Et effectivement, après les cours, Mlle Hagen se saucissonna dans sa doudoune qui évoquait de loin une citrouille à pattes, Tom remit son sweat à capuche doublé en moumoute et une veste genre sac à patate molletonné par dessus. Dessous, son baggy et une paire de collants.
Friedrich, sortit de sa chambre pour emprunter des mouchoirs en papier à Georg - il allait mater un porno plus que perturbant et il avait épuisé sa réserve. Il ne put retenir un éclat de rire en les voyant.
Ce que Bill, qui nouait une écharpe autour du cou de Tom, prit très mal.
Bill:
T'as un commentaire à faire?Friedrich:
Non... Putain le duo de choc, mouah ah ah!!!!!!!! Vous allez monter un numéro de cirque?Hahahaha putain jsuis trop drôle par moments jme t... Aïeuh Bill mais t'es dingue???Tom:
Bill arrête tu vas l'estropier!Bill:
Remoque toi encore une fois de mon mec et je t'arrache les couilles à la main t'as compris?Friedrich:
AAAAAAAAH lâche moi!!!!!Mlle Hagen:
KAULITZ!!! çA SUFFIT!Le ton et la voix de Mlle Hagen lui font lâcher prise. Il recule d'un pas, ses yeux sont exorbités par la colère, il est blanc comme un linge et il tremble. Et il a un regard de serial killer. Friedrich se remet doucement en soufflant comme un boeuf, les mains plaquées sur ses parties génitales endolories. Tom panique légèrement à cause de cette lueur de folie meurtrière qu'il a vu dans les yeux de Bill.
Finalement Bill recule encore, marmonne quelque chose que personne ne comprend et va s'enfermer dans sa chambre. Tom fait un mouvement pour le suivre mais Gloria le retient par le bras.
Gloria:
Ni allez pas. Tom:
Mais il a besoin de moi!Gloria:
Non. Pas maintenant. Bill est extrêmement pudique. Il ne veut pas que vous le voyiez en train d'avoir une crise de nerfs. Si vous le laissez se calmer tout seul, ça ira. Tom:
Il a une crise de nerfs, là?Gloria:
Croyez moi, je connais ce regard.Tom:
Qu'est-ce qu'il lui arrive quand il a une crise de nerfs?Gloria:
Il n'en a jamais fait devant vous?Tom:
Jamais. Je croyais qu'il était heureux avec moi. Gloria:
Mais il est heureux! Croyez moi, plus qu'il ne l'a jamais été! Seulement il n'a pas encore guéri de tout, vous comprenez?Friedrich:
Ben comme toi Tom quand tu fais des cauchemars et que tu hurles la nuit. Bon bah jvais me chercher de la neige et la mettre dans un sac plastique. Je souffre. Gloria et Tom le regardent partir vers la sortie en marchant comme s'il avait fait Berlin - Munich à califourchon sur un camion- citerne, ahuris. Comment peut il être aussi con au quotidien et parfois avoir des éclairs d'intelligence?
Puis Gloria prend Tom par la main et l'entraîne vers la sortie. Elle a raison, Bill ne veut qu'un peu de calme. Il ne veut pas que Tom le voit tel qu'il pense qu'il est - un dingue.
S'il savait, s'il était capable de savoir qu'il pourrait incendier la moitié de Berlin et bouffer des souris vivantes, ça n'empêcherait pas Tom de continuer de l'aimer avec la même force, sans se poser de questions.
Mais ça, il ne le sait pas.
Tom se laisse tirer par Gloria mais ça se voit qu'il n'a pas du tout envie d'y aller, même si c'est pour le bien de Bill il n'arrive pas à partir de son plein gré. Arrivés devant la Cadillac bleu ciel, il bloque et refuse de monter, même si Gloria lui ouvre la portière et le pousse quasiment dedans.
Tom:
Hey, hey, hey, attendez, qui vous dit qu'après s'être calmé Bill aura pas besoin de moi?Gloria:
Parce qu'après une crise, il est tellement épuisé qu'il a besoin de dormir. Tom:
Et alors?Gloria:
Et alors j'ai bien dit dormir, j'ai pas dit baiser. Tom:
Vous êtes vraiment hyper classe. Gloria:
Vous allez pas me faire la gueule en plus?Tom:
Je veux voir Bill! Gloria:
Ecoutez, si vous avez un besoin pressant, je peux attendre deux minutes. Tom:
Mais j'ai pas envie de faire pipi... J'ai dit que... Oh... Je viens de comprendre. En gros Gloria lui dit que s'il veut se masturber elle peut l'attendre, mais elle dit ça comme si Tom avait besoin de Bill comme on a envie de pisser... Je sais pas si je suis très claire mais dans ma tête, c'est drôle. Gloria:
Elle venait de loin, hein? Mais c'était drôle.Tom:
Vous êtes une obsédée et c'était pas drôle. Gloria:
N'importe qui ayant perdu sa copine et n'ayant pas joué au grelot joyeux dans l'écrin d'écume depuis deux mois serait obsédé, et c'était drôle. Tom:
Non.Gloria:
Si. Ils se regardent, ils explosent de rire, mais dans la minute qui suit Tom redevient livide et croise ses bras sur son ventre. Il a peur pour Bill. Gloria est à deux doigts de lui céder et de le renvoyer au dortoir mais Tom lui fait signe de démarrer. Au même moment, le portable de Gloria sonne dans la poche de sa veste. Sans demander la permission, Tom saute sur elle, lui arrache le portable de la poche et décroche.
Gloria:
Eh, oh, il a craqué son slip celui là?Tom:
BILL??? COMMENT TU VAS? Ah, c'est vous Kristian... Ouais elle est à côté oui. Oui... Oui... Oh ben je pense que oui parce que moi aussi... Oui! Attendez....Tom se tourne vers Gloria. Il vient juste de lui chourrer son téléphone mais il fait comme si tout était parfaitement normal.
Tom:
C'est Kristian, il demande si ça vous fait souci s'il vient au mariage dans une tenue bizarre. Gloria:
ça me ferait encore moins souci si je pouvais y répondre moi même. Tom,
rouge de honte:
Désolé. Il lui tend le téléphone. Gloria reprend son bien et répond.
Gloria:
Coucou Lust, c'est moi... Oui, il m'a dit. Mais bien sûr, tu viens dans la tenue que tu veux. En plus, t'en as pas des tenues "normales"... Non, ma salopette avec les hippopotames ça ne compte pas... D'abord parce que je ne te pardonnerais jamais de rentrer encore dans la salopette que je portais quand j'avais dix ans, et ensuite parce que... Mais non, je... Eh oh j'ai pas choisi de faire du bonnet D, abruti va! Ouais, attends, j'ai un double appel... *Tût* All...Tom
lui arrachant de nouveau le portable des mains:
ALLO BILL COMMENT TU VAS MON AMOUR? Georg? Mais pourquoi t'appelles Mlle Hagen, trou du cul?... Pour faire parler les cons? Ouais, eh, sois poli, sinon je te... OH PUTAIN çA Y EST VOUS AVEZ LES PAPIERS OFFICIELS????? Ouais d'accord je te la passe. Il tendit le portable à Gloria, tellement excité qu'il en oubliait d'avoir honte.
Gloria:
Oui je sais Georg, vous êtes sourd d'une oreille maintenant... Oui, c'est vraiment formidable. C'est pas comme si on attendait ça depuis longtemps. De? D'accord. Prudemment, elle mit le portable hors de la portée de Tom.
Gloria:
Tom? Je vais raccrocher avec Georg et reprendre ma conversation avec Lust. Tom:
D'accord mais pourquoi vous me dites ça?Gloria:
Parce que j'ai peur qu'à la troisième tentative vous finissiez par réussir à m'arracher le bras. Alors pitié, c'est encore de la main droite que je joue le mieux au bigorneau taquin et à l'abricot fendu, donc si vous pouviez me la laisser encore un peu...Tom:
Ok, ok... Vous avez encore combien de métaphores sexuelles à me sortir?Gloria:
Mmh... Je sais pas trop, ça vient au feeling!Tom:
Pfff...Gloria,
riant comme une conne:
Hihihi!Tom,
qui boude:
J'vous rappelle que Kristian vous attend...Gloria:
Mouah HAHAHAHA... Ah ouais merde, Kristian... Allo, ma boule de poils?Tom se passe la main sur le visage. Gloria et ses surnoms débiles... Finalement pour pas le saouler avec sa conversation, Gloria sort de la voiture et marche tout en parlant. Elle tourne pas mal en rond et ça fait bizarre, à un moment Tom la voit danser le madison, il se demande ce qu'elle fout. Jusqu'à ce qu'un murmure étouffé lui parvienne.
*Tom... Ouh ouh... Tu m'entends?*
Tom sursaute et regarde tout autour de lui. Mais la ceinture de sécurité le bloque et il se croit tout seul dans la voiture. Pourtant, il a entendu la voix de Bill, il a pas rêvé!
Tom:
Bill? C'est toi?* Oui... C'est moi... Tu m'entends?*
Tom:
Bah aussi bizarre que ça puisse paraître, oui, je t'entends? Qu'est-ce qu'il se passe, t'as mis de la drogue dans mon café ou on est télépathes?* Y a plus simple comme explication... Monsieur film d'horreur... Je suis de l'autre côté de la portière...*
Cette fois Tom se retourne en détachant sa ceinture, et voit Bill, mort de rire, debout à côté de la portière. Il râle et ouvre enfin.
Bill se marre, mais il est encore tout pâle avec des énormes cernes, et le même regard que quand il revenait de ses rendez vous du samedi, alors Tom a peur. Tout ça ne fait qu'alimenter la peur panique de Tom de perdre Bill à nouveau. Il reste assis sur son siège, les jambes hors de la voiture, en position d'infériorité donc de soumission à Bill, mais Bill s'accroupit pour se mettre à sa hauteur et prend les mains de Tom dans les siennes.
Tom:
Comment tu te sens?Bill:
Mieux. Je suis même passé devant la chambre de Friedrich pour m'excuser. Tom:
Ah, ok, mais...Bill:
Shhht... Ne dis rien... Je sais ce que ça t'a coûté de me laisser seul. Pourtant c'était la seule chose à faire. Merci. Tom:
J'y ai aucun mérite, c'est Mlle Hagen qui m'a traîné dehors. Bill:
N'importe qui d'autre aurait forcé la porte de ma chambre. Je le sais. Il n'y a que toi pour prendre à ce point sur toi et te sacrifier comme ça. Bill porte les mains de Tom à ses lèvres et les embrasse. Tom en aurait presque pleuré de bonheur mais il ne veut pas. Peu importe la raison, il ne veut pas pleurer. Il l'a trop fait. Mais Bill devine ce qu'il lui arrive et il se redresse, pour prendre la tête de Tom entre ses mains, contre son ventre. Et il sent les bras de Tom se resserrer autour de sa taille.
Tom:
Si tu savais comme je t'aime...Bill:
Moi aussi. Tom:
Je ferais n'importe quoi pour toi...Bill:
Alors dis à ton âme de ne jamais changer.Bill avait parlé le plus sérieusement du monde, et Tom eut un sourire. Il n'avait plus envie de pleurer. Il était tellement heureux qu'il n'avait plus besoin d'en payer le prix. Il posa les mains sur les hanches de Bill et le fit reculer un tout petit peu, pour pouvoir relever la tête et le regarder dans les yeux.
Tom:
Tu veux venir à Berlin avec nous?Bill:
Non, j'ai profité de m'être calmé pour voir comment tu allais parce que je me doutais que vous n'étiez pas encore partis... Mais j'aimerais mieux dormir un peu. Il y a trop de bruit en ville, trop de gens... J'ai peur de pas y arriver. Tom:
Ok mon amour.Bill:
Mais je te fais confiance, tu vas prendre la plus belle robe. Tom:
Au moins la plus bandante. Bill:
C'est pas la même chose?Tom:
Pour nous, si, t'as raison. Bill:
Tu sais, il doit me rester assez de chutes de tissus pour te faire un porte jarretelle et un soutien gorge adapté à ta taille. Tom:
ça dépend, ça te plairait de me voir dans un porte jarretelles?Bill:
J'en salive déjà!Tom:
Bon, ben je vais me soumettre à tes désirs... Maître...Bill:
Tu ne devrais pas me dire ça. Je voudrais dormir, moi, si possible sans rêve!Mais Tom ne répond pas, il passe simplement la langue sur ses lèvres et son piercing et lui adresse son regard le plus langoureux. Bill fait mine de se fâcher, mais en dernière minute il se penche vers Tom et l'embrasse à pleine bouche. Sa langue vient percuter celle de Tom, une délicieuse chaleur l'envahit... Le regard qu'ils se lancent lorsqu'ils se séparent laisse présager que lorsqu'ils auront une minute à eux leurs deux corps ne feront bientôt plus qu'une seule chair.
En attendant, Gloria est remontée dans la voiture et attend patiemment que les deux loulous aient finis. Bill lui fait coucou avant de remonter vers l'internat. Tom, lui, reprend sa position initiale sur son siège, claque la porte, et regarde Bill dans le rétroviseur avec un sourire béat.
Gloria:
C'est marrant, vous avez l'air moins stressé, là...Tom:
Mmh...Gloria:
Ok, j'imagine que je vais devoir attendre un peu avant de pouvoir vous parler de nouveau normalement...Tom:
Mmh... Non, c'est bon. Je vous aime. Gloria ne répond rien et roule. Elle aussi, elle l'aime. Elle les aime. Seulement elle ne sait pas vraiment comment le dire.
KarlMarxStrasse.
La longue avenue de Berlin Est qui mène à la porte de Brandebourg
en tout cas, dans mes souvenirs, c'est celle là.
La boutique de mariage.
Tom et Gloria ont rendez vous pour choisir les robes, avec la responsable de la boutique, Alison, une habituée du 3° Lieu, une boîte de lesbiennes où Gloria avait également ses habitudes.
Dans la boutique, il faut chaud, l'ambiance est feutrée, tout est immense, calme, et mignon. Tom est encore plus impressionné que dans la bijouterie avec Georg.
Dès qu'ils sont rentrés, Alison leur saute sur le poil. Elle est grande, avec des talons hauts qui la grandissent encore, des cheveux courts et bouclés, noirs, un tailleur encore plus classe que ceux de Mlle Hagen, et en plus, elle, elle porte des collants à sa taille. Et puis elle est hyper bien maquillée. Bref, rien à redire. Et elle prend Mlle Hagen dans ses bras.
Alison:
Hey, chérie, t'es juste à l'heure! Et qui est ce jeune homme?Gloria:
Mon élève, Tom. Il va m'aider à choisir. Alison:
Alors, tu m'as dit, il faut les robes des demoiselles d'honneur, et le costume des mariés, on s'en occupera plus tard. Gloria:
Oui. C'est ça. Alison:
Bon, viens, je t'ai préparé une sélection. Elle prend Gloria par la main, un geste pas du tout professionnel et l'entraîne vers le fond du magasin. Tom ne dit rien tellement il est ahuri. Il y a une pièce de la taille des chambres à l'internat, avec des tenues accrochées à une longue penderie, un banc pour s'asseoir, une cabine, une tablette devant le banc, tout ça à l'écart du reste du magasin.
Alison:
Il parle pas le petit jeune homme?Tom:
Ah bah, euh...Gloria:
Il est un peu impressionné. Alison:
ça se voit!En même temps, Tom, quand il achète ses baggys, c'est limite s'il se change pas au milieu du magasin tellement y a pas de place dans les magasins pour jeunes.
Alison:
Vous voulez un café?Gloria:
Oh oui. Un grand. Tom:
On a le droit?Les filles se marrent discrètement, pour pas vexer. Tom en est au stade où il s'extasie pour tout et n'importe quoi. Alison part chercher le café et Tom se cache derrière Mlle Hagen.
Tom:
Vous avez vu les miroirs?Mlle Hagen:
Ben quoi c'est des miroirs. Tom:
Non ça c'est pas des miroirs normaux, on se voit en entier dedans!Tom trottine jusqu'à la cabine d'essayage, tire le rideau et rentre.
Tom:
Mlle Hagen, y a un souci!Gloria:
Quoi, qu'est-ce qu'il y a?Tom:
Il faut dire à Alison qu'elle nous a mis dans le coin aménagé pour les handicapés. Gloria:
Jamais de la vie, la cabine pour les handicapés physiques c'est la première en rentrant dans le magasin! Tom:
Mais c'est beaucoup trop grand ici!Gloria:
Regardez, dans toutes les cabines ou toilettes pour handicapés, il y a une poignée fixée au mur pour aider à se lever. Vous en voyez une? Non. Donc voilà. Tom:
Putain...Alison était déjà de retour, avec un plateau, deux tasses, deux soucoupes et une cafetière, tout ça en porcelaine. Tom ouvre des yeux énormes.
Alison:
Si je vais vous chercher un coca, vous vous sentirez plus à l'aise?Tom:
Non, c'est bon, mais qu'est-ce que vous voulez, je m'attendais pas à ça. Alison:
Bon, je vais vous montrer quelques robes. Voilà, ça c'est un modèle classique, couleur pêche avec des parements bleus. Pour que Tom ne se sente pas trop con, Alison s'adresse à lui. Gloria reste derrière et farfouille dans le reste de la penderie.
Alison:
Dès que vous voulez essayez, vous dites, d'accord?Tom,
d'une voix minuscule:
D'accord...Grand traumatisme du shopping: ne pas trouver ce qu'on cherche, sans avoir ce qu'on cherche exactement. Mais Alison ne se dépare pas de sa patience et continue. Une heure se passe.
Alison:
Ce modèle ci n'est plus du tout classique, regardez. Et là, Tom voit, une robe dont le haut fait comme un corset en satin bleu avec des lacets en cuir noir, une bande de dentelle bleue en guise de manches et la jupe, plissée, à carreaux noirs et bleus, serrée à la taille mais évasée vers les genoux, la jupe même qu'on a envie de retrousser devant son homme.
Tom:
Stop. C'est celle là qu'il faut. Alison:
Vous voulez l'essayer?Tom se tourne vers Mlle Hagen.
Tom:
Je peux?Gloria:
Evidemment!Tom:
Elle vous plaît?Gloria:
Beaucoup.Alison:
Tu veux en essayer une comme ça aussi?Sans attendre la réponse, Alison sort une deuxième robe et la tend à Gloria. Il y a deux cabines, mais Tom les trouve décidement trop grandes, donc il demande à Mlle Hagen de rester avec lui. Ils ne risquent rien, de toute façon. Un gay et une lesbienne, ils peuvent se montrer à poil l'un à l'autre ça ne posera pas souci.
Ils rentrent dans la cabine. Alison attend à l'extérieur.
Alison:
Je vous mets la radio?Tom et Gloria:
Ouiiiiiiiiiiiii !!!Et elle enclenche la radio. Au milieu d'une chanson. Au début, elle est à un volume trop bas pour qu'on comprenne vraiment de quoi la chanson parle. Mais, au bout d'un moment, Tom s'arrête totalement de bouger. Il est à moitié à poil et Gloria se demande ce qu'il lui prend.
n halber mond versinkt vor mir
war der eben noch bei dir
und hält er wirklich was er mir verspricht
Tom:
ça vous dit rien?Gloria:
Euh... Maintenant que vous le dites... Mais c'est quoi?Tom harponne le bras de Gloria. Il chantonne, à mi voix, avec la radio:
ich weiss dass ich dich finden kann
hör' deinen namen im orkan/ ich glaub' noch mehr dran glauben kann ich nich'...Puis, brusquement, il sort de la cabine, en caleçon mais rien à foutre, en tirant Mlle Hagen, en soutien gorge mais rien à foutre, au moment où Alison monte le son.
ich muss durch den monsun - hinter die welt
ans ende der zeit - bis kein regen mehr fällt
gegen den sturm - am abgrund entlang
und wenn ich nicht mehr kann denk' ich daran
irgendwann laufen wir zusammen
weil uns einfach nichts mehr halten kann
durch den monsun
Tom:
Putain je le crois pas, c'est Durch den Monsun !!!!!!!! C'est notre chanson!!!!!! C'est la voix de Bill, là!!!!!!!Gloria:
Mais comment c'est possible?Tom:
Simmons a envoyé des maquettes, mais je pensais pas que ça irait aussi vite! Putain mais c'est juste excellent, ça déchire ça race, nom de Dieu de nom de Dieu...Il saute dans les bras de Mlle Hagen en hurlant de joie. Tout à coup, son téléphone sonne. C'est Gustav. Lui si calme et mignon d'habitude, il braille tant qu'il peut, pleure de joie, frétille, on entend la voix de Georg qui bieurle aussi derrière. Eux aussi, ils ont écouté la radio.
Tom:
Hey, calme les mecs. Et Bill?Gustav:
Il dort. On attend ton retour pour que tu lui annonces. Tom:
Ok, merci les mecs. Gustav:
Tu sais, ça, plus les papiers offciels du mariage, je chiale comme un veau tellement la vie est belle. Je crois que mon coeur va exploser. Georg:
En plus ils ont bien dit "Tokio Hotel" après la chanson, ouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah gigateuuuuuuuf !!!!!!!!!!!!Gustav:
A POIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIL !!!!!!!!!!!!!!!Après s'être aussi sobrement exprimés, les garçons raccrochent. Tom se tournent vers Mlle Hagen, qui a fini d'enfiler la robe.
Tom:
Ptain vous êtes belle. Alison:
C'est marrant, ça se voit que vous ne pensez qu'à une chose, rentrer. Tom:
Je peux ramener une robe pour montrer à Bill?Alison:
T'façon, faut vous rhabiller un minimum avant de sortir. Joli caleçon d'ailleurs. C'est pas ça qu'on appelle un mini- slip?Tom ne répond pas, il saute dans sa robe et Mlle Hagen n'a même pas le temps de se changer qu'il la traîne dehors. Elle paie, ils repartent avec le bon de commande pour que le reste leur soit livré dans des jolis cartons.
Arrivés à l'internat, Tom se fait sauter sur le poil par Georg et Gustav, qui ne remarquent même pas qu'il est dans une robe que plus féminine tu meurs. Ils braillent tellement qu'ils ameutent tout l'internat.
Alors ils racontent.
La radio, leur chanson, et cela surprend tellement tous les autres qu'ils en oublient de demander à Tom ce qu'il fout dans cette tenue.
Et ils font tellement de bordel que Bill débarque, les cheveux en pétard mais pour une fois ce n'est pas naturel, c'est qu'il vient de se réveiller. Il a encore son doudou à la main, c'est à dire le boxer bleu marine de Tom.
Bill:
Qu'est-ce qui se passe?Et puis, il voit Tom. Il le trouve tellement sexy qu'il en a le souffle coupé. Tom court vers lui pour lui annoncer la nouvelle, mais Bill ne lui en laisse pas le temps, il le pousse doucement pour le plaquer contre le mur, et il l'embrasse goûlument pendant que les bras de Tom se resserre dans son dos.
Tom:
Mmmh... Mmmh... Bill... Faut... Mmmh... qu'on parle...Bill:
Plus tard. Se faisant il glisse ses mains sous la jupe de Tom pour lui caresser les cuisses. Ils sont devant tout le monde, mais les autres discutent tellement de la diffusion de la première chanson de Tokio Hotel à la radio qu'on fait à peine attention à eux. Et pour les autres, pour les hétéros, il y a Mlle Hagen, qui porte la même robe que Tom, pour leur clouer le bec.
Tom parvient enfin à se dégager des lèvres de Bill, lequel lui caresse la verge sous sa jupe, à travers le tissu de son sous vêtement. Il faut qu'il lui dise, tout de même, il avait écrit
Durch den Monsun quand il était encore à l'hôpital, c'était quand même une sacrée revanche.
Tom:
Il y a Durch den Monsun qui est passée à la radio. Bill:
Oh.Tom:
C'est marrant, je pensais que ça te bouleverserait plus que ça. Bill:
Rien ne pourrait me bouleverser plus que toi. Tom:
Mmmh..._____________________________________
Coucou!
Désolée pour le retard en plus j'ai pas le temps de prévenir! Les vacances, c'est trop perturbants. Mais normalement en octobre, tout devrait rentrer dans l'ordre.
Et la suite, je sais pas quand je la mettrais, mais ce sera un lemon. J'en frétille à l'avance.
Bisous!
_____________________________________
SUITE!!!!!!!!!
Bill: Rien ne pourrait me bouleverser plus que toi.
Tom: Mmmh...POV BillOh mon Dieu... Je sais ce que c'est que d'être pédé, je sais ce que c'est que l'inceste, et là, je me livre avec délectation au plaisir que les hétéros et les lesbiennes croient être les seuls à connaître: je glisse ma main sous la jupe de mon amant. La beauté doit être érotique- voilée, et je tremble d'extase en songeant qu'aux yeux de tous, mais caché par le tissu de la jupe, je prodigue à Tom des caresses qui lui font se mordre les lèvres.
Il avait quelque chose d'important à me dire, de très important, mais l'excitation qui monte en lui révulse ses yeux et cloue les mots au fond de sa gorge, il n'en sort plus que des soupirs...
Il y a du satin bleu sur ses épaules nues, j'aime le satin, presque aussi doux que sa peau... La robe a une odeur de neuf qui ne me plaît pas encore mais peu à peu elle va s'imprégner de la chaleur de Tom et elle aura son odeur.
Au début je pensais que j'étais excité parce que Tom dans cette robe se présentait à moi comme une autre personne.
En fait, ce n'est pas vrai.
Dans cette robe que je ne lui avais jamais vue, il se présente à moi comme pour la première fois. Et j'en tremble. Je tremble de cette virginité qui m'est perpétuellement offerte, je tremble de ce désir qui ne s'étouffera jamais, moi qui n'ais jusque là connu que l'incertitude. Je n'ai même pratiquement jamais connu que des choses qui disparaissent, qui se terminent, qui meurent. Et lui, il est là. Une seule minute avec lui vaut des années de souffrance.
Mes caresses se font différentes. Au début, j'avais tellement peur de le perdre que je m'appropriais son corps, sauvagement, je voulais poser mes mains partout à la fois, pour le retenir, pour le faire mien, pour que, en somme, nous ne soyons plus qu'une seule et même chair. Faire l'amour avec Tom ressemble à un combat où personne ne perd, mais un combat tout de même.
Et nous avons encore tellement, tellement à apprendre...
Je caresse adroitement le corps de Tom sous sa robe, et je vois le moment où il va s'abandonner, je ferme les yeux pour l'embrasser, pour glisser sa langue dans ma bouche mais je sens que d'une main, il me serre contre lui, et de l'autre, il me tire doucement les cheveux pour me faire reculer la tête. La chaleur de sa main sur mon crâne me donne l'impression d'être entré dans un monde parallèle.
Tom:
Bill, s'il te plaît, écoute moi bien...Et il me reparle de tout ça, de la radio, et de ma voix qui en sortait, et du bonheur que ça lui procurait, plus que du bonheur, une espèce de revanche sauvage sur son passé, une façon de dire "vous ne m'aimez pas mais dans ce que je fais je suis le meilleur", une façon de dire "maintenant vous saurez qui nous sommes".
Tom:
Tu as bien compris ce que je te disais?Moi:
Mmh...Tom:
Et c'est tout...Il est pour dire "c'est tout ce que ça te fait?" mais je lui coupe la parole en massant doucement son bas ventre avec mon pouce, juste la zone au dessus du pubis et ça lui coupe le souffle.
Moi:
Alors, nous serons bientôt riches, célèbres, adulés, plus forts que Jésus Christ, et les Beatles réunis?Tom:
Mmmh... Mmmmoui...Moi:
Dis le moi...Tom,
à qui le plaisir qui l'envahit peu à peu fait dire n'importe quoi:
Tu seras le plus beau, une foule de gens qui ne te connaissent pas te hurleront qu'ils t'aiment, tu seras enfin écouté...Moi:
Parle moi encore...Tom:
Tu seras traîné dans la boue, on racontera tout sur toi, moi, et nous, mais une horde se lèvera pour prendre notre défense et les jeunes se diront qu'il n'y a que nous qui les comprenons...Moi:
Dis moi encore...Tom:
Que veux tu entendre d'autre?Moi:
Que pour toi, ça ne changera rien...Tom me sourit, ne répond pas et m'embrasse. Ce qui, pour moi, vaut tous les "oui" de la terre. C'est pour ça, tout à coup, j'en ai eu marre d'être en public, dans ce couloir. D'accord, personne ne faisait attention à nous, ou plutôt nous ne faisions attention à personne, mais il y a des choses qui doivent rester cachées.
Comme cette émotion qui m'envahit sans que je comprenne pourquoi et qui remplit mes yeux de larmes. Je voudrais tellement ne plus pleurer. Plus jamais.
J'ai profité de ce que Tom avait un bras passé autour de mes épaules pour le soulever un peu, glisser mon bras sous ses genoux et au final le placer dans mes bras. Il a ouvert de grands yeux étonnés, il ne comprenait pas mais il se laissait faire.
Et je l'ai porté, jusqu'à notre chambre. Il n'y avait pas loin à aller, juste deux ou trois pas, mais je tenais à les faire. Avec Tom. La petite mariée que j'ai toujours voulue.
Et puis je claque la porte d'un coup de pied. Il est temps que les choses sérieuses commencent.
Je couche Tom sur le lit. Quelque chose qu'on a déjà fait des dizaines de fois. Je m'en fous, à cet instant précis, c'est ma première fois. C'est la première fois que je sors de l'hôpital, c'est la première fois que j'aime, c'est la première fois que je désire. Cette fois là, la seule et l'unique. Je n'aimerais jamais personne d'autre que celle étendue sur le lit devant moi. Jamais personne d'autre que Tom.
Tom:
T'as l'air lubrique!Il sourit, appuyé sur ses coudes. Je ne lui demanderai jamais s'il pense la même chose que moi, en ce qui nous concerne, nous deux. Parce que je le sais.
Moi:
Et toi, tu es sublime. Tom:
A l'exception des poils sur mes jambes...Moi:
çA ne se voit pas. Et quand bien même... Je n'achève pas ma phrase et vais me mettre à genoux entre ses jambes, qu'il écarte avec un immense sourire pour me laisser la place. Il a viré ses chaussures et ses chaussettes depuis longtemps, il faut avouer que des chaussures de sport avec une robe comme celle là ça faisait bizarre, c'était aussi bien qu'il soit pieds nus. Pieds nus qu'il lève pour les poser contre mon torse, mon regard plonge entre ses genoux, il me dévoile monts et merveilles sous sa jupe... Pourquoi les robes et les jupes sont elles réservées aux femmes? Elles se réservent la meilleure arme en matière de sex appeal, les bougresses! Du calme Bill, du calme...
Je vois le boxer blanc de Tom tout tendu là dessous, et lui qui sourit comme un bienheureux...
Il triture le tissu de sa jupe et m'adresse son regard super- pervers n°3.
Tom:
Dis, Bill, tu as faim?Bien sûr que j'ai faim, très faim même, et pour commencer je vais me jeter sur cette grosse friandise qui s'offre à moi. Ce con se met à fredonner
Lollipop de 50 Cent et glousse parce que sa blague est super drôle, mais une fois que j'ai glissé ma tête entre ses cuisses et tiré sur son boxer comme j'aurais viré le papier d'emballage d'un bonbon, il ne glousse plus, j'ai même dans l'idée qu'il gémit mon prénom. En plein milieu, je m'accorde quelques secondes de répit histoire de faire monter la pression chez Tom (et il faut savoir doser parce que trop longtemps ça peut être douloureux), et cette andouille en profite pour rabattre le tissu de sa jupe sur ma tête.
Tom:
Et hop, caché!Il se croit très malin mais j'ai les moyens de le faire taire, même si j'admets que c'est plutôt agréable d'être là dessous. Et ça ne rate pas, il se met à se tortiller dans tous les sens en braillant que c'est trop bon. Il me reste assez de présence d'esprit pour retrousser sa jupe en catastrophe autour de sa taille pour éviter les taches au moment où il va jouir, je pense à ça mais pas à me reculer et schplaf! Je réceptionne sa semence en plein visage.
Ce qui ne me déplaît pas, d'ailleurs. Je laisse couler le sperme le long de mon visage et de mon cou, en faisant signe à Tom que je n'ai pas besoin de kleenex, et j'enlève mon T-shirt. Je suis à genoux sur le lit, en train de déboutonner mon jean, quand un éclair de satin bleu et blanc comme une sucette psychédélique me bouscule et Tom me pousse jusqu'à ce que je tombe sur le dos, il se met à quatre pattes au dessus de moi, la joie dans ses yeux est tout ce que je demande à voir.
Tom:
Je veux être au dessus!Moi:
Ok. Il m'embrasse. On se met à deux pour finir de virer mon pantalon, toujours trop serrés pour tomber à mes pieds comme les baggys.
Et c'est là qu'une réflexion philosophique me prend. C'est pas le moment mais j'ai envie.
Moi:
Tu sais, Tom...Tom:
Mmmh.Moi:
Les tribus africaines ou dans la forêt amazonienne... Tu sais, qui vivent pratiquement à poil et on dit que c'est des primitifs parce qu'ils ne savent pas se tuer avec une bombe nucléaire...Tom:
Mmmh?Moi:
En fait, je crois qu'ils ont tout compris à la vie, bien plus que nous... Ils perdent pas de temps à se désaper, eux. La plupart du temps ils ont juste un pagne, alors quand ils ont envie, ils...Tom:
Dis, monsieur l'ethnologue, t'as l'intention de me baiser ou de me faire une conférence?Moi:
Quoi, t'es pas d'accord?Tom:
Tu veux aller vivre en Amazonie?Moi:
Non, je voudrais juste que tu reconnaisses que sur certains points les primitifs sont mieux que nous. Tom:
Je reconnais. Je ne dis rien, je lui souris pendant qu'il se place au dessus de moi. Il a une main appuyée sur la poitrine, l'autre tient fermement mon sexe qu'il caresse tout en le dirigeant vers son intimité. Je ne peux pratiquement pas l'aider, la main qu'il a posée sur ma poitrine me cloue au matelas, je peux juste poser mes mains sur ses hanches et m'y cramponner.
Il me caresse encore un peu et soudain nous atteignons cet instant magique où nos deux corps s'emmêlent. Et ce subtil mélange de plaisir et de peur, d'angoisse et de volupté...
Tom:
AAaah!Moi:
ça va? t'as mal?Tom:
N- n- nan... ç- ça va aller...Moi:
Attends, relève toi un peu ,je glisse mes mains sous ses fesses pour le soulever un peu,
ne t'enfonce pas tout de suite comme ça... Tom:
Mmmh... Oh... Bill...Moi,
le tenant toujours surelevé:
ça va mieux comme ça?Tom:
Oui... c'est... C'est parfait. Mmmh... Là je me sens complètement nul, pourquoi est-ce que j'ai pas pensé au lubrifiant, on est pas des machines, c'est pas parce qu'on a très très envie l'un de l'autre qu'on a pas besoin d'un peu d'aide.
Tout à coup je sens comme un pincement au téton.
Tom:
Arrête de culpabiliser, je m'en fous d'avoir un peu mal.Moi:
Je...Tom:
Shhh...Je soulève délicatement mon bassin pour m'enfoncer en lui un tout petit peu plus. Il se crispe, mais je libère une main et lui caresse doucement la verge. Il se détend, je m'enfonce encore un peu plus, me retire juste après, mais très vite, c'est lui qui s'embroche sur ma verge en enfonçant ses ongles dans ma poitrine. Puis il se penche vers moi et m'embrasse goûlument en tenant ma tête entre ses mains, les miennes sont dans son dos, sur le satin de sa robe qu'il n'a toujours pas quittée mais que je froisse sans réfléchir.
Tom:
Mords moi. Moi:
Mais tu vas avoir une marque!Tom:
S'il te plaît...Alors j'obéis, je ne contrôle plus grand chose de toute façon, il accélère nos va et vient et m'offre son épaule, son cou, j'y mords à pleine dents, comme un chien, et ça étouffe mon cri quand j'atteinds l'orgasme.
Des petites étoiles toutes mignonnes dansent devant mes yeux, je sens un poids sur ma poitrine, c'est Tom, il s'est laissé tomber et je crois même qu'il s'est endormi, c'est très bien, qu'il dorme...
Je pourrais rester comme ça la nuit entière.
Si j'avais le moindre souvenir de l'heure qu'il était avant qu'on entre dans cette chambre.
Fin POV BillTandis que Bill et Tom se livrent à leur lot quotidien de perversités, Un drame se noue dans la chambre de Georg et Gustav. Juste avant, ils avaient bien ri quand Allen avait menacé de balancer un seau d'eau sur Friedrich s'il n'arrêtait pas de mater Mlle Hagen comme un pervers. Friedrich avait répondu que lui, au moins, contrairement à Cole, il ne prenait pas de photos.
Cole:
Mais c'est pour envoyer à Hannah! Pour qu'elle voie, un peu, ce qu'elle va porter. Friedrich:
C'est ça, ouais. Allen:
Ecoute mon vieux, je te dis pas ça pour te vexer, mais t'es mon pote et je n'aime pas quand tu te couvres de ridicule. Hans:
C'est mignon... Si vous faites des petits, vous m'en gardez un...Friedrich:
Toi si tu meurs, tu me préviens, j'inviterais des copains!Gloria:
Allez, zen mes lapins! ça vous sert à quoi de vous friter en permanence?Friedrich:
Je sais pas mais pitié, allez mettre un pantalon. Gloria:
Autant vous y faire, on sera plusieurs habillée comme ça pour le mariage des G's. Friedrich:
Je sais, j'ai déjà prévu un pantalon large et plusieurs boîtes de mouchoirs. Gloria:
Vous êtes vraiment un gros malpoli. Pensez à votre grand maman en monokini, je sais pas, moi!Friedrich:
Eurg...Gloria:
Vous savez, ma première année d'enseignement, je l'ai passée sous les tropiques, avant de retourner à Berlin donner des cours dans les prisons et dans les hôpitaux. J'ai eu des classes de lycée, des gamines qui avaient entre 15 et 18 ans, de vrais amours qui étaient souvent court- vêtues en raison de la chaleur! Eh ben j'ai pris sur moi. Et total, jamais un impair. Même Jennifer, des Fallen Angels, que j'ai eue dans ma classe, ne s'est doutée de rien. Elle ne l'a appris que bien plus tard, en venant s'installer en Allemagne avec Dreux. Ceci pour vous dire, Friedrich, qu'on est pas chez les bonobos, et qu'un peu de retenue ça fait de mal à personne. Friedrich était pour lui répondre qu'elle pourrait retenir un peu ses nichons, mais c'était sa prof et il n'avait pas envie de la vexer.
Ensuite de quoi Allen proposa un foot qui entraîna la plupart des garçons dehors, sauf les G's qui rentrèrent dans leur chambre, et Bill et Tom qui n'étaient pas encore sortis de la leur.
Dans leur chambre, Gustav et Georg s'enlacèrent. Dans quinze jours, ils seraient mariés! C'était trop beau. Gustav, prit d'un furieux besoin d'affection, plaça d'autorité ses mains sur les fesses de Georg. Mais ledit Georg prit aussitôt un air mi- coincé mi- gêné et Gustav, avec sa compétance naturelle à flipper pour rien, sentit que son monde allait bientôt s'écrouler.
Georg:
Gustav je dois te parler d'un truc...Gustav,
mort de trouille:
QUOI??????Georg:
Mais enfin, flippe pas, c'est pas la fin du monde que je veux t'annoncer. Gustav, très rassuré, émit des hypothèses dans sa tête sur ce dont il pouvait s'agir:
*ça y est il a changé d'avis il ne m'aime plus ou alors il ne veut plus se marier avec moi ça revient au même ça veut dire qu'il ne m'aime plus c'était trop beau je le savais je le savais je le savais je le savais je le sav...*
Georg:
Tu trouverais pas ça hyper romantique si on s'abstenait de faire l'amour jusqu'à notre mariage?*ah ben si je m'y attendais à celle là*
Gustav:
Mais qu'est-ce que c'est que cette idée de con?Georg,
vexé:
La mienne. Merci. Gustav:
C'est pas ce que j'ai voulu dire. Mais ça fait un choc, quoi. Georg:
Allez, ça va être drôle! On appréciera encore plus la nuit de noces! Gustav:
Ecoute Georg, je ne sais pas comment ça se passe de ton côté, mais moi, quand je fais l'amour avec toi, j'y vais à fond, sans retenue, je donne tout ce que j'ai, je suis à mon maximum à chaque fois, comme si c'était la première fois, comme si j'avais pas fait l'amour depuis des siècles, alors je ne vois pas ce que deux semaines d'abstinence vont changer. Georg:
Mais c'était pour pimenter le truc, enfin, Gustav, moi aussi je me donne à fond quand on baise...Gustav:
Alors d'une, je ne baise pas, je fais l'amour, moi, monsieur, et de deux, j'ignorais que tu avais besoin de "piment" dans notre vie sexuelle!Georg,
sentant qu'il a fait la boulette de l'année:
Gustav, voyons, arrête de te vexer comme une grosse dinde... Euh non, c'est pas du tout ce que je voulais dire, Gustav, mais où tu vas???Gustav:
Faire un tour. La grosse dinde n'en peut plus d'être rudoyée par un crétin qui va probablement lui annoncer qu'il va la fourrer avec des gousses d'ail pour que leurs ébats soient plus funky!A cette image, Georg ne peut s'empêcher de pouffer. Ce qui achève de mettre Gustav en rogne. Il attrappe ce qui lui passe sous la main - le dictionnaire d'allemand - que Georg esquive de justesse. Là, Georg se fâche aussi. Pour une fois qu'il avait une envie un peu romantique, pour une fois qu'il ne prenait pas mille précautions pour ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes enfin surtout celle de Gustav, merde à la fin.
Georg:
C'est ça, va te promener! Tu laisseras tes gamineries au placard en rentrant!Gustav:
Va chier!Et bang la porte. Georg se pince le nez. Tout ça parce qu'ils sont tous les deux sur les nerfs, à cause de toute cette tension accumulée ces derniers jours, à cause de toutes ces démarches qui n'aboutissaient pas... Georg se sentit tout à coup complètement vide. Mais qu'est-ce qu'il pouvait être con. Enfin, il avait gagné, Gustav ne le toucherait plus avant un bon bout de temps. Peut-être même qu'il ne le toucherait plus jamais et que pour le mariage, ils n'auraient plus qu'à tout annuler. C'était plus que probable, connaissant l'oiseau.
Georg en aurait chialé. Brusquement, il se sentit pris de nausées et se rua en catastrophe dans les toilettes pour vomir.
C'était vraiment bien joué.
Lorsqu'il se releva, encore un peu plus dégoûté de lui même, il vit Bill et Tom, dans la chambre, qui le regardaient d'un air tout malheureux. Tom dans sa robe et Bill qui avait remis son T-shirt à l'envers. Ils empestaient le foutre.
Tom:
ça va Georg?Georg:
A ton avis?Bill:
Gustav est passé nous dire de rester un moment avec toi. Georg:
C'est vrai?*Mais alors il m'aime toujours?*
Tom:
Plus exactement, il a ouvert la porte sans frapper, nous a hurlé "occupez vous de Georg", puis est reparti en fracassant la porte. Ensuite, on a entendu un bruit bizarre et quand on est sorti nous aussi, on a vu Hans qui se tenait le nez en couinant que Gustav était un vrai barbare. Georg eut à peine un demi sourire.
Il avait l'air tellement triste que Tom lui épargna ses blagues habituelles et Bill vint le prendre par les épaules pour l'asseoir sur le lit, entre eux deux.
Tom:
Qu'est-ce qui s'est passé?Georg:
Tu veux la version courte? Je suis le dernier des cons. Bill:
Bon, la version longue alors. Georg leur raconta succintement ce qui venait de se produire.
Bill:
Tu l'as traité de "grosse dinde"? Mais t'es marteau?Georg:
Je l'ai pas traité de grosse dinde, j'ai dit, comme une grosse dinde... Oh et puis c'est vrai après tout, j'ai aucune excuse. Je suis un lamentable boulet. Tom:
Oui, ça, c'est sûr...Bill:
TOM! T'as pas honte?Georg:
Nan mais il a pas tort en fait... Tom:
Mais non, je plaisantais... Ecoute, Gustav te connait, non? Même s'il prend trop facilement la mouche, même s'il est furieux pour le moment tu sais très bien que ça ne va pas durer. Georg:
Mouais, c'toi qu'il l'dit. Finalement, à force de se montrer tout gentils et tout mignons, Bill et Tom finirent par lui remonter à peu près le moral.
Mais lorsqu'ils s'aperçurent que l'après midi avait filé, et qu'il était l'heure de dîner, Georg, à la seule idée de devoir descendre au réfectoire pour manger, sentit son moral retomber comme un soufflé. Gustav avait des relations particulières avec la bouffe, et aimer Gustav, c'était aimer manger aussi. C'était aimer toutes ses petites habitudes, même ses allergies alimentaires.
Georg:
Allez y sans moi, j'ai pas faim. Tom:
Oh, te laisse pas aller comme ça! Je suis persuadé que Gustav t'attend en bas. Il doit même se demander ce que tu fous. Finalement Georg se laissa convaincre, surtout parce que Bill et Tom le tiraient chacun par un bras.
Mais arrivés au réfectoire, pas de Gustav. Georg semblait rapetisser à mesure.
Georg:
Ok, j'ai mon compte, là. Je vais me coucher mais avant, je vais marquer sur mon calendrier aujourd'hui comme le jour où j'ai gâché ma vie et celle de mon mec. "Et sans faire attention aux jumeaux qui essayaient de le retenir, il retourna dans sa chambre. Il avait un cafard monstrueux, surtout parce qu'il aurait voulu s'expliquer avec Gustav calmement, plutôt que de s'énerver comme un con et de bloquer définitivement la situation.
Mais c'était foutu, Gustav s'était barré, sans rien dire à personne en plus, et sans ses affaires, ce qui signifiait qu'il allait se les geler...
Georg se redressa d'un bond dans son lit. Partir sans ses affaires, ça veut aussi dire qu'on va revenir! Il bondit sur l'armoire et la fouilla intégralement, il ne manquait rien, à part les vêtements que Gustav portait en partant. Il retourna à son lit à demi rassuré mais en se rallongeant il se tordit de nouveau d'angoisse: et si Gustav avait un accident? ça arrive, on réfléchit, on cogite, on ne voit plus le monde autour de soi, et pan, la réalité vous arrive en pleine gueule, tout le monde n'a pas le réflexe de se coucher sur l'asphalte en laissant passer le bus au dessus de sa tête, tout le monde ne s'appelle pas Mlle Hagen.
Georg bondit sur son téléphone portable mais il entendit la sonnerie presque aussitôt. Gustav avait laissé son portable dans la chambre. Georg se rallongea, encore plus déprimé qu'avant.
Il n'y avait plus qu'à attendre. La plus horrible des tortures.
Quelques longues minutes plus tard, Georg entendit frapper à la porte. Mais il n'était pas d'humeur. Vraiment pas. Il ne répondit d'abord pas en espérant que derrière, on n'insisterait pas mais on insistait.
Georg:
Si vous n'êtes pas Gustav, cassez vous! finit-il par hurler à la porte en rabattant son oreiller sur son visage.
La porte s'ouvrit.
...
J'ai pris ça pour un "oui".
Georg resta quelques secondes avant de comprendre. Il était d'autant plus stupéfait que Gustav portait un immense imperméable à capuche qui le couvrait tout entier.
Georg:
Gustav? Mais qu'...Gustav:
Shhhh. Musique!Et sans un mot, il alla bidouiller le lecteur CD.
Quelques notes de basse, très jazzy.
Never know how much I love you,
never know I much I care
when you put your arms around me
I got a fever that's so hard to bear
Lentement, Gustav retira son imperméable, en se dandinant. Georg n'en crut pas ses yeux. Sous la capuche, Gustav portait un serre tête avec des oreilles de lapin.
you give me fever
when you kiss me
fever when you hold me tight
Fever
In the morning
Fever all through the night
Gustav fit rouler l'imper sur ses épaules, révélant à Georg qu'il était torse nu là dessous, et au moment où la sublime voix de Natalie Cole remplaça celle de Ray Charles, laissa complètement tomber l'imper et se retourna pour être face à Georg.
Sun lights up the day time
moon lights up the night
I light up when you call my name
and you know i'm gonna treat you right
Son seul vêtement, à l'exception des chaussons en fourrure blanche, était un boxer de latex blanc qui lui moulait les fesses à souhait avec... un pompon en forme de queue de lapin???
Georg n'avait toujours pas retrouvé l'usage de la parole mais il sentait son pouls s'accélérer. Encore plus bandant que les mannequins de Play Boy, il était, Gustav.
Everybodies got the fever
That is somethin you all know
Fever is'nt such a new thing
Fever start long ago
Romeo love Juliet
Juliet she felt the same
When he put his arms around her
He said Julie baby your my flame
Surtout que Gustav, si complexé d'habitude, se prenait au jeu, se dandinait, dansait sur la chaise de bureau, encore plus lascif et sensuel qu'une stripteaseuse professionnelle, faisait jouer ses muscles et sublimait ses rondeurs en se déhanchant. Il se rapprochait peu à peu de Georg, qui s'était assis sur le lit pour mieux profiter du spectacle. A la fin de la chanson, Gustav se débrouilla pour atterrir sur les genoux de Georg.
Georg referma les bras autour de la taille de Gustav. Et le regarda avec des yeux agrandis par la surprise.
Et puis, pile en même temps, ils dirent "je suis désolé", et l'avoir dit en même temps les fit exploser de rire, mettant définitivement fin à toute forme de tension entre eux.
Gustav:
J'aurais pas dû m'énerver comme ça.Georg:
J'aurais pas dû être aussi lourd. Puis, pour clore l'incident et passer à autre chose, Georg passa la main sur le petit short en latex de Gustav, et aussi sur le pompon en fourrure blanche.
Georg:
Où tu as dégoté cette tenue?Gustav:
Dans un magasin spécialisé. Georg:
Spécialisé en quoi?Gustav:
En piment pour le couple. Georg sourit en appuyant son visage contre l'épaule de Gustav.
Georg:
J'aurais dû me souvenir de ce que tu avais souffert à cause d'un voeu de chasteté avant de te proposer ça. Gustav:
Après tout, c'est à partir de là qu'on s'est rapprochés, toi et moi, j'aurais dû me souvenir de ça, moi aussi... Et de ce que tu pouvais être très romantique sous tes airs de nounours. Georg:
En tout cas depuis ton arrivée en lapin, mon romantisme il est retournée à la niche. Gustav se prit alors à caresser perversement le sexe de Georg par dessus son pantalon.
Gustav:
C'est vrai? Parce que je peux être un petit lapin chaste si tu préfères. Georg:
Oh... Mmmh... Non, finalement je préfère pas. Gustav:
Un petit lapin pervers alors?Georg:
OH OUI !!! Euh... Excuse moi d'avoir parlé fort, mais tu me troubles, avec ta main, là. Gustav:
Ah bon? Oh...Gustav continua de le chauffer innocemment, et que je te titille le bas des reins, et que je t'effleure le membre, et que je plante ma langue à la base de ton cou pour remonter vers ton oreille...
Jusqu'a ce que Georg rentre dans le jeu et glisse sa main entre les cuisses de Gustav. Il ne se contenta pas de caresser, il se mit carrément à pétrir la chair blonde et souple qui s'offrait à lui, d'une main, l'autre le tenait par la taille et le maintenait sur ses genoux. Autant par amour que par peur qu'il ne s'en aille. Georg sentit le souffle de Gustav s'accéléré contre sa peau, lui même n'allait pas pouvoir se retenir bien longtemps.
Georg:
Gustav, je...Gustav:
Oui?Georg:
Je...Gustav:
Allez, dis le...Georg:
J'ai envie de toi...Georg baissa la tête. Il ne tenait pas longtemps ses propres résolutions. Gustav était en droit de le lui faire remarquer, mais il ne le fit pas. Gustav se contenta de glisser les doigts sous le menton de Georg pour lui faire relever la tête.
Gustav:
Pourquoi tu as l'air gêné d'avoir envie de moi?Georg:
C'est de reconnaître que je ne peux pas me passer de toi, de faire l'amour avec toi qui me gêne. Gustav ne répondit pas tout de suite, il caressa les cheveux de Georg.
Gustav,
quelques secondes plus tard:
Parce que tu crois que moi, je peux m'en passer?Il regarda de nouveau Georg droit dans les yeux. L'instant d'après, ils roulaient sur le lit, tout excités. L'appel de la chair était plus fort que tout. A moins que ça n'ait jamais rien été d'autre que de l'amour.
Georg:
Dis, ça t'ennuie de garder tes oreilles de lapin pendant qu'on le fait?_______________________________________
Mes ptits loups
va se passer un moment avant que je rappelle quelqu'un "mon lapin" moiC'est pas que je n'ai pas eu envie d'écrire pendant ses vacances, au contraire. Seulement, entre ma mère, les copines, la visite obligée à ma grand mère...
Je vous fais le tableau, la veille d'arriver chez ma grand mère j'ai passé la soirée avec ma plus que pote allemande, on a bu, dansé, et autres conneries moins avouables, bref, on a arrêté de boire vers 5- 6 heures du mat et moi j'avais mon train à 10 heures, je vous raconte pas dans quel état je suis arrivée. Surtout que ma grand mère c'est le style ultra catholique, hyper stricte et l'homosexualité elle sait pas ce que c'est, autant vous dire que j'étais pas vraiment dans mon élément.
Enfin bon. J'en suis revenue, c'est l'essentiel vous me direz.
Et voilà, là je profite un peu des derniers jours de vacances, j'ai pas envie de retourner en cours, le truc de dingue.
Sinon.
L'idée de déguiser Gustav en lapin ne m'est pas venue toute seule. Il a fallu l'intervention de
cette charmante perverse pour me le suggérer, et comme l'idée m'a plu, je l'ai fait.
Et comme elle vient de me le faire remarquer à l'instant, il y a une évolution dans ce chapitre, parce que j'avais pas envie d'écrire toujours la même chose dans les lemons, j'en ai relu quelques uns et des fois que je me répète carrément, donc, là, j'ai voulu changé.
Mais c'est hyper dur de se renouveler quand on parle de sexe. Philippe Djian, mon écrivain préféré, a dit une fois qu'à essayer de se lancer dans la pornographie on peut très vite se casser la gueule. Ben voyez vous, je vois très bien ce qu'il veut dire par là. Pour ne pas dire que je le vis en direct.
Et aussi, si vous voulez vous inscrire sur un nouvel annuaire, j'ai subi des pressions terribles
je déconne j'étais consentante pour vous parler de celui ci:
un répertoire de fanfictions plus communément appelé "le répertoire à Mymy"Bisous!