me regarde avec de grands yeux ahuris, du dentifrice partout et sa brosse à dents dans la bouche.
Il essaie de me parler, mais il peut pas, donc il se retourne pour cracher dans le lavabo.

Tom: Qu'est-ce qu'il y a?
Moi: Rien, je me demandais juste ce que tu faisais.

Il se rince la bouche avant de me répondre et il crache de nouveau, top glamour je vous dis!

Tom: Bah tu vois, je prends de l'avance. Et puis je veux sentir bon le frais quand tu m'embrasseras...
Moi: Tu trouves pas qu'on en a assez fait pour aujourd'hui?

Il me regarde sans comprendre. Vilain Bill, c'est pas beau la torture psychologique...

Moi:Je pense sincèrement qu'on devrait s'abstenir ce soir.
Tom: Tu plaisantes, là?
Moi: Tu sais que la désespérance et la frustration ça te rend sexy?

Tom a compris que je déconnais, il se rapproche de moi, son souffle frais et mentholé me caresse la gorge.

Tom: Tu sais que j'ai envie de t'étrangler pour voir si ça te fais bander plus fort?

Je me colle à lui, plaque mon entre deux contre sa jambe pour qu'il voit dans quel état je suis.

Moi: ça, ça m'étonnerait, parce que tu vois mon amour, je ne saurais être plus fort que maintenant...

Il passe sa main par derrière et la glisse entre mes cuisses, il me soulève légèrement, il m'arrache un cri et je suis obligé de me tenir à ses épaules pour ne pas m'effondrer.
Il en rajoute, petit coup de langue sexy sur les lèvres, Seigneur Jésus, si vous m'entendez, faites que je n'éjacule pas dans mon jean comme un vulgaire puceau...

Tom: Je vois que son Altesse est en effet très en forme...

Raaaaaaaa s'il flatte mon ego en plus, je sais pas où on va aller mais très loin en tout cas.

Moi: Pourquoi "son Altesse"?
Tom: Mais voyons... N'est-ce pas ainsi que doit parler un esclave?

Ses mots, sa voix, son souffle près de mon oreille... Je ne peux plus attendre...
Il enlève son bandeau et libère ses dreads, elles lui tombent sur les épaules, elles m'excitent... Mais comment il fait pour garder son calme?
Une petite caresse sur son entrejambe m'informe qu'il a perdu son calme il y a très, très longtemps.

Moi: On y va?
Tom: Je suis prêt.
Moi: Sur le toit?
Tom: Sur le toit

Ni une, ni deux, on vérifie vaguement qu'il n'y a personne, mais non, couloir désert, chambres silencieuses, ah non, couinements chez Gustav, pas important, les escaliers, la trappe de secours, l'échelle, ça y est, on est sur le toit!

Quelle belle nuit d'automne. Il fait encore très bon, ciel sans nuage, plein d'étoiles, et la plus belle est en train d'enlever son T-shirt extra large...

Il vient m'embrasser, à pleine bouche, puis il m'enlève mon T-shirt. On s'embrasse de nouveau, et pendant que je lui caresse les épaules et le dos, lui, il s'active sur ma braguette.
Nos lèvres se séparent.
- Bill, tu veux bien rester debout?

Je suis surtout hors d'état de lui refuser quoi que ce soit. Il descend, se met à genoux devant moi, baisse mon jean slim, mon boxer, libère ma virilité, très en forme.
Il n'aura pas besoin de beaucoup pour me faire venir.
Néanmoins il s'applique, il commence tout doucement, il me caresse les fesses en même temps, puis il augmente le mouvement de va et vient, je tiens le plus longtemps possible, mais...

- AAAAAAAAAAAHHHHHHHH TOOOOOOOOOM !!!!!!!!!!

Ce que j'avais pas prévu, c'est que j'avais pris ses dreads à pleine mains, et que dans l'allégresse...

Tom: Aïeuh!
Moi: Oh pardon, je suis désolé...
Tom: C'est pas grave.

Il me sourit, c'est rare d'avoir quelqu'un près de soi qui puisse tout vous pardonner, absolument tout, je l'aime trop, je l'embrasse langoureusement.
Je le repousse vers l'arrière, le fais s'étendre sur le ventre, et me met à califourchon sur ses cuisses. En me soulevant un peu, parce que je veux déboucler sa ceinture, baisser son pantalon, son boxer.
Le but de tout ça, c'est de lui rendre la pareille.
Sauf que lui, ce n'est pas ça du tout qu'il veut. Il tire de sa poche un tube, avant que je ne descende son jean trop bas, et me le tend.
Le temps que je regarde le tube et que je lise "lubrifiant" sur l'étiquette, il s'est retourné, et mis à quatre pattes, avec le baggy en tire bouchon au niveau des genoux.

Moi: Euh... Tom?
Tom: Ne me dis pas que tu ne rebandes pas dès maintenant, je ne te croirais pas!
Moi: Euh non non, moi ça va, pleine forme, mais...
Tom: S'il te plaît... Prends moi...

Je ne peux pas résister à ça, j'ai peur de le blesser encore, qu'il saigne, mais je ne peux pas résister à ça, à cette voix, à cette demande...
Je le caresse doucement, pour le détendre, pour le rassurer. Je répands le lubrifiant, partout, sur lui, sur mon sexe, mes doigts...
J'introduis mon index. Il sursaute. Léger mouvement de va et vient...
Il gémit, soupire, mais il n'a pas mal. Je glisse mon autre main sous son ventre, et le caresse doucement.
Un deuxième.
Il s'agite de plus en plus, moi même, je frétille terriblement.
Allez, un troisième.
Il a un tout petit sursaut, mais il ne peut s'empêcher de commencer un mouvement de va et vient, il veut jouir, il ne veut pas attendre plus longtemps, il ne me dit rien à part gémir mon nom, il ne me dit rien mais je le sais, c'est comme si nous étions connecté...
Je me place, et le pénètre. Tout doucement. Je suis un diamantaire de chez Tiffany, et je transperce une pierre précieuse, très précieuse...

Tom: AAAAh !!!!
Moi: ça va?
Tom: Oh oui... Continue...

Je continue de m'enfoncer en lui, il est si doux à l'intérieur, si étroit, si chaud...
J'ai dû atteindre sa prostate, parce qu'il pousse un cri de jouissance, comme s'il avait atteint le 7° ciel, mais ne t'inquiète pas mon amour, je vais t'amener beaucoup plus loin...
Nous nous balançons d'avant en arrière au même rythme, nous jouissons de plus en plus fort, jusqu'à ce que nos deux cris d'extase déchirent brutalement l'air de la nuit...

Et si ce jour doit être le dernier
Ne le dis pas
Pas encore


____________________________________________
Coucou mes lectrices d'amour!
Ouah, je pensais pas que j'arriverais à vous mettre une suite avant le week end! Ok, on est vendredi depuis dx minutes, et alors, moi le week end ça commence ce soir à 19 heures!
Ouais, vous vous en foutez, je sais.
Petite explication: la chanson que chante Bill dans ma fic, c'est Farewell Angelina. L'auteur, c'est Bob Dylan, mais si vous voulez entendre quelque chose de beau et d'émouvant, allez écouter la version qu'en a faites Joan Baez.
C'est de cette chanson qu'est tiré le titre du chapitre, et qui signifie, en substance: "donne moi le nom que tu veux, je ne le renierai jamais"
Pourquoi dans ma fic Bill est il un gros fan de Bob Dylan, ça, même moi je ne le sais pas.
Je peux encore avoir 100 comms ici?
Je sais que vous pouvez le faire!

____________________________________________


Edit: J'avais encore des trucs à dire sur ce chapitre!






Dans la chambre de Mlle Hagen
-Et plus mille pour la super référence musicale, Bill!
Mlle Hagen a crié ça, et puis tout de suite après, elle est rentrée dans sa chambre. Dans la cour, avec un tuyau d'arrosage, elle a éteint les lettres en branchages qui formaient son nom, ces lettres enflammées, et puis elle a balayé les cendres mouillées avec l'aide de Friedrich, qui s'est aussi lamentablement excusé d'avoir fait comprendre qu'il trouvait son prénom ringard.
Gloria Hagen sourit et dit que c'est pas grave. En réalité elle s'en fout, son nom c'est peut-être Gloria et elle l'aime parce que c'est sa maman qui le lui a donné, mais elle a un surnom super et qui lui va tellement mieux, et c'est Scar.
Tout le mal- être adolescent cristallisé dans des plaies ouvertes à la lame de rasoir, plaies qu'on cache et dont on souffre en silence, cicatrices qui mutilent ce que vous avez de plus beau, qui vous abîme, "tu as de belles jambes... OH MON DIEU mais c'est quoi ces longues stries rouges de sang coagulés? ET TU AS LES MEMES SUR LE VENTRE?"
çA? Mais ce n'est que l'expression de seize ans de misères...
Et puis avec le temps ça s'arrête, on fait moins joujou avec la mort, marcher en sentant les gouttes de son propre sang imbiber son jean, puis former de grosses tâches suspectes pour les gens qu'on croise, n'est plus aussi amusant, les blessures se ferment, les cicatrices passent de rouge sang à rose pâle, et puis blanchissent de plus en plus jusqu'à ne plus se voir, et il ne reste que votre âme soeur à toujours se souvenir, et qui refuse d'oublier qu'il a failli vous perdre, et qui vous appelle Scar...

Lors même que Scar- Gloria pénétra dans la chambre, elle en eut le souffle coupé. Il faisait nuit, mais la chambre était éclairée par deux candélabres, de part et d'autre du lit, tous les deux chargés de six énormes bougies jaunes. Le petit lit était recouvert de velours noir, et un parfum encore plus étrange flottait dans la pièce.
Contrairement à quelques heures plus tôt, Franziska n'était pas sur le lit. C'était presque comme si elle n'était pas là.
Gloria regardait tout cela, interloquée, on se serait cru dans un vieux films romantique, lorsqu'elle sentit un souffle derrière elle et la caresse d'un foulard de soie sur ses yeux. Elle était si troublée qu'elle se laissa faire lorsque le foulard fut noué sur sa nuque et qu'elle ne vit plus rien.

- Laisse toi faire... souffla une voix, très basse, à son oreille, tellement basse qu'elle ne la reconnut pas. Elle pensa que c'était Franziska.
Une main joua un moment avec ses anglaises, avant de la caresser plus précisément, de se glisser dans et sous son débardeur. Lorsque la main se posa sur ses seins et commença de les pétrir doucement, elle se crut obligée de parler:

- C'est tout à l'heure, tu sais... Après qu'on ait fait l'amour, je me suis rhabillée en catastrophe, et je n'ai pas retrouvé mon soutien- gorge...
- Pas grave...


*Bon sang, mais pourquoi elle parle aussi bas? Ah, peut-être à cause de son frère...*
De toute façon, Gloria n'était plus en état de réfléchir. Doucement, elle sentit qu'on lui retirait son débardeur. Elle était maintenant à moitié nue. L'autre la prit par le bras, la guida tout doucement vers le lit, et l'aida à s'allonger. Le frottement du velours contre sa peau nue la fit soupirer.
Elle sentit aussi la caresse de longs cheveux contre son ventre, et aussi un baiser... Son ventre se creusa un peu plus...
Mais elle sursauta lorsqu'un autre foulard de soie s'enrouler autour de son poignet gauche.

- Qu'est-ce que...
- Chuuuuuuuuuuut... Laisse toi faire...
- Mais je...
- Tu me fais confiance?
- Oui, mais...
- Laisse toi aller...


Gloria sentit que l'autre extrêmité du foulard était nouée au montant du lit, et elle respira plus profondément, pour se calmer, lorsque son poignet droit fut attaché, lui aussi.
Elle avait l'habitude de dominer, dans chacune de ses relations, et elle avait une peur panique de s'abandonner à l'autre...
L'autre, justement, s'appliquait à la rassurer par tous les moyens, en l'embrassant, en la caressant gentiment, et quand cet autre justement la sentit prête...
Cet autre dégrafa la braguette de son jean. Gloria, qui avait peur mais qui en même temps était surexcitée, se tortilla pour l'aider, parce qu'il n'y a rien de plus chiant à retirer qu'un jean, croyez en ma vieille expérience, et même, commença à gémir de désir et d'excitation mêlés.
Lorsqu'elle n'eut ni son jean, ni sa culotte, ni rien, en même temps que l'autre la caressait elle se tortillait pour se frotter au velours, et elle était dans un état second voire plus lorsque deux mains se posèrent sur ses genoux pour lui écarter les cuisses, elle se laissa faire, elle s'abandonnait complètement.
Et elle n'était déjà plus elle lorsqu'elle sentit un corps frêle plonger vers elle, et de longs cheveux de soie battre l'intérieur de ses cuisses, elle répondit au premier coup de langue par un furieux coup de bassin, et elle se prit à gémir de plus en plus fort, et l'autre à la faire jouir de plus en plus sauvagement...
Lorsqu'après l'ultime sursaut, elle retomba, hors de souffle, sur le velours du lit, ruisselante de sueur pure, les lèvres de l'autre se plaquèrent une dernière fois aux siennes.
Son poignet gauche fut libéré, mais il lui restait son bandeau, et elle entendit, dans un souffle, à son oreille:

- Si ce n'est pas un jamais, que ce soit un toujours...

Presque aussitôt, Gloria, ahurie, sentit un courant d'air et la porte de sa chambre claquer.
De sa main libre, elle retira son bandeau, et dénoua le foulard qui retenait encore son poignet droit.
Elle était seule, toute nue, éclairée par la flamme des bougies. Ce qui venait de se passer était particulièrement bouleversant, elle se sentait toute bizarre.
Elle fit rapidement de la lumière, attrapa une robe dans son placard et l'enfila rapidement, se passa de l'eau sur le visage, éteignit les bougies.
Elle eut soudain le besoin de prendre l'air, alors elle sortit dans le couloir.
Dans le couloir, il y avait Bill et Tom, main dans la main, qui revenaient du toit. Elle devait vraiment avoir l'air ahurie, parce qu'ils s'arrêtèrent pour la regarder, pleins de compassion.

Bil: - Vous allez bien Mlle?
Tom: Ouais, vous êtes toute blanche...
Mlle Hagen: Non, non, je vais bien, mais c'est juste que... Qu'il y a des choses bizarres en ce moment, et...

Bill et Tom sourirent, lorsque tous les trois remarquèrent que Georg glandouillait dans le couloir, tout seul.

Mlle Hagen: Qu'est-ce qu'il vous arrive, Georg?
Tom: T'as paumé la clé de ta chambre?
Georg: Haaaaaaaa haha, quel humour Tom, sans déconner, je hurle de rire là.
Tom: Oui, bon, ça va...
Georg: Nan, c'est juste que Gustav téléphone à sa soeur, je lui laisse un peu d'intimité.
Mlle Hagen, soudain livide: Gustav téléphone à sa soeur ou à ses parents?
Georg: Non non, à sa soeur. Elle l'appelle justement parce que leurs parents sont partis au cinéma, qu'elle avait la flemme d'aller avec eux, donc elle en profite pour téléphoner à Gustav.

Oh oh...

Mlle Hagen: Et... ça fait combien de temps qu'ils sont au téléphone?
Georg, après un coup d'oeil outré à sa montre: Eh ben! Trois quart d'heure! Oh les ptits cons!

Donc si Franziska est au téléphone depuis si longtemps...

Tom: Tu veux venir discuter avec Bill et moi en attendant?
Georg: Mlle Hagen, ça va?
Mlle Hagen: Oui, ça va mais je... euh... Je me sens bizarre ce soir et... Je crois que je vais aller courir un peu...
Bill: En jupe?
Mlle Hagen: Ah oui, zut... Euh... Bon, j'irais courir demain. Bonne nuit les garçons!

Et sous le regard ahuri de Bill, Tom et Georg, elle se précipita dans sa chambre, ferma les volets, s'enferma à double tour, puis alla s'enfermer dans la salle de bains. Elle s'assit sur le tapis de bain, ramena ses genoux contre sa poitrine, et commença de se balancer d'avant en arrière, en plein trouble.


Et si ce n'était pas Franziska qui était auprès d'elle et entre ses jambes, qui c'était?

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 18:17

Modifié le samedi 09 mai 2009 08:30

Chapitre 39. Hey Mr Tambourine Man play a song for me

Chapitre 39. Hey Mr Tambourine Man play a song for me
POV Tom
Il est 7h 30, et on est tous debout. Bill qui a des super cernes et qui baille à s'en décrocher la mâchoire, Friedrich qui croit que son caleçon parachute imprimé "banane" est sexy, Hans qui va devoir bientôt s'arrêter de mater Bill s'il veut encore sa paire de testicules pour aller en cours, Georg qui me bave sur l'épaule depuis 10 minutes parce que ce con s'est rendormi, et Gustav, le seul vraiment bien réveillé de nous tous, qui saute partout, tout excité.

Bill: Chuuuuuuut bordel elle va nous entendre.
Moi: Clair c'est une chauve-souris
Hans: Pas toujours...
Moi: Oh, toi, ta gueule.
Hans: Héééééééé! Pourquoi tu m'agresses...
Friedrich: Ta gueule on te dit.

Ce qu'on fait? Oh, une pure connerie. Dans le lecteur CD qui se déclenche automatiquement de Mlle Hagen, il y a le CD qu'elle a choisit hier soir, à savoir Trash d'Alice Cooper.
Pour notre plan, il nous faut une connection internet. Et bien sûr, la seule qui existe, c'est celle de la bibliothèque, mais avec un PC et une connexion WiFi, et surtout les talents de Gustav et Georg, on peut s'arranger. Le seul qui ait un PC portable, avec WiFi, c'est ce gros lourd de Friedrich. C'est pour ça qu'il est avec nous, et qu'on ne lui dit rien pour son caleçon.

Moi: Dépêche Gustav, merde...
Gustav: Putain mais pourquoi elle se protège autant cette connasse de bibliothécaire?
Hans: La sécurité internet a été renforcée depuis que Friedrich s'est fait choper à télécharger illégalement des pornos...
Bill: Bah putain... Bravo!
Friedrich: Oui, bon, ça va... Jsuis sûr que c'est toi qui m'a balancé sur ce coup, fumier!
Bill: Moi?
Friedrich: Mais nan... Hans!
Hans: Dans ce cas là, pourquoi je suis là, avec vous?
Gustav: Mais fermez vos gueules, merde!

On la boucle. Gustav pianote comme un dératé.

Moi: Bon, alors, ça vient?
Gustav: Tout irait bien si j'avais le mot de passe...
Bill: Attends, c'est pas Mlle Hagen qui a renforcé la sécurité internet?
Gustav: Est-ce que je sais?
Hans: Il me semble que c'est elle, la bibliothécaire a presque cent ans, elle ne pouvait pas le faire, elle ne sait même pas ce que ça veut dire, "internet".
Georg: Si, elle croyait que c'était un nouveau détergent.
Moi: Tiens t'es réveillé?
Georg: Ouais, mais je comate un peu. Je peux rester sur ton épaule? Gustav bouge trop en pianotant.
Bill: Tu peux mais n'en profite pas trop!
Moi: Et moi, j'ai pas mon mot à dire?
Bill: Nan, t'es mon esclave!
Moi: Ah ben ouais, jsuis con

Hans nous regarde d'un air outré, mais de quoi je me mêle, vas te faire cuire le cul toi...

Bill: Zen, Hans, c'est de l'humour...
Hans: Nan mais ça va...
Bill: Gustav, comme mot de passe essaie "henTai69yaoi;pervrs"

On regarde Bill, un peu surpris. Gustav fait un bond, lève les bras, tout ça en silence.

Gustav: Wouuuuuuuhouuuu on est connectés! Yes!
Moi: Comment tu connais le mot de passe de Hagen, toi?
Bill: L'année dernière, elle s'est pété les deux poignets, je sais plus en quoi faisant. Elle avait des trucs à mettre sur le net, mais comme elle pouvait pas du tout taper, elle m'a donné le mot de passe de son pc pour que je lui serve de secrétaire. Je me suis dit qu'avec un peu de bol elle aurait gardé le même pour la protection du réseau internet.
Gustav: ça veut dire quoi, au fait: bon, 69, j'ai une vague idée, mais "hentai", et "yaoi'? C'est quoi?
Bill: Jsais pas. J'ai pas demandé. C'est ptêtre du yiddish...
Moi: Peu importe! Allez, va sur ce putain de site!

Gustav pianote l'adresse, pendant que Friedrich fait un bond.

Friedrich: Eh, les mecs, y a un truc formidable!
Hans: Quoi?
Friedrich: Le mot de passe...ça veut dire le retour du porno!
Bill: Tu peux aller crever.

Là, il me tue. Quand il a l'air aussi déterminé, il pourrait broyer la terre entière, rien qu'avec ses petits os de poulet...

Friedrich: Je te rappelle que c'est mon PC...
Bill: Oui, sauf que dès qu'on aura fini, j'irais dire à Mlle Hagen que son mot de passe est périmé.
Friedrich: Oh, allez quoi... T'aimes pas ça les pornos?
Bill: Non, je n'aime pas ça. Je n'aime pas les films ou tu ne vois que des bimbos retouchées et des pauvres connards dont toute la personnalité réside dans le rôti de veau qui leur pend entre les cannes. Le plaisir, je le prends par moi-même. Pas par procuration.

Et pan, dans ta gueule... Putain, elle est envoyée celle là. Tout ça pourrait tourner au vinaigre, mais et d'une, on doit la boucler pour pas réveiller Mlle Hagen de deux, Gustav demande le CD vierge que Bill a emporté pour graver les chansons qu'il vient de télécharger.
Et puis Friedrich ce n'est pas le mauvais gars, il est con, voire très con, mais il n'en veut jamais à personne, pour rien. Cinq minutes plus tard, il n'est plus vexé par ce qu'a dit Bill.

C'est bon, on est prêt, et encore heureux, il est huit heures moins cinq, le CD dans le lecteur, on éteint le PC de Friedrich, et on se carapate dans nos chambres respectives.
Bill saute dans son jean et se tortille parce que c'est un slim, met une pure ceinture en métal, un T-shirt avec je sais plus quoi écrit dessus, et il est en train de se mettre du mascara, quand tout à coup, on entend les premières notes dans le couloir.

Yeah, right.
Did you hear about my baby? she come around,
She come round here, the head to the ground?
Come round here just about midnight,
She makes me feel so good, make me feel all right

On entend une certaine agitation dans la chambre de Mlle Hagen. Et puis, au bout d'un moment, la voix de Jim Morrison fait:

Well, now that we know each other a little bit better,
Why dont you come over here
Make me feel all right!

Glooooooooooooooriiiiiiiiiiiiia, glooooooooooh oooooooh riiiiiiiiiaaaaaaaa

Là, nous sortons tous. Mlle Hagen est dans le couloir, elle regarde son lecteur d'un air ahuri, elle est en jupe et combinaison, ses collants à la main, pieds nus, et elle ne comprend rien à ce qui se passe, sauf quand elle nous voit tous, avec un sourire de cons aux lèvres.
Au final elle sourit.

Mlle Hagen: Inutile de vous demander si vous êtes réveillés!
Georg: Surprise!
Mlle Hagen: C'est malin...
Moi: çA vous plaît?
Mlle Hagen: Vous auriez eu plus de mal si je m'étais appelée Frédégonde, hein?
Bill: Wrap your legs around my neck ah- ah...
Mlle Hagen: Bill, vous comprenez ce que vous chantez?
Bill: Absolument pas.
Mlle Hagen: Tant mieux.

On se marre encore, et voilà, c'était ça notre connerie, diffuser la chanson qui a fait que Mlle Hagen s'est appelée Gloria, en lieu et place de ce qu'elle avait prévu.
Quand je pense qu'à St Andrews j'avais la réputation d'être un délinquant, ici, ma pire connerie, c'est ça...

Bref, elle nous tapote l'épaule ou la joue, elle a une manière de faire ça, une vraie choupette... Euh... Jme calme. Et on file prendre le petit déj, Gustav galère grave pour traîner Georg, mais c'est pas possible, ce gars est narcoleptique. Enfin, dans douze litres de café, il ira mieux.

La "surprise" pour Mlle Hagen m'a motivé pour me lever, mais on change pas une équipe qui gagne: j'ai pas envie d'aller en cours, j'ai pas envie de m'asseoir, j'ai pas envie d'écouter des conneries, et j'aime pas le matin.
Au réfectoire, on a encore échangé nos plateaux avec Bill, c'est vrai ça, il est encore parano au niveau de la bouffe, on a même pas eu le temps d'en discuter vraiment. Il se noie dans son bol de café, on est assis tous les quatre, y a que Gustav qui a la pêche.

Moi: Biiiiiiiiiiiiiiiiilll!
Bill: Mmmmpffffff
Moi: Bill Bill Bill Bill Bill Bill Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiill

Je sais pas pourquoi, j'ai envie de le faire chier, ça me revitalise.

Bill: QUOI?
Moi: On a cours de quoi?
Billl: Musique
Moi: Et merde.
Gustav: Quoi, t'aimes pas?
Moi: La musique, j'adore. Les cours de musique, je hais.
Bill: Pareil. JAMAIS on ne nous fera étudier 99 luftballons de Nena. Et pourtant, elle déchire grave.
Moi: Vous savez combien ça coûte, à St Andrews, de jouer Dude looks like a lady d'Aerosmith en cours de musique?
Gustav & Bill: Nan?
Moi: Trois mois de corvée chiottes. Plus une paire de baffes du prof de musique, et une autre du directeur.

Mais pourquoi je parle de ça moi? Comme si mes crises de cafard d'hier soir, ça ne me suffisait pas. Enfin, Bill me prend dans ses bras pour me consoler.
Mais t'étais où, toutes ces années, où j'étais seul, où j'avais besoin de toi? Pourquoi ce n'est que maintenant qu'on est ensemble?

C'est vraiment à contre coeur, que je me détache des bras de Bill et qu'on se rend en cours.
Bill adore se mettre au premier rang, mais vu ma tête, on va plus se caler vers le fond, près de la fenêtre. Et c'est là qu'arrive le prof.
Description rapide: converse, jeans, chemise blanche, cravate noire. Cheveux longs, châtains foncés. Tout maigre.
Le truc de malade.

Bill: Ptain, c'est de la folie, on dirait le frère de Mlle Hagen...
Moi: Ouais...

- Bonjour, je suis votre nouveau professeur de musique, je m'appelle Paul Simmons. Avant toute chose, pour mieux vous connaître, je voudrais savoir qui parmi vous sait jouer d'un instrument.

Va te faire foutre, Mauvaise Imitation de Mick Jagger.
Pas de bol, Bill me donne un coup de coude dans les côtes et tout le monde me regarde.
Je lève la main, de toute façon, c'est vrai, je joue de la guitare et je suis un Dieu, et je vous emmerde.

Simmons: Ah, vous, vous jouez. Et de quoi?
Moi: De la guitare.
Simmons: Sèche ou électrique?
Moi: Les deux, mais avec une préférence pour l'électrique.
Simmons: Fender ou Gibson?

Alors là... Si je vous dis que c'est le premier prof de musique que je rencontre qui sait faire une différence entre la Fender et la Gibson, vous me croyez?

Moi: Gibson.
Simmons: Vous en avez une à l'internat?
*évidemment connard, quand c'est pas Bill c'est la seule chose que je veux avoir dans les bras, qu'est-ce que tu crois!*
Moi: Euh... Oui...
Simmons: Vous vous contentez de reprendre les morceaux des autres ou vous créez?
*J'ai une gueule à me contenter de copier les autres?*
Moi: Beuh... Je compose un peu...
Simmons: Alors vous et vos cheveux bizarres, vous allez cavaler jusque dans votre chambre, prendre votre guitare, vos partitions, et nous montrer tout ça! Allez zou!
Moi: Mes cheveux ne sont pas bizarres, ce sont juste des dreads, et j'ai pas de partitions, je joue à l'oreille.

Simmons me regarde avec un sourire en coin, et avec insistance. La ressemblance avec Mlle Hagen est en effet troublante.

Moi: Ok, j'y vais...

Je sors de classe, en avant, je me traîne jusqu'au dortoir, je fais un bout de causette à ma guitare, ne vous moquez pas, pour moi c'est pratiquement comme si elle était vivante.
En passant devant la chambre de Bill, j'ai une idée lumineuse. Dans le premier tiroir de son bureau, il y a un double fond. Et dans le double fond, il y a... Son carnet de poèmes! Je sais, je devrais pas, je sais, il va me tuer, mais si personne n'entend ce qu'il a à dire, personne ne le verra autrement que comme un pédé à moitié maboule.
çA me déchire les tripes de dire ça, mais c'est ce qu'on pense de lui. Je veux leur faire honte, à tous ceux qui se sont moqués de lui l'année dernière, et qui n'osent plus, maintenant que je suis là. Ceux qui écrivent "pédé" sur sa table.
Ouais, je veux leur en mettre plein la gueule. à tous.

En revenant vers la classe, je manque de me casser la gueule vingt fois, parce que je parcours le carnet en même temps, putain mais ces textes, bon sang, ils sont trop bons, alors par quoi je vais commencer moi....

Simmons: Ah, vous voilà de retour! Alors, prêt à jouer?
Moi: Toujours!
Simmons: Bonne réponse!

Il m'indique où m'installer, à savoir sur une chaise sur l'estrade, lui il va se caler à quelques pas de moi.

Simmons: C'est quoi ce carnet? Je croyais que vous n'écriviez pas vos partitions?
Moi: C'est pas mes partitions, ce sont des paroles...
Simmons: Oh, vous allez chanter par dessus? Mais c'est formidable!

Oh, calme ta joie...
Je cherche Bill du regard. Il a reconnu SON carnet. Il a l'air fâché, mais surtout, mort de peur. Tu lis au fond de moi comme dans un livre ouvert, l'image est conne mais c'est la vérité, tu sais ce que je veux faire, ce que je vais faire... J'ouvre le carnet, je feuillette un peu, je m'arrête à une page.
J'accorde doucement ma guitare.

Simmons: Comment ça s'appelle, votre chanson?
Moi: Euh... Rette mich
Simmons: Très bien!

Coup d'oeil à Bill. C'est plus de la peur dans son regard, c'est de la panique. Qu'est-ce que ça fait, de se dévoiler comme ça? T'es mal hein? Pourtant... C'est pas ce que tu as toujours voulu?

Je joue les premières notes, un truc très doux, très lents... Simmons m'encourage en hochant la tête...

Je commence la chanson...
Zum ersten mal alleine in unserem Versteck
ich seh noch unsre Namen an der Wand
und wisch sie wieder weg


Là, je joue toujours, mais je ne chante plus. Je regarde Bill, il tremble, il a peur, vraiment très peur...

Simmons: Pourquoi vous ne chantez plus?
Moi: Parce que les paroles ne sont pas de moi... Parce qu'il y a quelqu'un, ici, qui saurait les chanter bien mieux que moi...
Simmons: Si ce quelqu'un pouvait se manifester, il serait bien urbain!

Ta gueule avec ton humour toi, tu vas le brusquer... Je plante mon regard dans celui de Bill, je joue les mêmes mesures jusqu'à ce qu'il se sente prêt, vas y Bill, vas y, fais le, chante, ces mots, les tiens, ceux qui disent mieux que moi tout ce que je peux ressentir, tu as le pouvoir de rendre la parole à ceux qui en sont privés, tous ceux qui hurlent au secours mais qu'on entend jamais...

- ich wollt dir alles anvertrauen
warum bist du abgehauen?
komm zurück nimm mich mit


Et voilà, il l'a fait... Tout le monde se retourne vers lui, sa voix tremble, mal assurée, mais IL LE FAIT, il chante, et sa voix tremble de moins en moins, il n'y a plus que ça qui compte, lui et moi, la musique et les mots, lui et moi...

Komm und rette mich ich verbrenne innerlich
komm und rette mich ich schaffs nich ohne dich
komm und rette mich rette mich rette mich
unsre Träume warn gelogen und keine Träne echt


A la fin de la chanson, on nous applaudit...
Et ouais.
Marqués à vie par un mec qui ressemblait à une fille.


______________________________________________________
Coucou mes ptits poulets (ne me demandez pas pourquoi vous vous appelez comme ça ce soir)
Comme d'habitude, et cette fois ci je résisterai à la tentation, je veux encore cent comms pour mettre la suite.
C'est vrai que pour le précédent, je ne vous ai pas laissé beaucoup de temps. Mais là, je tiendrais.
D'abord parce que maintenant que j'ai mis en place ce que je voulais, j'ai l'intention de mettre du suspence, parce que ça manque un peu de piment tout ça.
Plusieurs indices:
- Les rendez vous du samedi de Bill, je pense que vous savez toutes qu'il s'agit d'un hôpital psychiatrique.
- L'arrivée d'un nouvel élève au dortoir, je parie que personne ne s'en souvient, pourtant Cole Porter va bien foutre la merde
- L'inconnu ( ou l'inconnue) qui s'est débrouillé pour que Mlle Hagen ne le reconnaisse pas et en a profité pour abuser de son corps.
- L'amour frustré de Hans pour Bill
- Le fait que Franziska soit à la fois l'amante de Mlle Hagen et la soeur de Gustav.
Tout ceci pour vous dire que tout à l'air calme, mais il faut toujours se méfier de l'eau qui dort....

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 11:20

Modifié le samedi 09 mai 2009 08:31

Chapitre 40. In the jingle- jangle morning I'll be following you

Chapitre 40. In the jingle- jangle morning I'll be following you
Simmons applaudit avec les élèves, pas contrariant. Tom a un petit sourire triomphant, mais Bill est blanc comme un linge. On dirait qu'il ne se rend pas compte. Autour de lui, les autres garçons lui parlent, lui disent qu'ils ne s'y attendaient pas, qu'il chante bien, et pour Tom c'est pareil, putain mec, mais tu sais que tu déchires tout?
Seulement Bill fait un léger blocage. Rette mich, c'est juste le poème qu'il ne fallait pas jouer, celui dont il ne voulait pas se souvenir.
Celui qu'il a écrit au tout début, à l'hôpital psychiatrique, juste après qu'on lui ait diminué sa dose de calmant, avant il ne pouvait pas écrire parce qu'il avait la tremblote. A ce moment là, il réclamait encore son frère jumeau... Mais il commençait à comprendre que s'il ne voulait pas finir comme un légume, il valait mieux dire ce qu'on lui disait de dire.
Sauf que Rette mich était la preuve vivante qu'il avait un frère, quelqu'un à appeler, son double, son âme soeur... C'était l'appel déchirant à celui qui était parti sans prévenir, celui qui avait le même visage, le même sang, et le même regard...

Tom était incapable de deviner ce qui arriva à Bill, il ressentait ses émotions mais il ne pouvait pas savoir d'où elles venaient. Il regardait Bill d'un air angoissé.
Bill se leva, d'un pas mal assuré, et il essaya de retenir ses larmes jusqu'au bureau de Simmons. Lequel ne comprit rien à ce qui lui arrivait.

Bill: Monsieur, s'il vous plaît, je...
Simmons: Allons, mon petit, il ne faut pas vous laisser bouleverser comme ça!
Bill: Non, c'est pas ça mais... S'il vous plaît, je voudrais sortir un peu.
Simmons: Mais oui, qu'est-ce qui se passe, vous êtes tout pâle!
Bill: Je dois sortir quelques secondes, s'il vous plaît.

Simmons avait à peine dit oui que Bill se précipita hors de la salle de classe et courut jusqu'aux toilettes. Tom ne réfléchit même pas, il posa sa guitare et courut derrière Bill.
Il arriva aux toilettes et vit Bill, à genoux, penché au dessus d'une cuvette, sans avoir eu le temps de refermer la porte, en train de vomir tripes et boyaux. Il voulut l'aider à tenir ses cheveux et lui caresser les épaules pour le rassurer, mais Bill le repoussa du coude et gueula entre deux spasmes:

Bill: Nan me touche pas!
Tom: Mais, Bill...
Bill: Ta gueule, sors!
Tom: C'est parce que j'ai pris un de tes poèmes?
Bill: Casses toi, putain!

Tom, ahuri, recula. Il n'avait jamais vu Bill aussi agressif. Il sortit des toilettes, se retrouva dans le couloir, s'adossa au mur, se laissa glisser jusqu'au sol et ramena ses jambes contre son torse.

"Putain, mais que je suis con... Comme si je ne le savais pas, qu'il était fragile. Je pouvais pas jouer une connerie, tout le monde aurait été content, et il ne se serait pas rendu malade"

Tom ne tarda pas à se mettre à pleurer. Quelques minutes plus tard, il sentit qu'on s'asseyait à côté de lui. Il leva le nez. Bill le regardait, tendrement. Comme si rien ne s'était passé.

Bill: ça va?
Tom: C'est plutôt à toi qu'il faut demander ça!
Bill: Ben je pleure pas, moi! Toi, oui.
Tom, en s'essyant les yeux du dos de la main: Oui, mais toi, tu as vomi.
Bill: Oh, ça, c'est bon, c'est passé. C'est plus grave de pleurer, tu sais.
Tom: C'est parce que j'ai joué sans te prévenir? Je suis désolé Bill, mais je savais pas comment te dire autrement que tes textes étaient magnifiques.
Bill: Parce que pour ça, il aurait fallu m'avouer que tu lisais dans mon carnet alors que je le planque dans un double fond de mon bureau!
Tom: Ouais, j'admets. Tu m'en veux?
Bill: Oh, c'est pas la première fois qu'on viole mon intimité...
Tom: Quoi?
Bill: Rien, te prends pas la tête pour ça. Au début, j'étais un peu fâché, mais après, j'avais très peur, je me doutais que tu allais me faire chanter... Et ce texte là, il veut dire beaucoup pour moi tu sais?
Tom: Oui, pour moi aussi, il est tellement puissant...
Bill: Chuuuuuuuut... Tu ne sais rien de son histoire... Tu veux que je te raconte une histoire Tom?
Tom: ....
Bill: Il était une fois, un petit garçon sortant du coma. J'ignore dans quelles circonstances, mais voilà, il se réveille, et alors que tout le monde lui dit le contraire, il est convaincu d'avoir un frère. Peut-être que c'est simplement le choc, mais on ne lui laisse pas le temps de se remettre et on diagnostique une pathologie mentale proche de la schizophrénie. On l'envoie à l'hôpital psychiatrique. Evidemment, là bas, il a peur, il hurle, il faut le sangler à son lit et le bourrer de sédatifs, sinon, il pourrait être dangereux... On le détache une heure par jour. Seulement, il tremble tellement qu'il ne peut ni écrire, ni dessiner, ni manger, ni rien. Et puisil se calme. Forcément, il est calme, à cause des médicaments il bave en permanence parce qu'il oublie de fermer la bouche, alors réclamer son frère... Il n'en est plus capable. Et peu à peu, un flash dans son cerveau lui dit de fermer sa gueule, que c'est sûrement lui qui se trompe. Alors, à l'hôpital, tout le monde lui dit qu'il a fait d'énormes progrès. Du coup, on le laisse détaché un peu plus souvent et on baisse ses doses. Et un jour, il regarde ses mains, elles ne tremblent plus. Alors il prend une feuille de papier, et il écrit un poème, sur ce qu'il ressent, sur ce qu'il vit, sur cette sensation d'enfermement, d'anormalité, cette angoisse permanente... Quand il a fini, il relit le tout, il se dit qu'il manque un titre, alors juste au-dessus, il écrit Rette Mich

Tom éclate en sanglots et serre Bill contre lui. Bill lui rend son étreinte, mais curieusement, il ne pleure pas. Qu'est-ce que ça fait du bien, de parler... C'est comme s'il était libéré de quelque chose. Sa respiration se fait plus légère. Il caresse doucement la nuque de Tom pour le calmer. Il le berça même, en lui répétant que tout allait bien.

Tom: Je rêve, ou c'est toi qui me console?
Bill: Il ne faut pas pleurer comme ça... Je suis là, maintenant. Je suis avec toi. Et je chante même des trucs qu'il y a une heure à peine je pensais que je n'aurais plus la force de les relire.
Tom: Mais ça t'a quand même fait vomir
Bill: Te prends pas la tête avec ça. D'ailleurs, excuse moi de t'avoir envoyé dinguer, C'est pas contre toi, c'est juste que j'aime pas qu'on me voie dans cet état. Surtout quelqu'un que j'aime. Je me sens trop sale, ça me gêne...
Tom: Tu sais, je t'aimerai toujours avec la même force, même écroulé dans ton vomi, traînant dans la boue ou plongé dans du fumier j'aurais toujours envie de te serrer contre moi.
Bill: J'apprécie l'hommage mais autant que faire se peut je me cantonnerais à mon parfum Hugo Boss...
Tom pouffant de rire à travers ses dernières larmes: Rooooooh mais que tu es con...
Bill: Allez, debout. On oublie tout ça, et on retourne en classe.
Tom: Ok.

Bill se lève le premier, et aide Tom à se mettre debout. Ils remontent le couloir en silence, mais juste avant de rentrer dans la classe, Bill arrêta Tom, le plaqua contre le mur et l'embrassa sauvagement sur la bouche.
Tom adorait, mais de là à comprendre...

Tom: Euh... Ouais?
Bill: Rien, c'était pour te dire merci.
Tom: Merci de quoi?
Bill: Merci de m'avoir forcé à chanter. Merci d'avoir sorti Rette Mich du placard. Merci de jouer aussi bien. Merci...
Simmons: Ah ben vous êtes là les jeunes? Alors, ça va mieux? D'attaque pour une fin de cours de folie?

Y a des gens, comme ça, ils ont beau avoir les cheveux longs et porter des converses, qui restent de sacrés ploucs.

Ellipse
POV Georg
Cours de maths avec Mlle Hagen. Ok, y a pire, et je kiffe de plus en plus les maths. Mlle Hagen aurait pas été aussi bandante, on aurait plus de mal à s'accrocher. C'est vrai, c'est pas forcément un canon, mais toutes les fois qu'elle tortille du cul pour aller au tableau, je me sens tout bizarre, comme tous les autres gars. Et pourtant, il y a Gustav. Mais pour Mlle Hagen, c'est purement physique. Et puis Gustav, c'est le premier mec. Avant, j'ai connu que des gonzesses.
Hé, pis je vais pas me justifier quand je parle tout seul dans ma tête, si?
Oh bordel, un bouton de son corsage vient de sauter pendant qu'elle écrivait au tableau, dans cinq secondes va y avoir de l'explosion de boutons de braguette.
Moi je me concentre sur mes exercices, si je regarde plus Hagen je pense à Gustav, et dans les deux cas je suis baisé, puisque dans les deux cas des pulsions lubriques me transpercent le slip.

Mlle Hagen: C'est moi, où personne ne suit, ce matin! Qu'est-ce que vous avez? Georg! Qu'est-ce que je viens de dire?

Oh non mademoiselle, venez pas vous mettre sous mon nez, je suis pile à la bonne hauteur et vous faites au moins un bonnet D, au secours, oh tiens, c'est joli ça, c'est de la dentelle?

Mlle Hagen, de plus en plus fâchée: Georg! Je vous parle!
Moi: Désolé Mlle, j'essayais de comprendre l'exercice suivant, et du coup, je suis parfaitement incapable de répéter ce que vous venez de dire, parce que je ne l'ai pas écoutée.

Les autres se marrent, bande de jaloux, eh ouais, jsuis aux premières loges et je suis quasiment sûr qu'il y a aussi du satin dans ce fourbi.

Mlle Hagen: Oui, ben les ricanants, la ferme! Parce qu'au moins lui, il a l'honnêteté de dire qu'il ne m'écoutait pas!

Bon, faut que je lui dise, on va pas s'en sortir sinon. Je me lève, me rapproche de son oreille et lui dit à voix basse:

- Mlle, votre corsage est très légèrement ouvert sur le devant.

Là, elle baisse la tête, et constate les dégâts. Elle prend les deux pans de sa chemise et les croise sur sa poitrine. Rideau. On voit plus rien.

Mlle Hagen: Oh pardon les enfants, je suis désolée...

Elle est toute rouge, la pauvre... Les autres gars me regardent genre "enfoiré, tu pouvais pas la laisser se trimballer les nichons à l'air encore un peu?"
Ben non, justement, je peux pas. Ouah, la maturité d'esprit que je me paye, trop d'la balle. C'est l'amour ou le couple qui me fait ça?
Elle essaie de se reboutonner, je me rassieds, et là, le drame: on percute tous les deux au même instant qu'elle va avoir du mal à se reboutonner si les boutons de son chemisiers ont sauté.
En même temps, vu la pression que ses nichons exerçaient sur eux, les pauvres, normal qu'ils aient déclaré forfait.
Du coup elle se précipite vers son sac à main, en tire un gilet, qu'elle enfile à l'envers, c'est à dire avec le dos du gilet sur le ventre, elle passe les manches et elle se retrouve avec les boutons dans le dos.

Un gars: Bah Mlle, pourquoi vous le mettez comme ça votre gilet?
Mlle Hagen: Parce que lui aussi il se ferme avec des boutons, j'ai pas envie que la même mésaventure m'arrive deux fois! Pourquoi, vous allez pas me dire que ça vous choque, monsieur polo manches courtes!

Nan, ça nous choque pas du tout, on a à peine l'impression que sa tête s'est tournée à 180 °, genre la fille dans L'exorciste, mais sinon ça va.

Au moins le cours reprend dans le calme. Sauf qu'en baissant les yeux et en regardant par la fenêtre, que ne vois-je pas presque en face?
Gustaaaaaaaaaaaaaaaav !!!!!!!!!! Oh putain il est trop canon quand il réfléchit, oh oui enlève ton pull et retire à moitié ton T-shirt en même temps, à poiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiilll !!!!!!!
Ahem.
Faut que je me calme. Je fais genre je prends des notes avec application, mais je ne suis plus du tout concentré, si tant est que je l'ai été à un moment quelconque.
J'arrête pas de regarder par la fenêtre.
Y a combien de chances pour que quelqu'un comprenne que je ne regarde pas les oiseaux, ou la beauté des couleurs de l'automne, mais bel et bien un petit blond à cheveux courts?
Oh, tiens, il m'a remarqué!
Eh ouais, t'as vu, c'est cool, on est au cinquième étage, mais seulement à deux mètres loin de l'autre à vol d'oiseau!
Et merde, il se replonge dans ses cours. Maiiiiiiiis euh...
Bon, Georg, ça suffit. Maintenant, tu bosses.

Bzzzzzzz Bzzzzzz Bzzzzzzzzz (je sais pas faire les vibreurs)

Discret, je tire c'te saloperie de ma poche, et pendant que Hagen explique à Cole comment se servir d'un compas, je regarde.

"Nveau msg Gusti"

Gné? Mais comment il fait ça lui? Je l'ai même pas vu faire! Bon, allez, qu'est-ce qu'il me dit?

"Démrde toi pour sortir. Jte rtrouve toilettes rdc. Je t'aime"

Et effectivement, que vois je de ma fenêtre? Mon doux aimé qui se lève et qui se dirige vers la sortie, après un clin d'oeil super salace dans ma direction. Glmmfffffbllblll.

- Mlle?
- Oui Georg?
- Je peux sortir deux petites minutes s'il vous plaît?
- Oui, bien sûr!


Raaaaaaaa putain je l'aime cette prof. Je cavale vers la sortie, descend les étages, taïault, rez de chaussée, toilettes, hop hop hop, j'entre.

- Coucou, beau brun. me dit une voix super sexy.

Je rêve, ou il a moins de T-shirt sur le dos et plus de capote à la main que tout à l'heure, en classe?

__________________________________________
Coucou! Ouais, en fait, j'adore causer après mes chap.
Bon, ok, il se passe pas grand chose, et j'avais promis du suspense. Mais qui vous dit que ça va pas venir? XD
Là, j'avais juste envie de parler un peu du passé de Bill. Par ce que ça colle avec la suite.
Là, je demande pas de comms, en fait, maintenant que vous vous démerdez toujours pour que je les ai ou presque, et ça, ça fait trop plaisir. Et pis en regardant mes statistiques, j'ai vu: 1032 visites pour le mois d'octobre. Alors franchement, vous tous qui me lisez, même si vous ne dites rien, merci.
Et pour celles qui laissent des comms, merci mille fois. Vous êtes givrées, presque autant que moi, et ça me fait trop plaisir. Comme disait Abby, dans NCIS: "Je vous étreins tous dans ma tête, à cet instant"
Et surtout, si je demande pas de comms, c'est pour la simple raison que la suite est pour demain!

Edit: je pense que ça se voit, mais j'ai un problème avec les médecins en général et les hôpitaux psychiatriques en particulier. C'est un monde qui me fait très peur, d'abord parce qu'il y a eu des fumiers de psychiatres américains qui, dans les années 60, ont prescrit des séances d'électrochocs à ce pur génie du rock américain qui est Lou Reed quand ledit Lou Reed avait 17 ans, et vous savez pourquoi? Parce qu'il était homosexuel!
Cette histoire est vraie, j'ai beau me dire que la psychiatrie a changé, qu'on a plus ces méthodes de barbares (ouais, maintenant, les séances d'électrochocs, c'est sous anesthésie générale, c'est déjà ça), j'ai toujours peur, et c'est ce que je raconte ici.

# Posté le samedi 01 novembre 2008 18:47

Modifié le samedi 09 mai 2009 08:31

Chapitre 41. Et tout s'écroule, au reversement des rôles

Chapitre 41. Et tout s'écroule, au reversement des rôles
Georg ouvrit de grands yeux d'écureuils hallucinés.
Gustav, lui, semblait tout à fait dans son élément. Torse nu dans les toilettes du lycée, deux capotes à la main, comme s'il avait fait ça toute sa vie...
Mais il ne faut jamais rien juger sur les apparences et Georg savait que sous ses airs de câtin Gustav était mort de peur.
Il y a des regards qui ne trompent pas.

Georg: Gustav... Pourquoi tu...
Gustav: Disons simplement que j'avais envie de toi, dit il en se rapprochant de lui.

Georg, n'y tenant plus, le prit dans ses bras et ses mains glissèrent dans le dos de Gustav, sur sa délicate peau douce et blanche, avant de remonter et de l'empoigner par la nuque et de fourrager dans les courts cheveux blonds, cependant que Gustav l'embrassait à pleine bouche en enfonçant ses mains sous le T-shirt de Georg.

Georg: Attends...

Il se recula, pour retirer son T-shirt, et il y arriva d'autant plus vite que Gustav l'aida. Ils entendirent des pas dans le couloir juste à côté, alors Gustav prit Georg par la main et l'entraîna dans une des toilettes, la plus grande des deux, celle installée pour les handicapés, et verrouilla la porte.
Les deux garçons se dévisagèrent un instant. Chacun admirant, sur l'autre, les muscles renflés, et l'ivresse de la puissance... Ils se toisaient, comme deux chats avant le combat, sauf que cet échange de regard les poussa non à se laminer mais à s'embrasser de nouveau avec toute la fougue de leur jeunesse.
Gustav commença de déboutonner la braguette de Georg.

Georg: Gustav, j'ai pas beaucoup de temps...

Gustav ne répondit pas, mais lui fit un petit sourire pervers et se laissa tomber à genoux devant Georg, continua de dégrafer le pantalon, avant de le baisser, et Georg se dit tout à coup que même si le lycée menaçait d'être submergé par les eaux dans la demi-heure, il ne verrait pas l'urgence à partir de ces toilettes.
Il était encore en sous- vêtement, et Gustav à genoux devant lui.
Gustav avait toujours été très légèrement angoissé face à l'acte sexuel. Question de nature.
Georg lui caressa doucement la tête pour le rassurer.
Gustav lui répondit d'un petit sourire timide et prit ses mains dans les siennes avant d'embrasser timidement la virilité de Georg au travers du caleçon.
Virilité qui ne tarda pas à s'activer. Ce que voyant, Gustav prit le tissu du caleçon entre ses dents et commença à tirer pour le baisser.

Georg: Mmmmmmmh Gustaaaav...
Gustav: Chuuuuuuuut..

Là, il y eut un léger problème technique. Parce qu'autant enlever un caleçon avec les dents, ça peut se faire, autant dépiauter un emballage de capote sans les mains, ça, ce n'est pas possible.
Gustav lâcha une des mains de Georg, prit l'emballage entre ses dents et le déchira. Georg admira la dextérité de son compagnon lorsque d'une seule main, il enfila sur sa verge la protection qui dégageait une intense odeur de fraise.

Georg: Wahou, tu fais ça super bien!
Gustav: J'espère que tu ne t'attendais pas à ce que je sois vierge, si?
Georg: Non... Tu es une catin.
Gustav: La capote, c'est pour qu'on s'en foute pas partout, moi surtout. ça me chiffonne alors...

Georg pensait surtout "mais pourquoi il ne parle pas ou presque dans la vie de tous les jours, et quand il s'agit de cul, il est intarissable?"

Gustav: ... et puis le parfum c'est fraise, je trouvais ça marrant parce que les vraies fraises je suis allergique, et...

Georg se pencha en avant, sans lui lâcher la main, et l'embrassa sur la bouche. Puis, il lui glissa à l'oreille: Fais plus, parle moins... Mon amour
Gustav sourit et se replaça devant la virilité de Georg avant de la prendre en bouche sauvagement. Georg, sur le coup, manqua de s'évanouir. Mais c'est pas vrai, comment fait-il pour faire quelque chose d'aussi puissant? Il allait certes un peu vite, mais ils n'avaient pas beaucoup de temps devant eux, alors Georg le laissa faire.
Dans l'excitation, et sans aucun contrôle, il jouit en moins de deux minutes, et il dut se mordre les lèvres jusqu'au sang pour ne pas hurler de plaisir.
Il était tellement sous le choc que ce fut Gustav qui le débarrassa de la capote usée, remonta son caleçon et le rhabilla.

Georg: Pffiuuuuuouuuuuuh....
Gustav: ça t'a plu?
Georg: J'ai pas l'air?
Gustav: Moi aussi je t'aime! Allez, on retourne en classe!

Il était déjà en train de remettre son T-shirt. Georg était stupéfait. Il parlait sérieusement?

Georg: Eh, ça ne va pas?
Gustav: Quoi? On va trouver notre absence louche, au bout d'un moment, tu sais?

Georg le rattrapa et le retint par les épaules. Il le força à lui faire face. Ce n'était pas la peur de se faire engueuler par le prof qui faisait fuir Gustav. C'était la peur de ce qui allait suivre, la suite logique, l'inversion des rôles, et l'abandon à Georg.
Gustav restait là, la tête baissée, rouge.

Georg: Et te laisser partir sans te faire jouir à mon tour, tu ne trouves pas ça louche?
Gustav: Je... Je ne voudrais pas que tu croies que...
Georg: Gustav, regarde moi. J'ai pas l'habitude de prendre mon plaisir et de me casser ensuite. Je t'aime. C'est le minimum que je te doive.
Gustav: Mais tu ne me dois rien, enfin...

Gustav fit de nouveau mine de partir, mais Georg le retint, le serra contre lui et sans que Gustav comprenne comme il avait fait, il l'étendit sur le carrelage des toilettes, heureusement tout propre, et se plaça au-dessus de Gustav, appuyé sur ses bras musclés, les mains de chaque côté de la tête de Gustav.

Gustav: Georg, je...
Georg: Chut. Je me suis trompé tout à l'heure. Tu n'es pas une catin.

Avant que Gustav ne puisse répondre quoi que ce soit, Georg descendit, poussa du nez contre le T-shirt de Gustav avant de l'embrasser sur le ventre, il adorait ça, il le voulait depuis tellement longtemps qu'il ne pouvait pas se le refuser. Puis il se recula encore et vint se placer à califourchon sur les cuisses de Gustav. Avec une habileté extraordinaire, il déboutonna le jean, repoussa le boxer, fouilla dans la poche de Gustav pour trouver la deuxième capote, la désensacha presque aussi bien que Gustav tout à l'heure. Il caressa lentement l'entre jambe de Gustav avant d'enfiler la capote, jusqu'à ce que Gustav n'en peuvent plus et se tortille comme un anaconda entre les cuisses de Georg.
Là, il enfila la capote et s'appliqua à faire à Gustav la plus magnifique fellation qui soit, tout en se cramponnant à ses hanches pour limiter les coups de bassin intempestif, et ne relâcha vraiment la pression que lorsqu'il sentit la verge de Gustav passer du format "monstre" à celui de "à peu près normal".
Georg était hors de souffle, en plus de ça Gustav l'avait complètement ébouriffé en lui passant la main dans les cheveux. Il alla s'asseoir en tailleur à côté de Gustav, qui récupérait lentement.

Georg: Eh oh, Gusti! T'es avec moi?
Gustav: Bien sûr que je suis avec toi puisqu'on sort ensemble...
Georg: Nan, mais t'as l'air tellement à l'ouest...
Gustav: C'est juste que... que...
Georg: Vas y, va au bout de ta pensée, exprime toi!
Gustav: Que c'était trop bon, putain! brailla Gustav en se redressant pour serrer Georg dans ses bras avec un petit rire nerveux.

Ils prirent à peine le temps de se remettre. Le temps pressait. Gustav sortit du bâtiment, Georg monta comme un dératé et retourna en classe.

Mlle Hagen: Ah, enfin! Qu'est-ce qui vous est arrivé? Vous avez eu un souci?

Pas une ombre de reproche dans sa voix. Elle avait même l'air inquiète.

Georg, tentant désespérément de prendre un air dégagé: Non non, tout va bien.

En fait, c'était un peu comme revenir bourré en classe et essayer de garder un fond de dignité, sans y parvenir du tout. Georg sentit peser sur lui les regards mi- amusés mi- surpris de ses camarades et se demanda pourquoi. Il regarda par la fenêtre, et fit deux constatations. En voyant son reflet dans la vitre, il vit que ses cheveux longs étaient complètement destroy comme s'il avait pris un court-jus. Et par la fenêtre, il vit juste Gustav en train de lui faire signe qu'ils avaient simplement échangés leur T-shirt en se rhabillant.
Et comme un con, il éclata de rire.


Ellipse

Le déjeuner fut vite expédié. Bill avait prétexté, de retour en classe, qu'il n'avait pas supporté le petit déjeuner, et qu'il avait été malade mais il refusa d'aller à l'infirmerie sur l'invitation de Simmons.
A midi, il fit signe à Tom qu'il ne pourrait rien avaler, et Tom n'eut pas le coeur de le forcer. Lui même n'avait pas très faim.
Georg et Gustav avaient faim mais étaient capables de manger plus vite que leur ombre, alors ils expédièrent la bouffe et ils bondirent tous les quatre vers les dortoirs, pour parler musique avant la reprise des cours.

Bill: Je peux pas vous laisser dire que Lou Reed doit tout à Andy Warhol. Ce mec était un pur génie, avec ou sans mécène!
Tom: Ouais, t'as rien de plus récent?
Bill: Honnêtement, pour dire que Lou Reed c'est pas récent, c'est que t'y connais rien en rock mon vieux!
Tom: Moi j'y connais rien en rock? Putain et c'est celui qui connaît que dalle à la scène de Detroit qui ose me dire ça!
Georg: C'est bon, vous disputez pas...

Bill cessa brusquement de marcher, se planta devant Tom, et commença de se tortiller façon fille de cabaret.

Bill: I am waiting for my man... Twenty six dollars... in my hand...

A tel point que Tom resta scotché à ses hanches qui apparaissaient entre le slim et le T-shirt moulant.
Tom: Oh putain...
Bill: Tu vois? Et ça, ça date de 1976 mon bon!
Georg: Regardez moi ça les gars! Cole Porter! Mais qu'est-ce que tu fous là?

Les quatre garçons virent alors un près d'eux un gars qui aurait pu joué dans n'importe quelle sitcom débile pour adolescentes en chaleur. Grand, brun, les cheveux mi- longs, musclé, châtain clair, les yeux bleus, un sourire romantique, des traits fins et des vêtements prêts du corps pour souligner discrètement la parfaite harmonie de son corps.
Il était mieux fait que Bill, mais il lui manqua tout son charme, toutes ces faiblesses qui le rendait si craquant, et dès la première seconde, Tom le considéra comme un gros boudin.
Gustav eut une légère angoisse que Georg ne le trouve plus beau que lui mais instantanément Georg prit la main de Gustav dans la sienne, et ça, ça ne voulait dire qu'une chose: je t'aime et je m'en fous des autres gars.

Cela étant, Cole était également un gentil garçon, agréable à vivre. Au moins en apparence.

Cole: Ben, comme tu vois, je m'installe. Steven est envoyé au dortoir des dernières années.
Tom: Non, Steven, il est viré.
Cole: Finalement, y a que Richard et David qui partent. Steven a pu rester, parce que ses parents ont menacé de porter plainte pour sa lésion testiculaire, et comme d'habitude, le proviseur s'est chié dessus et total il reste.

Les garçons éclatèrent de rire, jusqu'à ce qu'on percute que Bill ne riait pas, et était livide.

Tom: Eh, Bill, ça va pas?
Bill: Non... Cole?
Cole: Ouais?
Bill: Tu me rappelles quelqu'un...
Cole: Ben si tu me disais ton nom, je pourrais peut-être t'aider à retrouver la mémoire?
Bill: Bill Kaulitz.
Cole: Ah, désolé, sur le coup, là, ça me dit rien. Où est-ce qu'on se serait vu?
Bill: C'est pas toi que j'ai connu... T'as des frères et soeurs?
Cole: J'avais un frère. Klaus. Mais il est mort il y a six mois. dit il en baissant la voix, un peu triste, avant de retourner dans sa chambre.

-Klaus Porter...
Bill pâlit encore plus, eut un haut le coeur, et si Tom ne l'avait pas rattrapé, il se serait écroulé sur le plancher du couloir, sans connaissance.

Tom: Bill? Mais qu'est-ce qu'il y a? BIIIIIIIIIIIIIILLLLLL !!!!!

Les cris d'angoisse de Tom, la paire de baffes de Georg, et enfin Gustav qui lui plaça la tête entre les genoux réveillèrent Bill assez vite.
En revenant à lui, il éclata en sanglots, et alla se réfugier dans les bras de Tom, assis à côté de lui, enfonçant son visage dans son cou et pleurant comme un perdu.

Tom: Mais Bill, qu'est-ce qu'il y a? C'est un mec que tu as connu?
Bill ne pouvait pas répondre mais il hocha la tête, entre deux spasmes.
Georg: Tom, on va te laisser le calmer, sauf si tu préfères qu'on reste...
Tom: Non, je préfère rester seul avec lui. S'il vous plaît, vous pouvez vous débrouiller pour que personne ne vienne dans le couloir?
Gustav: Pas de problème

Gustav et Georg les laissèrent seuls. Tom se mit à bercer Bill, tout doucement.

Tom: Chuuuuuuuut Bill, lààààà, tout va bien...
Bill hoquetait et se calmait à peine.
Tom: C'est un garçon que tu as connu là où tu étais avant?
Nouveau hochement de tête.
Bill: Mon voisin... de chambre...
Tom: Tu l'aimais?
Bill: Il était gentil... Il était le seul à me dire... que je m'en sortirais...
Incapable d'en dire plus, Bill eut une crise de larmes encore plus violente, et enfonça ses ongles dans le dos de Tom, qui subit sans rien dire.
Bill: Il était... comme nous deux...

Il n'y avait pas besoin d'en dire plus. Tom avait compris.

Peut-être que justement il ne meurt pas
Parce qu'il saigne de l'intérieur
Quelque chose meurt en soi
Qui ne se voit pas de l'extérieur,
Abandonnés pour toujours
Dans un corps qui n'aurait pas dû être le leur
Même Dieu fait des erreurs.

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 15:22

Modifié le samedi 09 mai 2009 08:32