Chapitre 33. Petite transition

Chapitre 33. Petite transition
Georg: Oh, Stephen, quelle bonne surpriiiiiiiiiiiiiiiiise !!!!!!
Stephen: AAAAAAAAAAAAAAAAAH MAIS AIDEZ MOI MERDE!
Gustav: Gueule pas comme, ça, tu vas le réveiller.

Stephen se débattait, mais c'était dur parce que la douleur lui coupait le souffle et Tom ne voulait pas lâcher.
Ils entendirent un rire étouffé derrière eux. Enfin, pas étouffé longtemps. Il se transforma bien vite en gros hurlement de rire, le truc bien communicatif, les deux G ne purent s'empêcher de pouffer aussi. Forcément, un gros con qui se fait broyer les roupettes, c'est quelque chose de puissamment comique.

Mlle Hagen, car c'était elle, pliée en quatre de rire, se fraya un passage entre les deux G qui bouchaient la porte et rejoignit Steven, plié en deux par la douleur.

Mlle Hagen: Qu'est-ce qu'il s'est passé? Hihihihihihihiiiiiiiiiiiiii !!!!!!
Stephen: On s'en fout, DEGAGEZ MOIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !
Mlle Hagen: Eh, sur un autre ton je vous prie. Fallait pas vous approchez de lui, c'est tout. Oh, mais que vois-je à vos pieds? Un tesson de verre bien coupant?
Stephen: Au secouuuuuuuuuuurs!
Mlle Hagen: La ferme. Répondez d'abord. Que vouliez vous faire de ce tesson?
Stephen: Rien c'est un... accident...
Mlle Hagen: Mauvaise réponse. Je crois que vous allez plutôt attendre que Tom se décrispe tout seul, à son réveil. Dans deux heures.
Stephen: Nooooooooooooon !!!!!!! S'il vous plaît... Je dirai tout! Mais décoincez moi!
Mlle Hagen: C'est vous, pour Bill, ce matin?
Stephen: Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!! couina-t-il, fort désagréablement pour les oreilles des personnes présentes.
Mlle Hagen: Très bien.

Elle fit le tour du lit, s'assit sur le bord à côté de Tom et lui caressa doucement l'épaule.

Mlle Hagen: Tom? Hé ho, Tom, vous m'entendez?
Stephen: AAAAAAAAAAAH PUTAIN!!!!!!
Mlle Hagen: Stephen, ça vous fendrait la gueule au hachoir à viande de la boucler deux minutes? Merci.
Tom: Mmmmmmmpfffff. Quoi encore? Sommeil moi merde...
Mlle Hagen: Vous voulez bien ouvrir la main?
Tom: Trop de bruit, barrez vous tous.
Mlle Hagen: Tom, je vais vous retourner vers moi, d'accord? Vous vous laissez faire?
Tom: D'accord mais vous faites chier.
Mlle Hagen: Je sais.

Elle l'attira tout doucement à elle, le tourna. Pour suivre le mouvement, il lâcha Steven qui s'écroula par terre en braillant. Il essaya de sortir au plus vite mais Gustav et Georg ne l'entendaient pas de cette oreille.

Mlle Hagen: Maintenant, Tom, on va vous laisser dormir.
Tom: C'est pas trop tôt. Et Bill, pourquoi il est pas avec moi?
Mlle Hagen: Bill n'a pas le droit de vous voir tant que vous êtes pas réveillé.
Tom: Salope.

Mlle Hagen hocha la tête en souriant. Gustav et Georg avaient encore envie de rire, par contre, Stephen était blanc comme un navet. Mlle Hagen refit le tour du lit.

Mlle Hagen: Bon, allez, on bouge. Elle eut un sourire narquoi pour Stephen et lui posa la main sur l'épaule. Je suis sûre qu'on a plein de choses à se dire, tous les deux!

Stephen passa du blanc au vert et ça faisait plaisir de le voir comme ça, et de se dire que dans pas longtemps, les deux autres petits cons de David et Richard auraient la même couleur. Gustav et Georg sortirent les premiers, Mlle Hagen poussa Stephen devant elle et fermait la marche. Une voix pâteuse et endormie la retint.

Tom: Hagen?
Mlle Hagen: Oui?
Tom: Même si vous êtes une salope, jvous n'aime quand même.
Mlle Hagen: Je sais, Tom. Moi aussi je vous aime.

Apparemment rassuré, Tom tomba dans une phase de sommeil plus profonde.

Dans le couloir, ils tombèrent sur Kristian et Franziska.

Mlle Hagen: Bah? Qu'est-ce que vous faites dans le couloir?
Franziska: Pour éviter que Kristian ne viole Bill.
Kristian: Ouais, parce que toi tu serais restée sage...
Franziska: Plus sage que certains en tout cas...
Gustav: Jpeux savoir ce qui te prend Franziska?
Franziska: De quoi?
Gustav: Cette haine dans tes yeux...

Franziska rougit, Mlle Hagen fut interloquée un instant, mais elle avait mieux à faire. Elle fit un petit signe à Kristian et lui parla dans une langue qui ressemblait à l'allemand mais qui n'était pas de l'allemand. Seul Kristian comprit. Il afficha un large sourire. Franziska, elle, amorça une crise de nerfs.

Franziska: Ah, non, ça ne va pas recommencer!
Georg: Gné?
Franziska: J'en ai marre de vous entendre parler yiddish!
Mlle Hagen: Comment oses-tu me dire ça? Moi dont la famille a vécu l'enfer voire au-delà pour pouvoir parler cette langue aujourd'hui?
Kristian: Sans parler de la mienne, oh.

Stephen atteignit le dernier degré de la peur. Et en plus Mlle Hagen était Juive. C'en était fini de lui. Et aussi de David et Richard, dans la mesure où ils les chargeraient un maximum histoire de pas trop s'en prendre dans la gueule.

Franziska avait encore rougi sous le reproche de Franziska et le regard désapprobateur de son petit frère.

Mlle Hagen: Bon, ben j'amène ce monsieur chez le proviseur.
Georg: Vous voulez de l'aide?
Mlle Hagen: Non, c'est bon, je vais très bien y arriver.

Elle fit coucou de la main avant de pousser Stephen en direction du bureau du proviseur.

Kristian, le plus sérieusement du monde: Shalom.

En récompense il eut un clin d'oeil joyeux de Mlle Hagen et afficha un large sourire.

Franziska, dès que Mlle Hagen fut hors de vue: Qu'est-ce qui te fais marrer comme ça?
Kristian: Peut-être le fait que, quoi que tu fasses, elle ne pourra jamais me haïr...

Georg et Gustav échangèrent des regards interrogateurs.

Kristian: Bon, faut que j'y vais moi, j'ai un hôpital à gérer, haha.

C'est vrai qu'au vu de sa tenue, on l'aurait plus vu comme membre d'un groupe de pop rock pratiquant le visual key (allusion à peine voilée à cinema bizarre, en même temps il s'appelle pas Kristian pour rien, mouah ah ah) que directeur d'hôpital, mais bon. Fallait de tout pour faire un monde.
Il se tira en trottinant sur ses petites papattes davidbowiesques.
Franziska, un peu en rage, alla récupérer ses affaires dans la chambre de Mlle Hagen. Au passage, elle nota que Bill avait les yeux grands ouverts.

Franziska: Vous dormez pas?
Bill: Non. Mais vous inquiétez pas, je suis bien.

Du coup Franziska ressortit et là elle vit les deux mains de Georg posées sur les épaules de son frère, elle enregistra l'image mais elle n'y réfléchit pas tout de suite, elle la gardait pour plus tard.
Gustav ne rougit même pas.

Franziska: Faut que j'y aille aussi. Par contre, Bill est bien réveillé, et il n'a pas le droit d'aller voir Tom tant qu'il dort, alors...
Gustav: Bon, on va voir s'il a besoin de compagnie.
Georg: Ah bon?
Franziska: C'est gentil les garçons. A plus Gustav, je t'appelle avant la fin de la semaine, promis.

Et elle partit en courant. Peut-être était-ce de peur d'une confrontation avec Scar, qui lui aurait demandé des comptes sur son attitude avec Kristian, peut-être avait-elle réellement quelque chose d'urgent à faire.
Les deux G se retrouvèrent seuls dans le couloir, Gustav se dirigeait vers la chambre de Mlle Hagen.

Georg: Tu fous quoi, là?
Gustav: Ben, on va pas voir Bill?
Georg: On est obligé?

Gustav le regarda sans comprendre. Puis il eut une illumination.

Gustav: Non Georg, non. On ne va pas faire des cochonneries. Pas maintenant.
Georg: Mais euh!
Gustav: Patience... On se retrouvera ce soir.
Georg: J'te préviens, tu me parles de chasteté et je te désintègre.
Gustav: Oh non, t'inquiète pas, niveau chasteté je suis guéri. Mais là, je me sens pas prêt.
Georg: Ok.
Gustav: Tu m'en veux?
Georg: Nan. J'te comprend. Allons voir Bill. On se parlera de nos mutuelles frustrations.
Gustav, mort de rire: Ah, que tu es con, tiens.

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 08:53

Modifié le mardi 05 mai 2009 18:20

Chapitre 34. Fierté arc-en-ciel

Chapitre 34. Fierté arc-en-ciel
Or donc les deux G's pénétrèrent la chambre de Mlle Hagen désormais devenue le dernier salon où l'on cause. Ils y trouvèrent la réplique à l'identique de ce qu'avait dû être la chambre de Mlle Hagen quand elle était adolescente. Des posters, des porte-encens, des livres partout, un lecteur CD, un ordinateur portable protégé par une housse en velours à fleurs (bon, d'accord, aucun ado normalement constitué ne fait une housse pour son pc. Mais comme je l'ai fait, hein, pourquoi pas Mlle Hagen?), et même un garçon androgyne en boxer avec le dos recouvert de pansements étendu sur le lit. Tout avait l'air parfaitement à sa place, ça faisait bizarre. Bill allait parfaitement avec le décor.

Gustav: Toc toc...
Bill: Gné? *se redresse un peu et regarde derrière. Oh, Gusti et le ptit hobbit! Coucou!
Georg (outré): "Le ptit hobbit"?
Bill: Bah quoi?
Georg: Rien. J'ignorais juste que je mesurais un mètre zéro deux et que j'avais les pieds velus.
Gustav: Boh, fais pas cette tête... C'est mignon les hobbits...
Georg: Ben tiens, vous trouveriez ça mignon si j'appelais Bill Betty Boop et toi Edouard le Nounours?

Bill et Gustav restèrent ahuris. Puis éclatèrent de rire. Georg bouda encore quelques secondes et finit par rire avec eux.
Bill opéra un saut de carpe pour se mettre sur le dos et s'asseoir en même temps, allongé sur le ventre c'est sûr que c'était pas giga pratique pour taper la causette. Georg alla s'asseoir en tailleur, sur le lit, en face de Bill, en ayant pris le soin de retirer ses chaussures. On était chez Mlle Hagen quand même.
Gustav pris la chaise de bureau qu'il rapprocha du lit.
Bill tendit le bras pour attraper son sweat Snoopy, l'enfila, ramena ses genoux contre sa poitrine et les planqua sous le sweat.

Gustav: Ah mais c'est pour ça qu'il est totalement informe tout sweat! Si tu te roules en boule dedans...
Bill: Oui bon ça va! T'as jamais fait ça avec tes pyjamas?
Gustav: Je sais pas, je porte que des nuisettes en dentelle pour dormir...

Georg se mit à hurler de rire. Faut dire qu'imaginer Gustav en nuisette... Et pourquoi pas le prof d'histoire en tutu, tant qu'on y était?

Bill: Boh, de toute façon, qu'est-ce que ça peut foutre les fringues.
Georg: Venant de toi, ce genre de phrase me tue.
Bill: Tom il le trouve trop moche mon pull.
Gustav: Ben faut quand même avouer qu'il est pas très esthétique.
Georg: En parlant de Tom, il faut absolument qu'on te raconte un truc...

Et ils racontèrent. Bill faillit bondir du lit pour aller péter la gueule à l'enflure de Steven qui avait voulu massacrer Tom comme il l'avait fait pour lui. Georg le rattrapa par le bras.

Georg: Attends, on a pas fini... Il est en train de se faire déchirer la tête à l'heure qu'il est, alors écoute nous plutôt, tu vas te marrer.

Et en effet, il se marra. Comme une baleine.

Bill: Vous croyez qu'il va rester toute sa vie avec une voix de castra?
Georg: Je crois que comme c'est parti, on va plus avoir beaucoup l'occasion de l'entendre parler.
Bill: Oh?
Gustav: Ouais, y a un bruit qui court comme quoi lui et les deux autres cons auraient une légère tendance à vénérer les machins nazis.
Bill: Houla, ça va pas plaire à Mlle Hagen ça!
Georg: Au proviseur non plus, apparemment.
Bill: C'est trop génial!

Dans la chambre de Bill
POV Tom
Bouuuuuuuh j'ai bien dormi... Faudrait que je me lève... Pas envie! Boh, et après tout, ça n'a pas sonné. Donc, dodo.
Nan, faut quand même que je me lève, j'ai soif. Et d'abord, il est où Bill? Allez, un effort, ouvre les yeux... Maiiiiiis! Y a trop de lumière! Il doit être tard. Allez, deuxième essai...
Bon, c'est déjà mieux, mais il est où, Bill? S'ils m'ont endormi pour l'emmener à l'hôpital, ça va mal se mettre!
J'essaie de me lever et de marcher, mais ça toune tout autour de moi, j'ai l'impression d'être dans un clip de Marilyn Manson, c'est pas désagréable mais j'aimerais bien que ça s'arrête!

Sweet dreams are made of this
Who's ever mind to disagree


Tout en m'appuyant au chambranle de la porte en attendant que le réalisateur du clip de Sweet Dreams version Manson me sorte de la tête, je me dis que Bill ne connaît certainement pas, et qu'il faudrait que je lui fasse écouter. Je vais choisir des chansons bien soft au début pour ne pas le choquer. Coma white devrait lui plaire.
Ah, enfin, le sol a retrouvé sa stabilité, les murs sont droits, et moi je tiens debout tout seul comme un grand! Yes! Bien joué Tom.
Deuxième étape, j'ouvre la porte. Je sais que je suis en slip et je sais pas ce qu'il s'est passé pendant mon sommeil, mais je crois que j'ai fait des rêves érotiques, et j'ai dû me jouir dessus parce que je sens comme on sent Bill et moi après avoir fait l'amour. Mais je me laverai quand j'aurais retrouvé Bill.
Le couloir est désert, j'entends des voix étouffées, mais je ne saurais pas dire si c'est dans ma tête ou dans les chambres.
Je crois vaguement me souvenir que Bill n'était pas avec moi pour qu'on se repose tous les deux, quelle connerie, il n'y a qu'ensemble qu'on est bien, fallait vraiment que je sois à l'ouest pour me laisser faire. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis terrifié à l'idée de le perdre.
J'ouvre la porte de ma chambre. Vide. Je sens comme une boule se former dans mon ventre, je cavale jusqu'à la chambre de Mlle Hagen, j'ouvre sans frapper, elle va m'entendre celle-là, on avait dit qu'il n'irait PAS à l'hôpital!

Moi: Mlle, OU EST BILL?
Georg: Bonjouuuuuuuur!
Bill: Alors, t'es réveillé ou tu dors encore?

Oups, boulette. J'ai failli taper une crise de nerfs pour rien moi. En attendant, qu'est-ce qu'il entend par "t'es réveillé ou tu dors?". Et voilà que Gustav se lève, se plante devant moi et me regarde dans le fond des yeux. Non mais, il se sent bien.

Gustav: Nan, c'est bon, ses pupilles sont fixes, il est réveillé.
Bill: T'as bien dormi mon doudou en sucre?
Moi: Oui mais... Qu'est-ce que vous racontez comme connerie? ça ne se voit pas, que je suis réveillé?
Georg: Pour ne rien te cacher, t'as fait une crise de somnambulisme.
Moi: Ah bon?

J'en suis comme deux ronds de flan moi. J'espère juste que tout le monde ne m'a pas vu me balader en slip en marchant au radar.

Bill: De somniloquisme, très exactement.
Moi: ça veut dire quoi?
Bill: Que t'as parlé au lieu de marcher. Enfin, t'as pas fait que parler, mais t'es resté dans ton lit.
Moi: De mieux en mieux. Et j'ai dit quoi?
Georg: Oh, des tas de trucs très sympa.
Gustav: Tu sais, c'est parce que ton inconscient n'avait plus de retenue, alors t'as parlé disons... Un peu plus ouvertement que d'habitude.
Moi: Racontez moi au lieu de prendre des gants!
Bill: Au début, t'as paniqué parce qu'on m'avait agressé, puis quand on a pu rester allongé ensemble tu t'es calmé, enfin, tu paniquais plus, parce qu'on a fait des... euh... grosses bêtises alors c'était pas trop calm...
Moi: On a fait QUOI?
Bill rouge et embarrassé: Oui je sais, j'aurais pas dû... Maisj'avaistellementenviedetoietpuistumechauffaiscommejamaisalorsj'aipaspum'enempêcher.

Il a dit ça super vite, comme s'il se sentait coupable. Coupable de quoi? Comme si moi j'étais capable de lui en vouloir de m'avoir fait l'amour... N'importe quoi.
Bon, il faut que je dise quelque chose pour le rassurer et lui dire que je ne lui en veux pas.

Moi: Ah mais donc c'était pas un rêve érotique!
Bill: Ben non. Jeferaisplusjesuisdésolé.
Moi: Mais arrête de culpabiliser enfin! Tu sais, pour que ça m'ait marqué comme un rêve érotique, c'est que vraiment c'était bon! Je pourrais même te dire que c'était encore meilleur qu'hier parce que d'après ce dont je me souviens tu m'as enf...
Gustav: STOP! Je ne veux rien entendre de plus! Vous êtes des gros pervers!
Bill: Oui, merci!
Moi: Bref, je ne t'en veux pas Bill, au contraire. Merci de l'avoir fait même si je dormais.
Georg: Pis dis donc Gustav, des pervers euh... Merci quoi.
Gustav: Mais c'est pas par rapport à ça que j'ai dit ça! Juste ça devenait gore et j'avais pas envie d'entendre.
Bill: Vive ta phrase hein Gustav.
Georg: Moh jte taquine mon ptit nounours en miel je sais que t'es un grand sensible.
Gustav: Et que j'ai besoin de temps.
Georg: Et que t'as besoin de temps. Y a pas de problèmes.

Et en disant ça il lui prend la main et genre il la lui serre comme on fait Bill et moi.
Je regarde Bill d'un air interrogateur, apparemment, lui aussi il a du mal à cerner ce qu'il se passe entre les deux. Ou alors on a très bien compris et on se refuse à l'admettre.

Bill: C'est moi ou on a loupé une étape?
Gustav: Nan, vous avez loupé une étape.
Georg: On leur dit?
Gustav: On est ensemble Georg et moi!

Alors là... C'est la plus belle de l'année en même temps ça fait plaisir pour eux, cela dit et l'un dans l'autre, si on fait des émules et que tout l'internat assume la femme qui est en lui, ça va être jovial les nuits ici!
Bref, on félicite les deux G's dans la joie, c'est con à dire, mais je trouve qu'ils vont super bien ensemble.
Dans la joie générale, ils continuent de me raconter ce qu'il s'est passé.

Bill: Ah oui, pis y a aussi un pote à Mlle Hagen qu'est venu pour voir si t'allais bien et qui m'a refait mes points de suture après qu'on ait forniqué comme des bêtes.
Georg: Et c'est là que Mlle Hagen a interdit à Bill de revenir se coucher près de toi.
Moi: Méchante.
Gustav: Au fait, ça m'étonnerait qu'elle t'en veuille, mais tu l'as traitée de salope.
Moi: Quoi?
Georg: Oui, mais juste après tu lui as dit que tu l'aimais.
Moi: De mieux en mieux...
Bill: Faut admettre que tu délires sévère, quand tu parles en dormant.
Moi: Et il est comment le pote à Mlle Hagen?
Bill: Il était habillé plus bizarre que moi avec des manches qui faisait un effet papillon...
Gustav: Plus petit que moi, tout maigre, maquillé, les cheveux longs...
Georg: Un faux air de David Bowie et on pense tous que Mlle Hagen et lui ont fait du badabim badaboum.
Bill: Faudrait qu'ils se remettent ensemble. Il est aussi dingue qu'elle.

On se marre et on jacasse encore un moment, quand on comprend qu'on est tous les quatre morts de faim, parce qu'avec tout ça la matinée nous a filé entre les pattes.
Gustav et Georg sont habillés, mais je suis en slip et Bill porte encore ce putain de sweat mauve. Je cavale dans ma chambre, je saute dans un baggy et dans un T-shirt, n'importe lesquels, faut se dépêcher si on ne veut pas louper le dernier service au réfectoire.
Et à la seconde où je sors Bill paraît sur la porte de sa chambre et là il me scie les pattes complètement, il a mis un jean slim, son T-shirt green day, ses colliers, sa ceinture de cuir, tout bien, et en plus il a réussi à se maquiller, tout ça en cinq minutes.

Moi: Glpfmgllbll.
Bill: C'est bon, ça te plaît comme ça?
Moi: J'adore. Tu t'es même maquillé.
Bill, avec sa petite tête toute mignonne : C'est rien que pour toi...

Avec tout ça, je n'ai même pas pensé à l'embrasser. Je le prends dans mes bras et le serre bien fort contre moi, j'ai l'impression qu'on a été séparé pendant des années, et que je dois rattraper le temps perdu. Je l'embrasse aussi, on prend tout notre temps, bon sang quel baiser, on fait traîner en longueur, Bill gémit, où alors c'est moi, on ne s'arrête que quand vraiment on a plus de souffle.
Puis je me rappelle qu'on a laissé Georg et Gustav et qu'ils en ont peut-être marre de nous attendre. Je prends Bill par la main, et on se dirige vers les escaliers.
Et ce qu'on voit, c'est Georg plaqué contre le mur par Gustav, et tous les deux en train de s'embrasser, comme nous à l'instant.
Ils n'ont pas peur, eux!
Il faut bien dire que personne n'aurait le courage de les agresser par devant, parce qu'ils sont physiquement plus aptes à se battre. Mais Bill et moi, on s'en prendra toujours plein la gueule, parce qu'on nous considère comme des faibles.
Curieusement, cette pensée ne m'attriste pas.
J'ai Bill, qu'est-ce que le reste peut me foutre?

Georg et Gustav se séparent, nous voient, Bill leur sourit, il est radieux, il s'en sort plutôt bien par rapport à ce matin. On marche jusqu'au réfectoire, Georg et Gustav ne sont pas non plus des provocateurs, par exemple ils ne se tiennent pas par la main, mais c'est plus parce qu'ils n'ont pas envie que pour ne pas se faire repérer.
Moi, j'ai envie d'un truc.
Je me rapproche de Bill qui marche à côté de moi, on marche exactement au même rythme, tant mieux, et je passe mon bras dans son dos pour plaquer ma main sur sa hanche.

Bill: Eh ben?
Moi: J'ai envie. Si ça te dérange, j'arrête.
Bill: Ah non, j'aime! Mais on n'est plus trop discrets là...
Moi: Rien à battre.

Il a un petit sourire coquin, puis sa main glisse dans mon dos et va carrément se fourrer... Dans la poche arrière de mon baggy. Toute façon ça se verra pas si je bande, donc...
Et là, on voit deux surveillants encadrer David et Richard et les conduire vers chez le proviseur. Avec Bill, on s'arrête. On les regarde fixement, ils ne vont pas nous louper, collés comme on est l'un à l'autre.
Ils nous voient. David semble vouloir nous foncer dessus, apparemment ça se passe mal pour eux, on les attend, qu'ils viennent pour voir, seulement, la grande baston ne sera pas pour aujourd'hui, les surveillant les rembarrent et ils doivent passer leur chemin.
Je regarde Bill. Il se lèche les lèvres avec un air triomphant, comme s'il allait bouffer la terre entière, et il m'excite un max, sans compter sa main sur mes fesses...

Bill: On a gagné, là, je crois.
Moi: Ouais.
Bill: Tu ressens cette espèce de feu à l'intérieur qui te dit que tu peux tout ce que tu as toujours voulu?
Moi: Oh oui!
Bill: C'est un pur moment Wind of change je trouve

Et c'est clair que c'est la chanson qui me trotte dans la tête depuis le début, j'ai envie de hurler take me to the magic of the moment on this glory night, listening to the wind of change.
D'accord ça parle de la chute du mur de Berlin, mais si la connerie des autres c'était notre mur de la honte à nous? Et si ce mur venait de se casser la gueule ce matin? Et si...

Georg: Mais bordel, qu'est-ce que vous foutez?
Moi: Ah euh... On arrive!

Bill se marre, et on les suit. Juste après avoir passé la porte du réfectoire, je lâche Bill pour qu'on puisse prendre nos plateaux, mais il ne peut se retenir de déposer un petit baiser très léger sur mes lèvres. J'en suis tout ému. Je souris à ses prunelles couleur de café brûlé, et son regard qui gueule JE T'AIME JE T'AIME JE T'AIME... Oh, Bill, je n'en reviens toujours pas que tout ça soit pour moi.

Je ne suis même pas fier d'être gay.
Je suis fier d'aimer Bill.
Et il n'y a que ça qui compte.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 18:17

Modifié le mardi 05 mai 2009 18:20

Chapitre 35. Some more juicy lemon

Chapitre 35. Some more juicy lemon
Les quatres garçons allèrent se caler à une table. Les gugusses chargés de service faisaient la gueule, ils étaient les derniers à venir prendre leur déjeuner, et presque quasiment les derniers à manger pendant le dortoir.
Cependant, et on les comprend, Georg, Gustav, Tom et Bill n'en avaient rien à battre. Quelques uns parmi les élèves restant avaient remarqué la main de Tom sur la hanche de Bill, celle de Bill sur la fesse de Tom, et aussi leur baiser tout mignon à l'entrée du réfectoire, mais personne ne fit de remarque.
Et ils avaient l'habitude qu'on les regarde bizarre.
La conversation allait bon train, ils étaient les rois du monde, qu'est-ce que tu peux faire face à quatre personne amoureuses?
Georg hurlait de son rire de yéti à une blague que venait de raconter Bill, Gustav n'allait pas tarder à se faire pipi dessus à cause de ladite blague et Bill tapait dans le dos de Tom en train de s'étouffer, ne jamais faire rire quelqu'un qui mange du riz à la sauce tomate, on peut vous poursuivre pour meurtre, lorsque soudain Mlle Hagen apparut devant eux, son plateau dans les mains.

- Les garçons, vous me faites une petite place?
- Bien sûr, attendez...


Bill, après s'être assuré que Tom était toujours en vie, que Gustav n'avait pas eu de catastrophe et que Georg connaissait de nouveau le langage articulé, dégagea une place et aida Mlle Hagen à s'installer.

- Pourquoi vous riiez comme ça?
Tom, reprenant péniblement son souffle: Boh, c'est Bill qui racontait une connerie. Dis à Mlle Hagen ta blague, Bill.
Georg: Oh oui, dis lui, elle va adorer!
Bill: Je suis pas sûr...
Mlle Hagen: Mais si, racontez moi! J'ai une conception suffisamment basse de l'humour pour ne pas vous en vouloir si c'est con!
Bill: Nan mais c'est pas ça...
Gustav: Oh, allez, fais pas ton timide, merde!
Bill: Bon... Mlle, qu'est-ce qu'il y a de plus merveilleux que des enfants tournant sur un manège?
Mlle Hagen, du tac au tac: Les arrêter avec une pelle?
Georg: Ah, vous la connaissiez déjà?
Bill: Ben c'est surtout que c'est elle qui me l'a racontée...
Gustav: Eh ben...
Mlle Hagen: Oh, j'en ai une encore plus drôle les garçons.

Les garçons la regardèrent, fascinés.

Mlle Hagen: Il était une fois, dans un pays fort fort lointain, trois petits crétins, une fée lourde du cul, et une louve super sexy.
Georg: La louve, c'est vous?
Mlle Hagen, outrée qu'on l'interrompe: Shhhtttttt vous n'allez rien comprendre sinon.
Tom: Et dans ce cas là, la fée lourde du cul, c'est qui? Le proviseur?
Mlle Hagen: Oui, mais nom de nom, je vais pouvoir la raconter, mon histoire.
Bill: Même si je vous voyais plus comme une fée, on est toute ouïe.
Mlle Hagen, après un dernier regard vexé à Bill: Or donc, les trois crétins eurent la bonne idée un jour de faire la chasse aux gens qui s'aimaient. Ils tentèrent d'abord d'en humilier un premier, mais l'un d'eux se retrouva à l'hôpital pour l'avoir fait. Son absence fut comme une parenthèse enchantée pour les amants. A son retour, les trois crétins décidèrent de se venger. Pas de bol, l'un d'eux est reparti aussi sec à l'hôpital pour lésion testiculaire. Les deux autres furent convoqués dans le bureau du proviseur, euh, de la fée au gros cul, puisque après une fouille rapide de leur antre, on a retrouvé foule d'objets répréhensibles, et une croix gammée tagguée sur un des murs que les parents vont bien rire quand ils vont voir la facture de nettoyage. La fée Double- Fesse, s'appuyant du regard sur la louve super sexy, enfin sur ses nichons parce que quand on est debout l'un en face de l'autre il se les prend dans les yeux, mena son petit interrogatoire, et leur annonça qu'ils pouvaient faire leurs valoches et rentrer chez Mémé, parce que je cite: "vous êtes la honte de notre jeunesse, je ne saurais tolérer qu'on vénère les idéaux nazis dans MON établissement, je ne veux pas d'éléments qui prône la haine, la violence et qui passent à l'acte, en quarante ans de carrière c'est bien la première fois que j'ai envie de gifler un élève.". Et voilà, fin de l'histoire.
Bill: Ooooooh c'est beau...
Gustav: Ils sont virés? C'est vrai?
Mlle Hagen: Yes. Tous les trois. Pfuit, panneau de bois qui pivote, hop hop hop, salut, merci, bonsoir.
Georg: Trop bon.
Mlle Hagen: Oui, ça m'éclate assez.
Tom: Stephen est à l'hôpital pour lésion testiculaire? Pourquoi?
Mlle Hagen, aux trois autres: Vous lui avez pas dit?
Bill: Ah oui, zut, c'est vrai. Dans ton sommeil, il a voulu te faire la même chose qu'à moi, sauf que toi, tu t'es retourné, et tu lui as broyé les burnes.
Georg: Tu voulais plus le lâcher, c'était génial à voir.
Tom: Ben merde...
Mlle Hagen: Nan, mais ne vous faites pas de souci, c'était de la légitime défense, en plus de ça j'ai mis une heure avant de me décider à le décoincer.
Gustav: Le truc trop jouissif, c'est con que tu dormais quoi...

Le repas dura peu de temps. Mlle Hagen mangeait avec voracité, et très vite.

Tom: Vous aviez faim hein?
Mlle Hagen: Ah euh...Oui, pis c'est aussi parce que je suis boulimique moi, à la base. C'est pour ça que je mange vite.
Gustav: Vous êtes toute mince pourtant...
Mlle Hagen: Oui, je vous raconte pas toute ma vie de boulimique, on est à table.

Gustav ne comprit pas l'allusion et allait dire une connerie, mais Bill lui envoya un coup de pied dans le tibia, et lui souffla à l'oreille elle se fait vomir quand elle a une crise alors ta gueule, Gustav hocha la tête d'un air entendu et Georg chercha à changer de conversation.
Ils la regardaient en souriant, leur petite prof de maths. Le moins qu'on pouvait dire, c'était qu'elle se bougeait pour eux. Et puis, elle était la seule à être agréable à regarder.
Quel est le con qui disait "a piece of beauty is a joy for ever"?

Ah ouais, Shakespeare.


Lorsqu'ils eurent fini, Mlle Hagen leur annonça qu'elle avait une folle envie de faire un petit tour, pour décompresser de toute la tension accumulée depuis le matin.
Les garçons lui souhaitèrent une bonne balade, et elle partit en courant vers la sortie.

Gustav: Bon... C'qu'on fait maintenant?
Georg: Bah, j'ai bien une petite idée mais...
Tom: Moi aussi, mais...
Bill et Gustav, faisant semblant de ne pas comprendre: C'est quoi votre idée?
Georg: Déjà, je suis au regret de te dire que Tom et toi n'en faites pas partie...
Gustav: OooO
Tom: Ce qui tombe formidablement bien, puisque pour ce que je veux faire, je ne veux ni toi ni Gustav!
Bill: OooO le vilain
Georg: Bon, puisqu'apparemment tout le monde a compris, on y va?
Les trois autres: Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!

Et ils foncèrent vers le dortoir.
Et ils se ruèrent dans les escaliers.
Et ils ne savaient que se dire.
Mais ils avaient tous compris.
Leurs portes claquaient déjà avec un goût de luxure...

Dans la chambre de Georg et Gustav
Georg poussa le verrou. Quand il se retourna, Gustav le regardait avec un sourire lubrique. Georg se passa la langue sur les lèvres, et au même moment Gustav retira son T-shirt.
Tudieu.
Georg n'était pas de bois.
Oh non alors.

- Georg, est-ce que tu me trouves gros?

Georg ne répondit pas, il se rapprocha du blond, tout doucement, se plaqua contre son dos, ramena les mains sur le torse de Gustav.

- Pourquoi tu dis des conneries pareilles?
- Honnêtement, je sais pas.
- Mais si je t'aime Gustav, c'est justement parce que pour moi tu es parfait...


Il n'en fallait pas plus à Gustav, que ces paroles et ces mains sur sa poitrine, pour se sentir complètement bouleversé. Il se mit à respirer plus fort tandis que les mains de Georg... Oh... étaient partout... Puis le visage de Georg s'enfonça dans le cou de Gustav, et commença de l'embrasser tendrement, lentement, et ses mains se dirigeaient de plus en plus précisément vers son bas ventre...

Ohhhhhhhhh, Georg...
- Tu me dis si je vais trop vite...

Gustav perçut la légère ironie. il décida de montrer à Georg, qu'il n'était pas vierge, qu'il l'aimait aussi, qu'il était capable d'aller aussi loin que lui.
Il se retourna, se retrouva face à Georg, et entreprit de lui retirer son T-shirt. Puis il lança ses bras sur les épaules de Georg, le serra contre lui encore plus fort et l'embrassa passionnément. Georg, un peu surpris d'autant de fougue, finit par serrer Gustav contre lui et caresser les cheveux blonds, qui commençaient à boucler.
Puis Gustav manoeuvra pour conduire Georg sur le lit. Georg se laissait faire en souriant, jusqu'à ce qu'il soit étendu sur le lit avec Gustav à califourchon sur son bassin, qui lui caressait la poitrine avec un sourire lubrique.

- Oh, Gustav...
- Tu n'iras jamais trop vite, Georg...
- Ouh!
couina Georg parce que Gustav venait de lui pincer le téton droit.

Georg regardait son amant sous un jour nouveau. D'où lui venait cette passion, cette fièvre? D'où venait que sa beauté se cristallisait ainsi dans les élans de la passion? puuuuuuuuutain jme kiffe trop pour cette phrase
Georg le regardait, et plaquait ses mains contre les hanches de Gustav, les caressait, et se dirigeait subrepticement vers la braguette de son jean.
Il déboucla tout doucement ladite braguette, cependant que Gustav faisait de même avec la sienne. Gustav se pencha doucement en avant, lorsque sa braguette fut ouverte mais sa virilité non point encore libérée dernière fois que je fais ma version d'ancien français avant d'écrire un lemon, vraiment la dernière, il se pencha en avant et glissa doucement des hanches de Georg pour se retrouver à califourchon sur ses cuisses (califourchonnication powa, pas vrai Hannah?

Gustav commença d'embrasser la poitrine de Georg, de lécher à petits coups de langue rapides entre les puissants pectoraux, de descendre vers le ventre renflé d'abdominaux, et, dans le même temps, de caresser sa virilité au travers du tissu du jean.

- Ooooooooh... Gustav... Tu n'es pas obli...
- Shhhhhhhhht. Laisse moi faire. Je suis prêt, maintenant.


Georg ne se fit pas prier. Il se tut, se détendit, et se laissa complètement aller entre les mains de Gustav, qui descendit encore davantage, tira sur le jean, sur le caleçon, jusqu'à libérer ce qui ne demandait qu'à l'être.
Gustav prit quelques secondes pour la regarder, puis la prit brutalement en bouche et entama le mouvement de va et vient et nom de Dieu constata Georg en commençant à gémir et à se mordre le poing, qu'est-ce qu'il s'y prenait bieeeeeeeeeeen! AaaaaaaaaaaaahhhhAAAAAAAAAAAH!
Hurla-t-il en jouissant.

Gustav se releva doucement en souriant, la bouche pleine. De la main, il fit un geste pour que Georg lui passe le paquet de kleenex, ce qu'il fit en soufflant comme un boeuf.
Gustav prit posément un kleenex dans le paquet, et cracha posément la semence georgienne.

- Putain, Gustav...
- Alors, heureux?
- Oh... C'était trop fort! Comment as-tu pu... Enfin, où as-tu appris...
- Boah, je suis un garçon moi aussi. Comme ça, je peux facilement deviner ce dont tu as envie...
- Alors tu penses que moi j'y arriverais moi aussi?
- Mmh, ça, vois-tu, il faudra que tu me le prouves toi même...


Sourire extra- lubrique. Georg fonça donc vers Gustav, le renversa, ils se retrouvèrent par terre mais peu importe, ils roulèrent sur le plancher, Georg arracha le pantalon à deux mains, le caleçon à pleines dents, et se calma deux secondes avant d'embrasser tout doucement la virilité de Gustav.
Oui, les timides, il faut savoir les brusquer, mais pas trop, parce que sinon il y a toujours le risque qu'ils vous foutent une tarte ou se mettent à pleurer. Ou les deux.
Bref, Georg pris tout son temps, embrassa, lécha, caressa, avant de le prendre carément, et d'entamer le mouvement de va et vient.
Gustav répondait par de violents coups de bassin, à tel point que Georg dû se cramponner à ses hanches pour éviter de se faire éclater la tronche, puis Gustav explosa en hurlant.
Ils restèrent un moment, seuls tout les deux, étendus sur ce plancher, nus, et tout gonflés d'amour...


Dans la chambre de Bill et Tom
Le même mouvement, le même geste, celui d'un garçon qui pousse un verrou et de l'autre qui le regarde faire.

- Bill, j'ai tellement envie de toi...
- Ce matin ne t'a donc pas suffit?
- Ce matin, j'étais inconscient, donc ça ne compte pas!
- Dommage, parce que c'était... D'enfer.
- Forcément... Quand un démon avec des dreads se fout à quatre pattes devant un ange aux cheveux longs...
- Tu te souviens t'être mis à quatre pattes?
- J'ai plein de souvenirs! Seulement à mon réveil, je croyais que c'était un rêve érotique.
- Un ange, un rêve... Oh, waouh.


Tom se rapprocha de Bill et l'embrassa fougueusement. Quand leurs lèvres se séparèrent:
- My sweet prince... You are the one fredonna tout doucement Tom à voix basse

Bill lui passa la main dans les dreads, doucement.
- Souviens toi... Que tu es le seul... Tu es le seul... murmura-t-il à son tour pendant que Tom lui glissait une main sous le T-shirt, et que l'excitation les envahissait et calmait leur émotion.

- Mais tu te trompes, Tom...
- Mmmmmmh... Ah bon?
- Oui... Le démon... C'est moi...


Et brutalement, il tira la langue comme Gene Simmon, le bassiste de KISS, le monstre à la langue de dix sept centimètres (authentique.), prit Tom par la main et le fit basculer dans le lit.
Mais rapidement, sans doute pour compenser tout ce qu'il avait fait inconsciemment le matin, Tom reprit l'initiative et tirant Bill contre lui, et en se débrouilla pour l'étendre sous lui, tandis que lui, Tom, s'appuyait sur ses bras, et le regardait tendrement.

- Avant qu'on commence à se verser dans la luxure...
- Oui Tom?
- Je tiens à te dire que je t'aime.
- Moi aussi je t'aime!


Presque en même temps, Bill commença de déboucler la ceinture qui retenait le baggy et de le repousser vers les chevilles. Sauf que Tom, une fois en boxer, retira rapidement son T-shirt extra large, fit un petit bond de grenouille vers l'arrière, et entreprit de défaire la ceinture, et la braguette, du pantalon slim.

- C'est pas ce... qu'on a fait... ce matin...
- Tu as toujours du mal à respirer quand tu bandes...
- Ooooooooh...
- Garde ton souffle, parce que je vais t'emmener au septième ciel... Mon petit démon...


Bill soupira bruyamment de désir et d'excitation, pendant que Tom descendait tout doucement le boxer, en prenant le plus de temps possible, juste pour voir le ventre de son amant se contracter, sa poitrine s'emballer, et l'entendre gémir... Jusqu'à ce que l'autre en aie marre.

- Tom... S'il te plaît... Va jusqu'au bout...

Tom sourit, baissa encore un peu le boxer, puis caressa la virilité de Bill, avant de la prendre à pleine mains, s'offrant ainsi la vision qu'il n'avait jamais lorsqu'il garda la verge de Bill entre ses lèvres, celle de Bill, s'agitant de plus en plus, et grimpant de plus en plus vite vers l'orgasme...
Lorsque Bill jouit en se cramponnant aux draps, cela fit comme une petite explosion.

- OooooooOhhhhhhhh..... Tom...
- Tu es tellement beau, mon amour.
- C'était bon...


Tom lui laissa quelques secondes, le temps de récupérer un peu. Puis:
- Et maintenant, lève toi, Bill.
- Quoi?
- Allez, debout!


Bill, surpris, mais toujours un peu soumis, se leva sans un mot. Aussitôt, Tom se déshabilla entièrement (notez qu'il ne lui restait plus que son boxer), et alla se placer, sur le lit, à quatre pattes, comme dans son rêve érotique, comme dans ce souvenir de ce qu'ils avaient fait...
Bill se mit la main sur la bouche. Oh, quelle vision toujours sublime... L'érection était revenue, déjà.

- Bill, prends moi...
- Mais Tom... On a plus de lubrifiant...


Tom souleva doucement la tête, et regarda Bill de façon plus lubrique tu meurs.

- M'en fous. Prends moi.
- Tu vas avoir mal!
- Pas avec toi. Je le sais.
- Je ne sais pas si je pourrais inverser les rôles, tu sais...
- Peu importe. Je veux que tu me prennes, je te veux dans mon corps, je veux que tu m'envahisses, que tu sois en moi Bill! Et je ne veux pas autre chose!


Bill se laissa convaincre, et se rapprocha de Tom. Il lui caressa les fesses, et les cuisses, lentemement, et il eut l'impression étrange que tout le corps de son amant VIBRAIT.
Puis il se lécha la main assez longtemps pour la recouvrir de salive, et glissa un doigt dans l'intimité de Tom.
Une légère crispation, mais rien de grave.
Alors il en introduisit un deuxième.
Premier soupir. Laissant ses doigts où ils étaient, Bill, de sa main libre, caressa lentement le dos, le ventre et les cuisses de Tom...
- Respire... Le temps de t'habituer...

Lorsqu'il sentit que Tom se détendait, et que même, il se balançait doucement d'avant en arrière, Bill se retira doucement, se plaça juste bien derrière, et il...
Tom secoué par un spasme énorme, laissa échapper un cri, en sentant Bill s'insérer au plus profond de son être, mais Bill fut très vite rassuré sur ce que ressentait vraiment Tom, parce que le mot que Tom avait crié c'était "ENFIN", cependant que Bill allait et venait le plus doucement possible, pour ne pas le blesser, ne pas le faire crier de douleur, pour l'emmener, oh... si loin...
- Oh oui, Bill, vas-y, continue! hurlait Tom, tellement fou de jouissance qu'il ne connaissait plus de limites, et bientôt Bill le rejoint, et leurs voix se mêlent, et l'orgasme explose entre eux, brusquement, brutalement, et pratiquement, sans limites...

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Mes lectrices que j'adore.
L'heure est grave.
Alors que je m'étais promis de ne pas réclamer de comms, en faisant ce double lemon (parce que c'est un double lemon, faut pas déconner), je me suis dit que j'avais le droit de taper un caprice.
D'abord, quand je vois le nombre de visites, je me dis que mon caprice, c'est pas la mer à boire, non plus.
Donc...
Et avant de faire un machin tout beau avec des liens parce que parmi les assidues d'ici il y a des grosses malades de la vie que j'adore...


Je veux 100 comms sur ce chapitre avant de vous mettre la suite! Na!
Et si vous voulez être prévenues, vous me le dites sur ce chapitre, comme ça je mets à jour ma liste, parce que je m'y perds un peu là.

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 19:27

Modifié le mardi 05 mai 2009 18:20

Merci pour tout mes loutres

Alors,
Ayant fait un caprice de réclamer 100 comms, en me disant bon, ben j'ai au moins jusqu'au week end prochain pour mettre la suite force est de constater que:
- Il ne vous a fallu que deux- trois jours pour les mettre, ces comms, voire plus si affinités
- Ma suite n'est même pas prête, et là, je trouve que je crains un max.

De plus, si lesdits comms ont été mis (merci l'ancien français), c'est grâce à plusieurs dingues de la life, dont:

La reine de la califourchonnication et du lemon céréalier à base de smacks! Et qui apparemment a risqué sa connection internet ainsi que le bon déroulement des relations parentales (surtout maternelles en fait) pour rajouter des comms ici, donc, à poil toi ma grande! Je précise aussi que son prénom peut se lire à l'envers et que c'est pour ça que je me gourre pas quand je l'écris!


La supra queen du clash emo/ bad boy, du bavage sur clavier et du ptit commentaire entre crochets à mourir de rire. Elle m'a dédié un de ses lemons, comme de juste grave bandant et tout plein de cochoncetés. De surcroît, elle est également la supra giga queen de l'expression de la mort qui tue


La fille qui n'a pas peur de se dire asociale et qui a une photo gore mais trop kiffante en fond d'écran


Celle dont je kiffe trop le blog en général et la photo de chat en particulier


La nounours qui écrit des fics toutes mignonnes (au sens non-mièvre du terme, on n'est pas au pays de Candi chez elle, loin de là n'empêche que c'est bien écrit)


Celle que je vais bientôt bombarder de comms parce que j'ai envie de lire la suite et qui est une terrible sadique mais on lui pardonne parce qu'elle écrit bien


Celle qui a un blog bien sympa avec des vidéos supra chouette et qui a mis les derniers commentaires et m'a même recruté une lectrice





Voilà. Plus tous ceux qui sont passés, et qui m'ont lue sans rien dire. Plus miaka, qui n'a pas de blog, donc pas moyen de lui mettre un lien.
Plus toutes celles que j'oublie systématiquement de prévenir et qui doivent revenir d'elles mêmes.
Merci pour tout les filles. Vous êtes vraiment des amours. Même si vous êtes timbrées jvous adore, c'est pas beau ça? En même temps je suis un peu timbrée aussi
Et je vous mets ma suite dès que possible, bien sûr.

# Posté le lundi 13 octobre 2008 15:05

Chapitre 36. Yuri interlude

Chapitre 36. Yuri interlude
Lorsque Bill se retira, Tom roula sur le côté, et Bill paniqua légèrement en voyant son teint livide, son regard fixe, avant de paniquer complètement en voyant qu'il avait du sang sur la verge.

- Oh mon Dieu... Tom! Tu m'entends?

Bill se pencha vers Tom et lui secoua doucement l'épaule.

- Bill... C'était trop bon...
- Arrête de dire des bêtises! Tu saignes et je t'ai blessé, ça se voit que tu as mal!
- Oui, j'ai mal mais bon... Comparé à la jouissance... Je trouve que ça vallait le coup...
- Oh mon Dieu, je suis un monstre.


Tom se retourna tout doucement vers Bill, lui prit la main en souriant, et le força à s'asseoir près de lui.

- Bill, je te jure que ce n'est rien. çA va passer.
- Et si ça passe pas? Et si tu meurs d'une hémorragie interne?


Tom éclata de rire.

- Je ne pense pas qu'on puisse discuter calmement quand on a une hémorragie interne. Mais c'est très gentil d'envisager un cas de figure auquel je ne pensais pas!
- C'est ça, moque toi de moi...
- Allez, panique pas. Plus ça va, moins j'ai mal.
- Il faudrait faire quelque chose, tu as du sang partout sur les cuisses! Tom, ça me fait peur, vraiment, et...
- Chuuuuuuuuut...


Tom se tortilla pour se rapprocher de Bill, étendu près de lui, et se coucha carrément sur son ventre.

- Calme toi. Je n'ai pas mal, je n'ai pas envie de me lever, j'ai juste envie de rester un peu là, contre toi, juste à se souvenir de ce qu'on fait bien l'amour, tous les deux.
- De... D'accord.


Tom sentait la respiration saccadée de Bill et les muscles de son ventre se contracter contre son visage. Il eut un petit rire.

Bill: Qu'est-ce qu'il y a?
Tom: Tu as la trouille, là, pas vrai?
Bill: Oui. Mais si tu dis que ça va...
Tom: Tu veux que je te dise à quoi tu penses?
Bill: ...
Tom: Tu n'as qu'une envie, c'est aller chercher de l'aide. Tu es mort de peur.
Bill: C'est tout ce sang, sur ta peau. Je me sens mal.
Tom: Alors dis toi que je suis une fille qui vient de perdre sa virginité.
Bill: ...
Tom: Je suis une fille qui vient d'avoir ses règles pour la première fois
Bill: ...
Tom: C'est bon, tu t'es dis tout ça?
Bill: Euh... Oui...
Tom: Alors, ça te fait quoi de sortir avec une fille?

Bill resta silencieux quelques minutes. Puis il sentit que Tom se retenait de pouffer, et il ne put s'empêcher d'éclater de rire.

Bill:Mais qu'est-ce que j'ai fait au ciel pour que mon mec soit aussi con?
Tom: Boh allez, souris! Et joue avec mes dreads, tiens!
Bill: C'est vrai, je peux?


Dans une autre chambre, quelques minutes plus tôt
Lorsque Gloria rentra dans sa chambre, le volume de son MP3 poussé à fond, elle ne remarqua rien. Lorsqu'elle se retourna, la première chose qu'elle vit se fut Franziska, étendue sur le lit. Etendue, non, pas tout à fait, cela aurait été trop simple. Elle était plutôt adossée aux oreillers, les jambes légèrement repliées sous elle, lascivement.
Franziska avait tendu de draps de soie rouge le lit de Gloria. Ses longs cheveux blonds, nuageux, coulaient en cascade sur ses épaules et sa poitrine.
Elle n'était pas nue, non, cela aurait été trop facile.
Gloria n'en croyait pas ses yeux.
Franziska portait une courte nuisette de satin blanc, qui ne devait pas descendre beaucoup plus bas que le haut des cuisses, mais assise comme elle était, l'ourlet de la nuisette remontait beaucoup plus haut. Elle avait aussi des collants en résille blanc, et une minuscule culotte de satin par dessus. Elle était chaussée de talons hauts blancs, hauts d'au moins douze centimètres, achetés pour l'occasion.
Gloria vérifia que le verrou de la porte était mis, à tâtons parce qu'elle n'osait pas détacher ses regards de Franziska.
Franzisa qui, multipliait les sourires coquins et les clins d'oeil obscènes, en roulant des épaules et en écartant sensiblement les genoux.
Gloria avança vers elle lentement, comme s'il y avait des diamants répandus un peu partout par terre, ou alors de tous petits oiseaux tout fragiles...

- Eh bien, Gloria, tu ne dis rien?
- Seigneur Jésus...
- Tant que ça?
- Oh... Franziska... Tu es... Tu es...


Gloria en avait le souffle coupé.
Franziska se cambra un peu, et Gloria pouvait presque sentir son sexe palpiter contre sa culotte.

- Tu ressembles à un lys blanc dans un petit coeur de sang.
- Allez, viens près de moi.
- Attends... Il faut profiter de l'instant.


Gloria décida de prendre son temps, en dépit de l'excitation qui la submergeait. Elle retira son pull et son T-shirt, mais préféra rester en jean et soutien gorge encore un moment. Elle ramena une boucle derrière son oreille, et se mit à genoux aux pieds du lit.
Elle saisit Franziska par la cheville, et frotte son visage contre la pointe de la chaussure.
Franziska était aussi troublée qu'elle.

- Oh, Gloria...

Gloria lui fit un beau sourire et commença de déboucler les talons hauts. Elle les retira doucement et les lança d'un geste preste derrière son épaule.
Les chaussures firent un bruit mat qui éclata dans la pièce.
Gloria repoussa ses cheveux en arrière, et se pencha en avant, butant du front, du nez, de la joue contre les pieds délicats gaînés de résille. Franziska se tortillait de plaisir, elle n'en pouvait plus.

- Déjà? lui dit Gloria, l'air moqueur, quand, sentant son visage contre sa jambe, Franziska laissa échapper un premier gémissement.
- Ooooh Gloria, mmh... Viens... grogna-t-elle
- Maintenant? Allons allons. Madame est trop pressée.

Gloria caressa tendrement les jambes de Franziska, elle remontait en même temps tout doucement dans le lit. Lorsque les mains de Gloria furent posées au creux des genoux de Franziska, celle ci écarta les cuisses sans plus aucune retenue.

- Eh bien, Franziska? On ne peut plus se contrôler?
- Ooooh...


Gloria en avait les jambes qui tremblait, mais elle voulait tenir bon. Elle était maintenant à quatre pattes sur le lit, elle força Franziska à serrer les jambes. Franziska se releva à demi, interloquée.

- Mais?
- Couche toi sur le côté et garde les cuisses serrées!
- Sadique!
- Comme tu y vas...


Franziska tournait maintenant le dos à Gloria. Laquelle s'employa à caresser tout doucement le corps de Franziska, tout son corps, elle la caressait du bout des doigts, et Franziska semblait carrément électrisée, elle était parcourue de frissons, elle n'avait qu'une envie, se retourner, ouvrir les cuisses, attirer Gloria à elle, mais elle se retenait, de toutes ses forces, elle obéissait à Gloria, elle s'abandonnait...

- Tu me tortures, Gloria...
- Où serait le plaisir, sinon?
- Mmh... Gloria...


Gloria décida tout à coup de passer à la vitesse supérieure. Elle fit basculer Franziska sur le dos et se mit à califourchon sur ses hanches.
Franziska lui fit un magnifique sourire, et tendit les bras vers les seins de Gloria.
Gloria se pencha en avant, et d'un geste preste, Franziska dégrafa le soutien gorge et libéra les seins blancs aux aréoles roses.
Gloria posa doucement les mains sur la poitrine et le ventre de Franziska, et la caressa au travers du satin de la nuisette. Franziska, à tâtons, déboutonnait la braguette du jean de Gloria.

- Gloria, relève toi un peu, s'il te plaît...

Et elle tira brutalement sur le jean, elle devint frénétique, elle voulait voir Gloria nue, son corps sublime, sa taille ployante, ses cuisses, sa peau marquée par endroit des cicatrices des soirs de cafard...
En moins de rien la nuisette de Franziska vola en travers de la pièce, bientôt suivie du jean de Gloria. Finalement, Gloria l'avait retirée toute seule, pendant que Franziska, couchée sur le ventre, la regardait faire en souriant.
Ensuite, Gloria retourna d'un bond dans le lit, et glissa la main entre les cuisses de Franzisa, contre la culotte, et la caressa, doucement, puis de plus en plus vite, de plus en plus fort, Franziska gémissait et mordait un coin d'oreiller pour s'eempêcher de hurler de plaisir.
Puis Gloria retira sa main.

- Non... T'arrêtes pas!

La culotte de Franziska avait des attaches sur les côtés, Gloria eut tôt fait de la retirer. Elle eut alors la vision sublime du sexe doré de Franziska emprisonné dans sa cage de résille blanc, elle en eut quasiment le souffle coupé. Puis, frénétique, elle fit rouler le haut du collant, dévoilant le petit ventre blanc, les hanches délicates, et le triangle interdit d'une petite toison blonde...
Franziska n'en pouvait plus, elle remuait les cuisses, pour se débarrasser de son collant, ses yeux appelaient au stupre, à la luxure, une fine goutte de sueur perlait à ses tempes et une autre lui coulait entre les seins...
Gloria sut alors que c'était le moment, l'instant idéal, elle écarta brutalement les cuisses de Franziska et plongea en avant et planta sa langue dans la fente blonde et sacrée.
Franziska s'agita de plus en plus, mais Gloria cramponnait ses hanches, leur va et vient prit un cours régulier, jusqu'à ce que Franziska explose de jouissance, un orgasme qui laissa de longues traînées brillantes sur le visage de Gloria.
Lorsque Franziska avait un orgasme, elle avait un espèce de regain d'énergie. Elle prit Gloria aux épaules et la bouscula vers l'arrière, arracha la culotte et se rua contre le sexe de Gloria, labourant à grands coups de langue, pétrissant en même temps les hanches, les seins, le ventre de Gloria, elle avait douze mains, et Gloria ne dominait plus rien, ne contrôlait plus rien, et quand elle poussa un cri sous le coup de l'orgasme, elle n'était plus capable de se redresser...
Franziska avait épuisé toutes ses ressources d'énergie. Elle s'écroula à côté de Gloria.

- Hé, ho, Gloria!
- Mmh?
- Tu t'endors pas quand même?
- Non, mais bon... Pfiou...
- Merci. Toi, tu as juste été parfaite.
- Non, c'est toi qui l'a été. Ces draps, ta tenue... Jusqu'à ton parfum, ta posture, tout était impeccable. C'était trop Franziska. Je suis par terre.
- Prends moi dans tes bras.


Gloria embrassa les cheveux de Franziska en la serrant contre elle. Elles restèrent, serrées l'une contre l'autre, de longues minutes, jusqu'à ce que Gloria percute que Franziska pleurait.

- Franziska? Mais qu'est-ce qu'il y a?
- Rien... Gloria, il y a quelque chose que je dois te dire...


Elle n'eut pas le temps d'en dire plus. On entendit des coups à la porte, et une petite voix discrète appeler.

Mlle Hagen? J'ai besoin de vous... C'est Bill.



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Coucou vous toutes qui me lisez!
Je ne réclamerais pas de nombre de comms précis pour cette fois, parce que j'ai l'intention de mettre un nouveau chapitre demain! Alors, lâchez vous, mais quoi qu'il arrive, la suite, c'est pour demain.
Pas trop déçues que ce chapitre soit consacré presque exclusivement à Franziska et Gloria?

Autant quand j'ai commencé à écrire cette fic, je ne savais pas du tout où j'allais, je voulais juste écrire, écrire pour me faire plaisir (et vous faire plaisir aussi j'espère). Maintenant, il y a quelque chose de changer. Je sais où je vais, je sais ce que je veux vous raconter. Et j'avais besoin de ce chapitre pour amener le reste de l'histoire, pour planter des indices.
Mais ne vous inquiétez pas, les personnages centraux de cette histoire restent Bill et Tom!

# Posté le samedi 18 octobre 2008 14:43

Modifié le mardi 05 mai 2009 18:21